C’est dans les quartiers du vieux Paris, entre Châtelet et Bastille, que se situe le QG de Café Babel. Café Babel, pour le définir, est une plateforme journalistique participative d’opinion européenne. Résumée en quelques chiffres, elle représente 320 000 visiteurs uniques et 3700 articles traduits en 6 langues différentes, soit 21 pays d’Europe représentés en 2012. Rien que ça ! A la tête de ce média : Alexandre Heully, 33 ans ou « le dernier des mohicans » des pères fondateurs de Café Babel.

 

Son parcours jusqu’à Café Babel commence en l’an 2000. Alors âgé de 20 ans, il décide de partir étudier un an à l’étranger. Sa destination : Los Angeles. Une fois sur place, c’est un choc culturel : « Arrivé aux Etats-Unis, j’ai compris que j’étais européen. Je me suis pris une grande claque. A ce moment là, tout ton système de valeurs est remis en question. ». Idéaliste, il sert un temps l’ONG Food First à San Francisco avant de finalement revenir poursuivre ses études en Europe.

 

A son retour, Alexandre est « grandi intérieurement et intellectuellement » et décide de poursuivre ses études au cœur de la capitale européenne, Strasbourg. Comme on dit, les voyages forment la jeunesse : « Une fois de retour, j’avais envie de continuer l’aventure. »

 

Durant ses études à Science-po-Strasbourg, il fait la rencontre d’Adriano Farano et de Nicola Dell’Arciprete, deux jeunes italiens « un peu fous et enthousiastes venus faire leurs études en France via le programme Erasmus ». Il partage avec eux le même intérêt pour les questions européennes et le même idéal de vie, mais ce qui les rassemble surtout, c’est cette même insatisfaction quant à l’opinion que véhiculent les médias nationaux sur l’Europe.

 

Leur objectif est donc simple : créer une plateforme où des étudiants pourront venir échanger leur point de vue sur l’Europe. « Café Babel est le produit de la génération Erasmus, c’est de cette rencontre avec Adriano et Nicola qu’il est né ». Au fil du temps, Café Babel prend de l’ampleur et devient une plateforme journalistique participative conséquente et reconnue, sans perdre cette petite touche qui fait sa singularité : véhiculer un goût pour la rencontre de l’autre. « Au début, on rencontrait de nouvelles personnes de toute l’Europe chaque jours ».

 

En 2004, soit quatre ans seulement après le voyage d’Alexandre aux Etats-Unis, Café Babel se voit récompensé par le Club de la Presse Européenne, le Parlement européen et la Maison de l’Europe en remportant le « Prix de l’initiative européenne ».

 

Désormais fort d’un lien privilégié avec la jeunesse et la génération Erasmus, Café Babel a su s’imposer médiatiquement et propose aujourd’hui des formations et des missions (nourris, logé, blanchis !) pour les jeunes souhaitant se lancer dans le journalisme. Alors vous aussi, rejoignez l’aventure !

 

 

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