Jessica Pennet a la citoyenneté dans le sang. D’abord maire des enfants de son village, elle participe au Conseil des jeunes de Lyon, puis aux réunions internationales de l’association de l’ONU pour les jeunes.


Après le lycée international où l’ont naturellement menée des origines allemandes, la montée sur Paris marque pour Jessica une transition difficile. La masse de travail liée aux études à Sciences-Po et le déracinement ne font par ailleurs pas bon ménage avec le bénévolat.

Un stage à l’ambassade française de Stuttgart relancera la machine. Jessica découvre l’Europe par les coulisses et se laisse tenter par une rencontre d’ampleur organisée par l’association Jeunes Européens France. Elle retrouve très vite « l’esprit et les habitudes » des réunions internationales qui l’avaient séduite, en les complétant habilement par « un côté beaucoup plus militant, pratique et concret ».

La découverte de l’association est aussi celle d’une vocation et du lieu de son engagement : l’Europe. « Ca correspondait tout à fait à mes attentes avec à la fois une réflexion interne et des actions très concrètes de sensibilisation ». Aux partis politiques dogmatiques où les jeunes sont les colleurs d’affiches de service, Jessica préfère donc l’associatif où elle peut penser et mener ses projets du début à la fin.

S’ensuit une escalade rapide au sein des Jeunes Européens France : de l’antenne de Sciences-Po à la responsabilité de la commission politique nationale, puis le poste de rapporteur et enfin, encouragée par son entourage, le poste de présidente. Consciente que l’investissement local est plus gratifiant, Jessica choisit cependant une échelle d’action plus large.

C’est que Jessica est un brin idéaliste, et elle l’assume. Elle croit au projet porté par l’Europe et veut y apporter son grain de sable, « changer les choses ». Idéaliste et aussi hyperactive. Aux côtés de son engagement européen et de ses études – un DEA de sociologie politique, suivi peut être d’une thèse, pour se donner le temps, Jessica donne des cours de soutien scolaire et poursuit la danse qu’elle pratique intensément depuis le lycée. Après avoir participé à la comédie musicale de Sciences Po, elle en devient même la chorégraphe pour le spectacle de 2004. L’Europe ou la danse, pourquoi choisir ?

 

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