Association culturelle, artistique et citoyenne, Céphalopodes entend diffuser l’art dans les rues de St Etienne. Pour ce faire, elle a lancé en 2012 un espace de création collaboratif : Les Limbes. Anthony Ferreira, le président de la structure nous en dit plus sur le concept.

 

Que sont ces Limbes ? Il s’agit d’un espace collaboratif de 60 m² qui promeut les Arts Plastiques actuels et contemporains. Il se conçoit comme un espace d’échange sur des questions contemporaines, un laboratoire d’expérimentation pluridisciplinaire. Il accueille artistes et curieux pour des expositions, des conférences et des débats. Mais comment tout a commencé pour Céphalopodes, la structure à l’origine du projet ? Anthony explique qu’au début, quelques étudiants de la faculté d’arts plastiques de St Etienne se sont rendus compte que rien, au sein de la ville, n’était disponible pour accueillir des expositions et de la création pure. Un problème de taille lorsqu’il s’agit de diffuser une passion et des connaissances.

 

Expositions, conférences, rencontres…

 

Bien qu’il existe à Saint Étienne des structures dédiées à l’art contemporain, rien ne permet vraiment une intégration des étudiants en arts plastiques. Le réseau « Arts plastiques de l’université » est aux cotés des réseaux d’arts contemporains actuels. Il y avait une volonté d’intégrer le « regard » art plastiques et le faire valoir dans le milieu de l’art actuel et contemporain. Concrètement, l’association organise des expositions d’artistes jeunes ou confirmés. Et si certains événements sont destinés à promouvoir le savoir faire des étudiants de la faculté stéphanoise, le lieu reste ouvert à tous les talents et toutes les influences. « Le point fort des Limbes est d’être mis en orbite, d’être à l’extérieur de la fac. Nous voulions absolument rompre avec l’image d’un campus fermé sur lui-même. L’entre-soi ne fonctionne pas et nous voulions partager l’art avec le plus grand nombre », assure-t-il.

 

Le partage au centre de la démarche

 

« Le partage ? C’est un peu le but de toutes les formes d’arts », pense Anthony. L’art est fait, selon lui, pour être montré, se confronter aux avis et critiques extérieures. Cela permet également de diffuser les connaissances et d’être là où on ne nous attend pas. Et il semblerait que la philosophie prônée par l’équipe d’Anthony porte ses fruits. La municipalité est conquise par le projet et le public commence à affluer dans les Limbes. Un beau succès qui pousse l’étudiant à imaginer de nouvelles passerelles. « Pourquoi ne pas imaginer des partenariats avec l’école des Beaux Arts ou les écoles d’architecture ? » En effet, s’il a vocation à être diffusé et partagé, l’art se nourrit d’échanges et l’apport de ces structures lui donnerait sans doute un nouvel élan. A suivre…

 

Amis Stéphanois, si vous ne connaissez pas encore les Limbes, allez faire un tour sur le site de cet espace

 

Crédits photo : Que se passe-t-il derrière les vitres des Limbes ? @Céphalopodes

 

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