A Strasbourg, l’ASEF soutient les étudiants précaires

Association solidaire et étudiante créée en 2011, l’ASEF s’engage aux côtés des étudiants strasbourgeois les plus précaires. Loin des schémas classiques, elle les invite à s’organiser pour développer eux-mêmes l’aide dont ils ont besoin. Un soutien en mode Do It Yourself…

Jeune structure basée à l’Université de Strasbourg, l’ASEF vient en aide aux étudiants précaires avec un principe simple : Tout est fait par et pour les étudiants. Concrètement, cela se traduit par la mise en place d’ateliers et de distributions de colis alimentaires. « C’est un véritable échange qui s’opère dans la mesure où chacun des participants, qu’il s’agisse des bénévoles ou des bénéficiaires, est étudiant à l’université », assure Karine Chomel, la présidente de l’association. Si le côté convivial est largement assuré, le procédé permet également de casser des barrières et l’image d’un jeune précaire. Elle précise d’ailleurs que « commencer sa vie avec une telle image de soi n’est pas évident. Ici, l’échange est beaucoup plus facile qu’aux Restos du coeur ou la Croix Rouge. Ici, les étudiants viennent vraiment sans crainte ».

De nombreux domaines couverts par l’ASEF

L’aide déployée par l’ASEF touche de nombreux domaines. Si son terrain de prédilection reste la confection et la distribution de colis alimentaires, elle propose également des ateliers culinaires « qui permettent aux bénéficiaires de découvrir des gestes simples, d’apprendre à cuisiner rapidement et sainement ». Elle propose également des ateliers de coiffure, des balades à vélo et toutes sortes d’activités ludiques. Pour Karine, le plus important est que « le vivre-ensemble et la convivialité sont au coeur de la démarche. Et lorsque l’on considère l’isolement chronique de certains étudiants, cet axe est encore plus crucial ».

Les jeunes face à la crise

A Strasbourg comme ailleurs, les étudiants ont été durement touchés par la crise financière. Baisse de revenus, situations professionnelle chaotique, les problèmes qu’ils rencontrent sont nombreux et renforcent leur précarité. Evoquant la situation de jeunes étudiants à plein temps, Karine affirme que « les plannings sont tout à fait incompatibles avec une recherche d’emploi. « Ce sont des jeunes qui étudient toute la journée pour décrocher un diplôme et qui, de ce fait, ne peuvent pas travailler pour subvenir à leurs besoins. Avec leurs 480 euros mensuels, ceux qui ont des bourses subsistent à peine. Il y a, dès le début, un déséquilibre et un problème », conclue-t-elle.

Pour en savoir plus sur les actions concrètes de l’association, son site dispose de tous les renseignements nécessaires. Et pour lui venir en aide, n’hésitez pas à contacter l’équipe de Karine Chomel.

N’hésitez pas à contacter l’équipe de Karine Chomel.

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