Une asso nantaise vous offre les trésors méconnus du cinéma

Association nantaise créée en 2006 par une poignée de passionnés, Accès au cinéma invisible se mobilise pour valoriser des trésors méconnus du 7ème art. Un engagement total au service de la culture et de la diffusion des savoirs.

Peu de place pour la variété

Chaque année, 550 longs-métrages sortent dans les salles françaises. Une myriade de blockbusters, de thrillers et de comédies à succès envahissent cycliquement nos écrans… laissant peu de place aux œuvres originales, parfois plus modestes, en un mot : différentes. Mais au-delà de l’éternel combat entre l’offre et la demande, la prédominance de certains types de films et, par extension, la quasi invisibilité des autres soulève une question fondamentale : la culture et la curiosité véhiculés par le média cinématographique. L’association Accès au cinéma invisible tente chaque jour de répondre à cette problématique en dénichant, traduisant et diffusant quelques trésors méconnus du 7ème art.

« Le plaisir de partager, d’échanger et de se cultiver »

Si son concept d’origine tournait autour de l’organisation de festivals, Accès au cinéma invisible propose des séances hebdomadaires durant lesquelles le grand public a l’occasion de découvrir ou redécouvrir quelques trésors cinématographiques. « Nous ne sommes pas là pour nous prendre la tête. Ce qui compte ici, c’est le plaisir de partager, d’échanger et de se cultiver », assure Alexis. Le but, ici, est bel et bien d’exhumer quelques chefs d’œuvre hors de portée, oubliés ou tout simplement jamais diffusés en France pour les partager au plus grand nombre. Il explique notamment que « durant ces séances, nous prenons le temps de parler du contexte et des circonstances de production ».

Une programmation très variée

Pour l’année 2013-2014, l’association a proposé une programmation variée… Très variée.  Parmi les films diffusés, Alexis retient notamment « La tente rouge » du soviétique Mikhail Kalatozov, un film italo-soviétique de 1969 avec Sean Connery et Claudia Cardinale (le tout servi par la musique d’Ennio Morricone) ; « Au beau milieu de l’hiver », de Kenneth Branagh et Dreed (version 2012 garantie 100% sans Sylvester Stallone). « Pour la diffusion d’Au beau milieu de l’hiver, la version sous-titrée n’existant pas nous avons été obligés de les refaire à l’oreille. Concernant Rencontre au bout du monde, un autre film que nous avons diffusé, il nous a fallu un an pour trouver les ayant droits et décrocher l’autorisation de diffusion. » Une détermination qui porte ses fruits puisque les films sont souvent projetés devant plusieurs centaines de personnes.

L’avenir de l’association, au-delà de Nantes

Si l’association propose d’ores et déjà des projections à Nantes et Angers, elle espère élargir son offre en s’investissant à St Nazaire et la Roche-sur-Yon. Pour les étudiants qui s’engagent à ses côtés, c’est l’assurance de découvrir un projet intéressant. « Nous leur proposons une formation complète sur la recherche d’infos, la recherche de droits et la culture cinématographique… sans parler des films diffusés », assure le président de la structure.

L’avis de la rédac’

 

 

Un film culte ? Un film qui vous colle à la peau et la mémoire ? Pour la rédaction, la décision ne fait pas un pli. Nous avons fait le tour de l’équipe et six grands monuments du cinéma tirent leur épingle du jeu.

  • Sombre histoire de collision entre un bateau et un glaçon un peu trop gros, Titanic est resté gravé dans la mémoire de Derek. (la B.O. de Céline Dion n’y est peut-être pas pour rien non plus).
  • Anaïs, quant à elle, privilégie « Génial, Mes parents divorcent », de Patrick Braoudé.
  • Grand romantique et fan absolu des cinéastes français, Julien plébiscite Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain, Paris vu par Jean-Pierre Jenet, les mélodies de Yann Tiersen, les croissants, les Trois Magots…
  • Un tantinet plus sérieuse, Blanca recommande Babel, une histoire de réactions en chaine autour d’un coup de feu dans le désert marocain. Le tout avec Brad Pitt.
  • Valentin ne jure que par The Big Lebowski. Un (grand) film réalisé par les Frères Coen en 1998. Un petit chef d’œuvre à découvrir d’urgence si vous êtes encore dans l’ignorance des fameuses répliques du Duc !
  • Enfin, votre serviteur va vous faire une offre que vous ne pourrez pas refuser. Foncez chez vous, dirigez-vous vers le canapé, armez-vous d’un paquet de chips (ou de tout aliment bio-équitable qui vous tombera sous la main) et savourez la trilogie clair-obscur du Parrain de Francis Ford Coppola. Une merveille en trois volets servie par une brochette de génies absolus (De Niro, Pacino, Brando…)

Pour tout savoir sur l’association et ses projections, découvrez son Tumblr.

Crédits photo : Oui, oui. C’est bien Will Ferrell qui posait à côté d’Alexandre Hervaud, journaliste au Mouv’ pour la projection de Anchorman 2

 

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