Trois cents kilomètres pour une longue marche à travers le Sénégal, dans le but de lutter contre le paludisme et le sida. C’est le projet « 300 km contre le Ndiambogne », qui a lieu tous les ans depuis 3 ans sur un circuit différent chaque année. A son origine, 3 associations complémentaires.

Passant par plusieurs villages, le but de cette marche est de mobiliser les populations à la prévention du Sida et du paludisme. Des animations sont organisées dans chaque village : échange sportif, rugby, lutte sénégalaise (photo), et veillées de prévention santé. Elles permettent de sensibiliser les jeunes en particulier, et de leur parler de santé de façon festive. L’enjeu est ainsi, à travers cet échange culturel, de donner une place à ces derniers par rapport aux aînés, souvent conservateurs vis-à-vis des méthodes de protection face aux MST, et de faire évoluer les mentalités.

Comités. L’idée des organisateurs, au-delà de l’évènement circonscrit à l’été, est que la marche débouche sur un réseau d’acteurs de prévention. Suite aux animations sportives et aux veillées santé dans chaque village, un comité de 4-5 personnes (médecin du village, sage-femmes…) est réuni. Ses membres sont alors formés pour continuer la prévention une fois que l’équipe de marcheurs est partie.
A plus long terme, le but est alors de travailler avec les communautés sur le fond : il s’agit de leur trouver des partenaires au Sénégal et en France, puis de constituer un réseau de ces comités.

Cette initiative est le résultat d’une collaboration entre 3 acteurs qui se partagent les rôles :

l’association Sankana, d’étudiants en médecine et sciences humaines, met en particulier en place les veilllées de prévention santé, les formations. Elle vise à sensibiliser les populations françaises comme étrangères à des thèmes comme l’hygiène, l’environnement, et cherche à favoriser les échanges Nord-Sud.

l’association Altern’active, de jeunes travailleurs et de développement local, prépare les évènements sportifs : la marche, les moments de lutte sénégalaise et de rugby dans les villages… Festive et dynamique, elle vise l’épanouissement de l’individu et la création de liens sociaux par le biais du sport, du jeu, de la musique et du voyage.

– l‘ONG sénégalaise Agriculteurs Sénégalais et Développement International (ASDI) assure le suivi sur place. Elle est composée de leaders paysans, d’intellectuels, de techniciens, d’hommes et de femmes qui ont décidé de s’associer librement pour mettre en commun leurs visions, ambitions et ressources en vue de participer au développement économique et social du Sénégal.

L’intiative vous a séduits ? Les associations cherchent 20 bénévoles pour l’année prochaine. Préparez vos mollets pour 300 km d’échanges et de prévention.

Altern’active
161 rue St Maur
75011 Paris
www.alternactive.org

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