lundi 29 septembre 2008.
Le 10 septembre dernier, Luc Ferry remettait son rapport sur le service civique au Président de la République. Quel avenir pour le dispositif actuel ? Quelles sont les conclusions de Luc Ferry sur ce projet de service civique ? Retour sur un sujet qui fait débat...

Automne 2005 : les émeutes embrasent les banlieues. Pour responsabiliser les jeunes, le Président Chirac propose le dispositif le service civil volontaire. Après moins d’un an et demi de fonctionnement effectif, alors que les associations et collectivités ont à peine eu le temps de se saisir de ce nouvel outil, le service civil volontaire est critiqué et menacé de suppression début 2007. Sont évoqués son coût et le "manque d’intérêt" des jeunes et structures d’accueil à son encontre. Tollé parmi les associations, parmi lesquelles Animafac, qui alertent l’opinion et mobilisent sur la question.
En avril 2008, le Président Nicolas Sarkozy confie alors à Luc Ferry une mission sur le thème du service civique. Depuis la fin du service militaire en 1996, l’idée d’un service civique ressurgit ainsi régulièrement dans le débat public. On compte à ce jour une douzaine de propositions de lois, qui inspire autant la droite que la gauche ! Mais même parmi ceux qui défendent l’idée d’un service civique, deux écoles se distinguent : certains sont partisans d’un service obligatoire, creuset républicain, garant de repères et réponse à la crise des autorités ; d’autres préconisent un service volontaire, faisant la promotion de l’engagement, de l’altruisme et du désintéressement, véritable outil de participation civique.
Le 10 septembre, Luc Ferry, actuel Président du Conseil d’analyse de la société, remettait sa copie au Président de la République. Animafac s’est penché sur les propositions de ce rapport.
Luc Ferry prône
un service civique volontaire et s’inspire d’exemples européens
La voix du collectif associatif : soyons vigilants !
Animafac reste mobilisé pour le service civil volontaire