Le président du jury de La Riposte raconte les délibérations

Yann de La Cravate Solidaire était président du jury de l’appel à projets La Riposte. Dans une interview complètement exclusive, il nous raconte l’envers du décor et nous explique comment s’est déroulée la sélection des lauréats.

 

Animafac : avant toute chose, est ce que tu avoues avoir accepté d’être président du jury car tu savais que ça serait bonbons Pimouss et jus multifruits à volonté ?

Yann : dès qu’il y a à boire et à manger, on peut compter sur moi pour être dans les parages ! Plus sérieusement, c’était symbolique pour La Cravate Solidaire de faire partie du jury en tant qu’ancien lauréat ! Lorsque l’on m’a proposé de faire partie du jury, j’ai tout de suite accepté, premièrement, parce qu’Animafac nous a beaucoup apporté grâce à son appel à projets La Riposte, et, deuxièmement, parce que mon expérience de porteur de projet pouvait être bénéfique au jury.

 

Pourquoi le jury a finalement décidé de créer un prix « coup de cœur » ?

Beaucoup de beaux projets cette année ! Il faut savoir briser certaines règles parfois ! On a eu du mal à se mettre d’accord sur les trois premiers prix et nous avons décidé de récompenser un projet qui méritait d’avoir un petit coup de projecteur. Nous avons donc remanié à notre façon les prix pour créer ce « coup de coeur » et pouvoir mettre en avant « Parlons Budget » et son accompagnement personnalisé des ménages surendettés.

 

Ça n’a pas dû être évident de choisir entre tous les projets, comment avez-vous fait, toi et les membres du jury ?

Nous avons choisi de baser notre évaluation sur quatre éléments : l’innovation sociale, l’engagement du porteur de projet, la faisabilité du projet et son impact social. Ensuite, nous avons pris en compte la stratégie de développement des projets, leur environnement (partenaires, concurrents, bénéficiaires du projets), leurs budgets prévisionnels et, enfin, comment Animafac pouvait accompagner ces projets.
Personnellement, mon attention s’est surtout portée sur la solidité des porteurs de projet et leur capacité à mener au bout leurs actions. Ensuite, j’ai focalisé mon analyse sur leur complémentarité, leur stratégie de développement et les actions concrètes déjà mises en place.

 

Peux-tu nous expliquer rapidement comment s’est déroulé le processus de décision dans la journée de jeudi ?

Nous avons fait le choix de débriefer sur les projets en fin de matinée pour ceux du matin et pareil pour ceux de l’après-midi ! Pour enfin se décider en fin de journée sur notre classement final.
Tout d’abord, nous avons procédé par élimination des projets qui, selon nous, n’avaient pas leur place en tant que lauréats mais qui pouvaient bénéficier de l’accompagnement d’Animafac. Ensuite, nous avons comparé nos classements et débattu sur les projets qui se retrouvaient en tête pour ensuite élire les lauréats par un système de vote.
Le classement était tellement serré que l’on a dû prendre l’initiative de créer un 4ème petit prix !

 

Qu’est ce que ça fait de se retrouver à la place du jury, quand il y a un an, tu étais à la place des projets évalués avec la cravate solidaire, as tu eu un petit pincement au cœur ? De la nostalgie ?

C’est sûr que ça fait tout drôle ! J’ai essayé de mettre mon pincement au coeur de côté et de mettre à profit mon expérience de porteur de projet et d’ancien chargé de mission à France Active où j’accompagnais des porteurs de projet au quotidien.

 

Que penses-tu des projets lauréats ? Est ce qu’ils vont tout déchirer ?

Les lauréats vont tout exploser ! De la culture à l’insertion, ils ont tout pour faire parler d’eux et avoir un impact social énorme ! Si les projets rencontrent le succès qu’ils méritent, nous pouvons espérer les voir se dupliquer dans plusieurs villes en France. Pour avoir un pied dans l’insertion, j’espère que nous pourrons avoir des échanges pertinents avec Chantiers-Passerelles et Creaquartier.

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