Comment l’association Galaxy Mad dynamise la vie culturelle grâce au numérique

Le saviez-vous ? Le numérique peut être un outil très utile pour développer des projets culturels et artistiques. L’association grenobloise, Galaxy Mad, le prouve tous les jours avec un projet qui a pour ambition de créer du lien entre les acteurs culturels associatifs de la ville de Grenoble et d’offrir plus de visibilité à leurs événements. Kevin, fondateur de cette association nous a expliqué pourquoi le numérique était un outil  efficace pour la réalisation de son projet.

 

Quelle est l’histoire de ton asso ?

L’asso Galaxy Mad a été créée en 2013 pour monter des événements culturels, des concerts plus précisément. Au fur et à mesure des concerts, nous avons rencontré du monde du secteur associatif culturel de Grenoble. Ça nous a permis de nous rendre compte des besoins spécifiques de ce type de projets. C’est à partir de là que nous avons fait évoluer notre projet vers une plateforme numérique.

 

Pourquoi avez-vous choisi de créer une plateforme numérique pour votre projet ?

Nous sommes partis du constat qu’il y a de nombreuses associations à Grenoble et qu’elles ont peu de contact entre elles. La visibilité de leurs initiatives peut en pâtir. Nous avions donc besoin d’une plateforme malléable qui facilite le partage d’informations utiles pour les associations culturelles. Une plateforme numérique était donc idéale car elle permet de mieux suivre le rythme des assos où le mouvement des personnes et les événements y sont nombreux.

 

Qu’est-ce que ce projet concrètement ?

C’est une ressourcerie numérique qui vise à faciliter la création d’événements artistiques et culturels. On y trouvera tout pour créer son événement sur Grenoble. C’est également un annuaire où chaque association administratrice pourra mettre à jour des données de présentations. Cela maintiendra les données à jour et impliquera une mutualisation des efforts et des informations. En parallèle, toujours sur cette plateforme, nous faisons la promotion d’artistes locaux et des logiciels libres*. (NDRL : un logiciel libre est un logiciel qui peut être utilisé, modifié et redistribué sans restriction par la personne à qui il a été distribué)

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Une des nouvelles mascottes de Galaxy Mad

Finalement, avec votre projet vous vous êtes intéressés de plus en plus aux questions de l’utilisation du numérique ?

Nous avons des avis assez différents au sein de l’équipe. Moi, je suis un vrai geek donc j’aime mettre l’intérêt du libre dans le numérique en avant, d’autres sont plus axés sur la culture donc ils privilégient la création d’événements par exemple. Je pense que c’est bien que ces deux aspects soient représentés dans notre équipe, cela permet l’équilibre.

 

Quels freins avez-vous rencontré dans l’élaboration de votre projet ?

Les coûts car nous avions besoin de compétences en informatique importantes pour réaliser la plateforme que nous avions en tête au départ. Pour contourner ce problème nous avons décidé de créer notre plateforme pas à pas sous forme de modules très simple. Ainsi, au fur et à mesure nous arriverons à bâtir une plateforme optimale.

 

Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Je viens de trouver un prototype de moteur de recherches d’associations et d’activités. C’est une première étape qui permettra de mettre en valeur le tissu associatif de la ville. L’idée est de réunir plusieurs têtes de réseau pour donner de la visibilité à un maximum d’assos. Par la suite, nous ferons le lien entre plusieurs agendas afin que le moteur de recherches en soit nourri automatiquement. Le but final est de créer des tunnels entre les initiatives locales pour que tout le monde, partout puisse accéder à une nouvelle information publiée. De cette manière, une bonne idée pourra être révéler facilement.

 

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Une des nouvelles mascottes de Galaxy Mad

Comment réagissent les assos face à ce projet numérique ?

Depuis le début, je n’ai pas de retour négatif spécifique. Certaines personnes ont eu peur de cet outil, pensant qu’il valait mieux rester sur un format de réunion physique. De mon côté, je pense que ce n’est pas incompatible et que nous avons besoin des deux.

 

Quel lien fais-tu entre le numérique et la culture ?

Un outil numérique est en soi toujours utile. Tout dépend de comment on l’utilise, si on fait du 100% numérique ce n’est pas forcément optimal mais 50/50 c’est bien. Pour moi, le numérique doit permettre de créer des connexions, tout comme la culture, c’est ce qu’ils ont en commun. Le numérique permet de créer un maillage, des rencontres, c’est pour ça qu’il y a des ponts à faire avec le libre. Autant centraliser l’information au maximum, c’est tellement pratique.

 

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