Toute jeune association créée en février 2013, Happy Nest s’engage pour la valorisation des déchets organiques dans les pays en voie de développement. Un projet écologique, économique et solidaire que nous présentent ses créateurs Xavier Martin et Olivier Amestoy.

 

Quelques mots à propos du concept ?

 

Xavier : Notre but, au travers de ce projet, est de valoriser et promouvoir le recyclage des déchets organiques au sein des pays en développement. Cela concerne l’ensemble des déjections animales et humaines, les restes alimentaires et les déchets végétaux les plus variés. Et dans « valorisation », on entend surtout production d’énergie et transformation en engrais. Pour ça, nous avons identifié trois modes d’action. Premièrement, nous allons proposer des séances de conseils gratuites aux ONG et aux entrepreneurs sociaux. Deuxièmement, nous allons entreprendre une mission de sensibilisation auprès d’écoliers français. Nous serons ainsi suivis durant l’année scolaire par une classe de primaire de Noisy le sec. Troisièmement, nous allons collaborer avec l’ONG anglaise Practical Action pour valoriser de bonnes pratiques issues du projet au travers d’interviews d’acteurs du secteur dans les pays en développement. Pour tout ça, nous serons à l’étranger de janvier à décembre 2014.

 

Olivier : Précisons également que ces interviews seront accompagnées de productions d’articles et de photos qui permettront vraiment d’illustrer les exemples. Le tout étant destiné à rendre compte de la réalité du terrain et de la mise en place des pratiques innovantes des acteurs locaux.

 

Vous travaillez en Chine, au Cambodge et à Madagascar. Les situations rencontrées et votre action dans ces trois pays sont-elles les mêmes ?

 

Xavier : Notre action se développe surtout au travers de missions de conseils auprès de nos partenaires locaux. Mais l’exemple de notre action au Cambodge est assez parlante. Notre partenaire local travaille sur la sensibilisation aux problèmes d’hygiène auprès de la population. Le pays connait en effet de graves problèmes de défécation à l’air libre. Ce qui entraîne des contaminations des cours d’eau et, à terme, l’apparition d’épidémies. Outre les séances de sensibilisation, elle vend des sanitaires à prix très réduit. Dans ce cadre, nous sommes amenés à repenser avec eux leur organisation et leur programme tout en les aidant à mettre en place un axe de valorisation des déchets organiques.

 

Ce projet peut-il s’ouvrir aux compétences d’autres associations dans le futur ?

 

Xavier : C’est une bonne question. Une bonne piste d’ouverture. Nous essayons de compléter notre offre et nos compétences en nous entourant de talents extérieurs. C’est le cas de Videaux, une association audiovisuelle et solidaire dont nous faisons par ailleurs partie. Ils nous ont formé sur le tournage et le montage de vidéos. Ca nous sera très utile. Le CNID (Centre national d’information indépendance sur les déchets) nous a également mis en relation avec des experts qui nous permettront de faire évoluer le projet.

 

Olivier : C’est important de parler de notre collaboration avec Videaux. Leur contribution est précieuse pour le projet.

 

Xavier : Il est également possible que dans le futur nous déclinions le concept de Happy Nest à d’autres thématiques, d’autres modes d’engagement. Pourquoi ne pas l’ouvrir aux étudiants d’une école d’ingénieurs ? En terme de compétences, ça pourrait être bien. Le projet 2014 est avant tout un projet pilote.

 

Un point à mettre en avant dans la démarche auprès de futurs partenaires ?

 

Olivier : Nos cursus respectifs et notre expérience nous permettent d’aider les associations locales dans de nombreux pôles de leurs projets. Qu’il s’agisse de questions de communication, d’évaluation , la prévention. On peut également les aider en vue de lancer une levée de fonds, structuration de l’offre… C’est exactement ce qu’on va faire avec notre ONG partenaire à Madagascar.

 

Xavier : Nous avons choisi une thématique qui nous est chère et nous voulons vraiment que les acteurs solidaires puissent développer leurs projets de la manière la plus efficace possible.

 

 

 

Xavier et Olivier peaufinent le projet en attendant janvier 2014. Si l’aventure de Happy Nest vous intéresse, n’hésitez pas à visiter son site et contacter l’équipe.

 

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