« La fièvre de la palme » : vivre l’aventure d’un documentaire grâce au service civique

Avec le documentaire « La fièvre de la palme », Gabriel Neyra a tiré le meilleur de sa mission de service civique au sein de l’association parisienne Equit’Atlas. Une expérience qui lui a notamment permis d’aller en Équateur où il a tourné un documentaire sur la culture du palmier à huile.

52 minutes de témoignages et de décryptage

Cauchemar des écosystèmes locaux, nocif pour la santé, cause de spoliation des terres arables… tout ou presque semble avoir été dit sur l’huile de palme et son exploitation. Mais Gabriel Neyra, un jeune ingénieur agronome, avait à cœur d’aller voir la réalité du terrain. Le résultat est là : « La fièvre de la palme », un documentaire sans voix off de 52 minutes rassemble de nombreux témoignages. Producteurs, spécialistes ou simples citoyens, chacun vient livrer sa vérité sur une question centrale du développement économique et écologique du pays. « Dans ces interviews, nous abordons également différentes questions socio-économiques comme la pollution des sols et des eaux ou la confiscation des terres », indique Gabriel.

Teaser du documentaire

« Un passage de relais »

Le projet est né d’une envie de conjuguer culture et questions de développement agricole. L’idée de départ Gabriel et son ami Antoine Cusset, était de mettre en place un cinéma ambulant qui irait de ville en ville sensibiliser les citoyens aux causes environnementale. Mais après avoir discuté avec un ancien étudiant de l’ISTOM, lui-même investi dans ces questions, ils ont recentré leur concept pour créer le documentaire qu’ils proposent aujourd’hui. Gabriel se souvient d’ailleurs que « cet étudiant s’était lancé dans un projet de documentaire qui n’a pas abouti. Il nous a donc confié le fruit de son travail et nous a fait profiter de ses contacts en Équateur. C’est un passage de relais » ; Un coup de main déterminant comme il le rappelle.

« Apporter des idées, des énergies supplémentaires »

Arrivés sans expérience et sa réelle connaissance de la réalisation documentaire, Gabriel et Antoine ont vraiment profité de leur mission de Service civique au sein d’Equit’Atlas. Venus avec leur projet, ils ont reçu l’accompagnement et l’écoute dont ils avaient besoin pour avancer. Et comme l’affirme Gabriel, « c‘est aussi à ça que peut servir le Service civique : apporter des idées, des énergies supplémentaires et les mettre au service d’une association ». Et de préciser que « mon ami et moi avions besoin d’une structure et d’une expérience pour développer notre projet. Equit’Atlas a répondu à ce besoin ».

A propos de la culture du palmier à huile

« Tout est affaire de volonté et de rencontres »

Et Gabriel de rappeler qu’à l’origine, « nous n’avions aucune compétence technique dans la réalisation de documentaire. Mais il nous tenait à cœur de traiter le sujet de cette manière. Grâce à l’association, le doc a pu être réalisé. Nous y avons appris énormément de choses. Tout est affaire de volonté et de rencontres. »

Retrouvez toutes les actualités de ce projet sur : www.lafiebredelapalma.com

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