Depuis 1994, l’Observatoire nationale de la vie étudiante (OVE) réalise une grande enquête nationale sur les conditions de vie des étudiants. Pour sa septième édition, 41 000 questionnaires, remplis entre le 18 mars et le 18 juin, ont été traités, constituant un échantillon représentatif de la population étudiante dans sa diversité.

 

Les premières tendances de cette nouvelle édition, présentées cette semaine, soulignent une continuité par rapport aux résultats de 2010. S’il y a des points d’alarme, ils s’inscrivent dans un paysage stable, marqué cependant par des discontinuités : de même qu’il y a des jeunesses, il y a des populations étudiantes.

 

Etudiants… et salariés

 

Sur le plan des conditions économiques et financières, seuls 43 % des étudiants estiment avoir assez d’argent pour couvrir leurs besoins mensuels, les boursiers et les étudiants qui travaillent étant ceux qui se déclarent le plus en difficultés. Alors que le budget étudiant mensuel moyen est de 681 €, la majeure partie des revenus des étudiants est assurée par une activité salarié, l’État n’arrivant qu’en troisième, après la famille. 46 % des étudiants travaillent pendant la période universitaire, cette activité n’étant la plupart du temps pas liée aux études et exercée principalement parce qu’elle est indispensable pour vivre. Si 20 % des étudiants estiment que cette activité a un impact négatif sur leurs études, les étudiants qui travaillent ont une moindre assiduité aux cours (18h par semaine en moyenne, contre 24 pour ceux qui ne travaillent pas).

 

Satisfaits de leurs études

 

Globalement les étudiants sont satisfaits de leurs études, à hauteur de 61 %, 69 % trouvant un grand intérêt dans leur formation, et 78 % étant entrés dans la filière de leur premier choix. Ils ne sont cependant que 12 % à se sentir intégré à la vie de leur établissement, un chiffre extrêmement faible, qui souligne l’importance du développement des campus comme lieu de vie.

 

S’estimant globalement en bonne santé, ils sont cependant 27 % a avoir déclaré renoncer à des soins, et à la question « Avez-vous ressenti du stress, de la déprime, de l’épuisement au cours des sept derniers jours », ils répondent positivement pour respectivement 53 %, 53 % et 39 % d’entre eux.

 

Et l’avenir ?

 

Quant à la perception de leur avenir, les étudiants français ne sont pas nécessairement les plus pessimistes. Un étudiant de master sur deux estime avoir de bonnes chances d’insertion. Si l’on observe un net recul par rapport à 2010, où 70 % estimait obtenir facilement un emploi à l’issue de leurs études, ce chiffre est cependant plus élevé à qu’à l’étranger, où il est de 38 %. Dans le même temps, alors que le master s’impose de plus en plus comme le diplôme de référence à obtenir, le diplôme n’est qu’à la troisième place des éléments garantissant la réussite, derrière les efforts personnels et le réseau. Au final, les étudiants estiment à 42,2 % que leur vie ne sera ni meilleure ni moins bonne que celle de leurs parents, tendance qui évolue selon le milieu social d’origine, puisque la moitié des étudiants enfants d’ouvriers et d’employés estiment que leur vie sera meilleure que celle de leurs parents, les enfants de cadre étant plus nombreux à être dans l’idée d’une stagnation.

 

 

 

Des résultats plus détaillés sont disponibles à cette adresse :

 

>> http://www.ove-national.education.fr/medias/_EXE-Brochure_Reperes_OVE_2013_DEF.pdf

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