Ce week-end, 40 graffeurs se sont emparés de l’université Lille 1 !

Ce 27 septembre, Art’n’Bass organisait la seconde édition du Wall Of Creepy Scientist sur le campus de Lille 1. Le temps d’une journée, ce sont quelques quarante graffeurs de la métropole lilloise qui sont venus exprimer leur art sur les palissades qui entourent l’ancienne bibliothèque universitaire.

Séduite par le résultat artistique de la première édition du 24 mai dernier, l’université a une nouvelle fois autorisé et encouragé cette initiative culturelle encadrée et initiée par Art’n’Bass, une association ayant comme but la promotion d’artistes locaux aux multiples facettes.

Toutes les couleurs de l’arc-en-ciel étaient représentées pour donner à voir aux étudiants, enseignants, personnels de Lille 1 une fresque éphémère qui semblerait devoir rester en place jusqu’à la fin 2015.

Du Dub et de la peinture fraiche

En fin de matinée sous un soleil voilé, une effervescence toute particulière se fait vite ressentir. Des sprays sont mis à disposition, des tonalités Dub réveillent les artistes ; chacun s’approprie son espace et commence les premiers traits de son œuvre sous le regard approbateur du public qui fait son arrivée peu à peu. Certains s’appuient sur des croquis préalablement dessinés, d’autres agissent sur le tas.

Toute la journée, les styles musicaux se succèdent, allant des ondes Dub à la techno de Vernon Sullivan. Une restauration est assurée par l’AMUL et peu à peu l’ambiance se déploie à mesure que les croquis prennent formes.

Étudiants et artistes créant ensemble

On recense un mélange des genres (lettrages ou personnalités) mais également une atmosphère totalement cosmopolite dans le public. Les fidèles aux activités d’Art’n’Bass et de la Maison des Étudiants (MDE) sont bien évidemment de la partie. Mais, étudiants, amis d’artistes et autres curieux ont également fait le déplacement. Étonnamment, on rencontre, toute la journée durant, quelques familles soucieuses d’éduquer leurs enfants au graffiti. C’est le cas de cette famille originaire de la région de Valenciennes, déjà présente à la première édition du 24 mai dernier. Les trois enfants âgés 4 à 7 ans, artistes en herbe, m’ont confié avoir déjà suivi des cours d’initiation (lettrages, remplissage).

Des artistes et spectateurs plus nombreux que lors de la première édition, une production artistique de qualité, une éducation au graffiti réussie : ce sont autant d’éléments qui donnent satisfaction à Art’n’Bass ainsi qu’à l’université.

Un outil d’expression durable pour les artistes

Du côté des artistes, tous ont manifesté leur enthousiasme envers cette action, qui leur a apporté un outil d’expression légal et durable ; ces endroits se faisant trop rares selon eux. L’artiste « Logick » était notamment satisfait de pouvoir se perfectionner avant de faire le grand pas et de se lancer très prochainement en tant qu’artiste indépendant (toiles réalisées à la bombe)

L’événement a été bien reçu par le service des initiatives culturelles qui constate qu’il est préférable d’accueillir des artistes produisant des œuvres plutôt que de voir se développer du vandalisme sur les palissades, lequel avait déjà commencé à être observé là où Art’N’Bass n’avait pas mené son action Wall Of Creepy Scientist.

Remerciements aux associations Art’N’Bass, AMUL (MDE) et CEAL ainsi qu’à tous les bénévoles pour leurs actions sur cet événement.

Nathan Willem, avec l’aide de Martial, volontaire Animafac à Lille

Soyons sociaux
Réagir c'est agir