Le 22 mars, la délégation française du projet I Am Europe est partie à la rencontre de ses homologues européens. Venus de sept autres pays (Bulgarie, Roumanie, Belgique, Suède, Espagne, Pologne, Allemagne), les participants du projet étaient ainsi réunis dans le but de se s’interroger ensemble sur la notion de citoyenneté européenne.

 

Nous voilà donc à Anvers, où nous retrouvons notre délégation française composée de 5 membres venus de toute la France pour participer à l’aventure I am Europe. L’objectif de cette journée pour les facilitators : mettre en place les conditions requises pour un échange constructif, ce qui passe nécessairement par une présentation des membres de chaque délégation.

 

A la rencontre des différentes délégations

 

Dans un premier temps, les participants se sont prêtés à l’exercice du « mapping » en se positionnant sur leur pays dans une salle qui symbolisait la carte de l’Europe. Cette étape leur a permis de se représenter physiquement l’origine géographique – et de surcroit culturelle – des membres du projet. Dans un second  temps, ils ont défini en quelles langues ils seraient à eux tous tous capable de dire « Je suis l’Europe » : I am Europe (UK), Ich bin Europa (GER), Soy Europa (SPN) mais aussi Jag Europa en suédois ou Sunt Europa en roumain.

 

Après cette courte introduction, les participants ont présenté le projet pour lequel ils avaient été repérés par la Fondation Evens. La délégation française a ainsi pu présenter les projets de La Fabrique Citoyenne (Animafac), du Parlement Européen des jeunes (PEJ) et de l’Organisation pour la Souveraineté Populaire (OSP), mais aussi prendre connaissance d’initiatives citoyennes innovantes lancées par des associations d’autres pays européens.

 

A l’heure du repas (où tout le monde a pu se rassembler autour d’une spécialité belge le « Frikadellen met krieken » mais aussi de fromage français !), l’équipe éditoriale européenne – composée d’un membre de chaque délégation et de deux journalistes professionnels – a pu se réunir pour la première fois. L’objectif de cette « team » ? Définir les lignes directrices du futur journal d’I am Europe qui sera axé sur 3 thèmes : l’identité, la citoyenneté, et la démocratie participative. Parution prévue à la mi-mai !

 

 

Les participants ont ensuite pu explorer librement un « Open Space » alloué à chaque délégation pour présenter de manière plus interactive leur projet. Cette étape a permis un échange plus direct entre les différents membres du projet et un partage plus personnel des méthodologies utilisées pour susciter la participation.

 

Par ailleurs, le projet I am Europe partant du constat que ce sont les initiatives locales de chaque citoyen qui forment le moteur essentiel de l’identité européenne, son objectif final est de réussir à trouver les meilleures moyens permettant de renforcer l’exercice du pouvoir de citoyen de chacun. Nous avons donc été amenés à définir des domaines d’action sur lequel focaliser notre attention :  droit au logement, éducation civique et politique ou encore développement durable nous servirons ainsi de « terrain d’expérimentation » lors des prochains meetings…

 

Définition des valeurs communes

 

Le début de notre deuxième journée a marqué l’entrée du projet I am Europe dans une nouvelle phase : tenter de définir des valeurs européennes et les confronter à la politique mise en place, tout en permettant à chacun de découvrir (ou redécouvrir) les institutions de l’Union européenne.

 

 

Dans un premier temps, nous avons ainsi reçu Jeroen Jochems, d’Europe Direct Antwerp, qui a tenté de nous démontrer l’impact de l’Union européenne sur nos vies quotidiennes, du simple avertissement marqué sur un paquet de cigarette à l’étiquette énergétique en passant par l’exemple le plus significatif : notre monnaie. Jeroens a également rappelé les origines historiques de la création de l’Europe après la seconde guerre mondiale : garantir la paix dans les états membres, assurer une autosuffisance alimentaire, faciliter les échanges économiques… De plus, la mission de cet intervenant était aussi de clarifier le fonctionnement des institutions européennes afin de mesurer concrètement l’impact possible de nos proposition lors de la future réunion de Bruxelles, où tous les participants auront l’opportunité de dialoguer directement avec des décideurs politiques.

 

Dans un second temps, nous avons reçu Machteld Boussemaere du mouvement Belge Ryckevelde Vzw, qui nous a aidés à définir ce qu’était pour nous les valeurs qu’un état doit défendre : la liberté, la solidarité, l’égalité… C’est donc avec une introduction du Traité de Lisbonne et de Maastricht que Machteld Boussemaere a pu apporter un œil plus éclairé sur la politique européenne mise en place et les valeurs qu’elle défend.

 

« L’Union se fonde sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’égalité, d’État de droit ainsi que de respect des droits de l’homme, y compris les droits des personnes appartenant à des minorités. […] De plus, les sociétés des États membres sont caractérisées par le pluralisme, la non-discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité et l’égalité entre les femmes et les hommes. »

I -56, Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne


Nous avons ainsi pu comparer ces valeurs et la politique européenne mise en oeuvre actuellement à travers les profils de différents européens. A partir de ces témoignages et de notre propre expérience, nous avons ensuite été amenés à réfléchir sur ce qui doit être amélioré dans l’Union européenne, en nous focalisant sur différents angles de réflexion tels que le développement durable, le droit au logement, l’éducation, etc.

 

Nous avons ensuite terminé la journée avec la mise en place de groupes de travail spécialisés dans un domaine prédéfini puis sommes chacun repartis dans nos pays respectifs, la tête pleine d’idées et de belles rencontres ! Prochaine étape : Paris !

 

See You Soon !

 

Crédits photos : Anna Pelc

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