Association artistique et bande d’étudiants passionnés, La Sôzoup organise depuis 4 ans un festival pluridisciplinaire de premier ordre : Artéfada. David Seignobos, l’un de ses dirigeants, nous en dit plus sur le sens de sa démarche ainsi que le rôle du monde associatif étudiant dans la vie culturelle de Marseille et la manifestation « Marseille-Provence 2013, Capitale Européenne de la Culture ».

 

Quelques mots sur la démarche de La Sôzoup ?

 

La Sôzoup une asso qui a été créée par des étudiants d’art d’Aix-Marseille. Nous sommes partis du constat que nos cours théoriques de mise en oeuvre de projets culturels n’étaient pas accompagnés d’ateliers pratiques. L’idée était justement de mettre notre cursus en pratique, d’aller plus loin que les perspectives offertes par un stage. Nous voulions mettre en place nos propres projets au travers d’une association. Et petit à petit est venue l’idée d’un festival mêlant des artistes pro et amateurs. Nous en sommes à la 4ème édition d’Artéfada et il commence à prendre de l’ampleur, à s’enraciner sur le territoire, à trouver son public.

 

Quel regard portes-tu sur la manifestation « Marseille-Provence 2013, Capitale Européenne de la Culture » et l’implication des associations étudiantes ?

 

En tant que responsable associatif, je trouve dommage que les organisateurs de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture, aient écarté les associations étudiantes du projet. Nous en sommes les grands oubliés. Nous n’avons jamais été sollicités par l’organisation. C’est notamment une question de temporalité. Chaque année, les assos se renouvellent. Et tandis que les organisateurs de la manifestation demandaient des projets sur 3 ans, nous, de notre côté, nous ne mettons nos projets en place qu’en septembre pour les réaliser durant l’année universitaire. Nous aurions été incapables de proposer des choses sur une période de trois ans.

 

Mais nous sommes arrivés à contourner ça. Nous ne sommes certes pas partenaires de l’organisation officielle, mais nous avons noué d’autres partenariats avec le off de Marseille 2013 ou encore le programme « Jeunesse en action » de l’Union Européenne et proposons une version d’Artéfada un peu plus ambitieuse que les autres années. Malgré les difficultés et les questions d’incompatibilité, nous parvenons à prouver que les associations étudiantes ont tout à fait leur place au sein de la programmation d’un tel événement.

 

Quel peut être le rôle des associations étudiantes dans la vie culturelle marseillaise ?

 

Lorsque l’on parle de villes universitaires, Marseille n’est pas le premier nom qui vient à l’esprit. Mais lorsque l’on observe les 70000 étudiants et les 120 associations de l’université Aix-Marseille, on se rend compte qu’il s’agit tout de même d’un territoire étudiant d’importance. C’est justement à nous, les associatifs étudiants, de prouver que nous sommes là et que nous avons un rôle à jouer dans la cité. Et c’est précisément notre souhait avec Artéfada. Nous essayons de nouer des partenariats avec d’autres structures locales et de valoriser leurs projets. L’édition 2013 sera ainsi organisée avec 10 autres associations. Plus largement, les associations étudiantes apportent autre chose que les programmes institutionnels. Nous travaillons dans des lieux incongrus, décalés. Nous sommes étudiants et nous nous engageons pleinement sur la voie de l’expérimentation. Nous sommes là pour surprendre. Aussi bien sur le lieu que sur l’objet de nos actions.

 

Un message à adresser au public ?

 

Que les gens acceptent de s’ouvrir aux formes artistiques les plus variées. Ouvrez vos yeux et vos oreilles, vos esprits. Pas d’a priori. Restez curieux !  

 

Intéressés par les activités de La Sôzoup et le festival Artéfada ? Rendez-vous sur le site de l’association.

 

Par ailleurs, la quatrième édition d’Artéfada se déroulera à Marseille du 22 au 26 mai prochain et questionnera les thématiques de l’errance et du rapport à l’autre !

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