“Notre Hip Hop ? Un porte-voix des luttes citoyennes”

Qu’on se le dise, les valeurs du Hip Hop sont universelles. C’est en tout cas ce que prouve l’association Do The Red Things au travers de ses projets. L’association parisienne organise des block parties durant lesquelles se mêlent le son et les luttes solidaires. 

Association francilienne, Do The Red Things voit dans le hip hop un moyen d’éveiller les consciences et de sensibiliser le public aux causes citoyennes : Un concept ayant vu le jour dans le New York des années 1970 et qui mêlait déjà le son et les souhaits. Mais c’est au Chili que les fondateurs de l’association ont puisé leur inspiration comme l’explique Amin. « Le Chili est très inégalitaire. Les gens y organisent spontanément des fêtes avec de la musique et de quoi se restaurer. Et à la fin d’une block party, les mots d’ordre de manifestation sont régulièrement lancés », assure-t-il. Ces événements sont un moyen d’attirer et de sensibiliser les gens dans un bon esprit à s’engager, militer et descendre dans la rue. Et même si ce n’est pas leur but premier, les porteurs du projet restent fidèles à cet esprit solidaire.

Aux côtés des mal logés et des précaires

Do The Red Things consacre régulièrement ses événements à la défense de causes citoyennes. Combats de précaires, sensibilisations au mal logement… sont autant de thèmes dont s’empare l’association. « Nous essayons d’associer nos block parties à des luttes de quartier, quitte à vraiment nous mobiliser pour eux », assure Amin. Rassemblés dans des squats, les participants se déhanchent sur le flow de quelques MC’s et discutent. « En marge des mixes, nous organisons de petites tribunes associatives au sein desquelles les structures peuvent rencontrer le public, discuter, sensibiliser à leur cause ».

400 citoyens engagés dans un squat

Qu’en est-il du public ? Aficionados ou simples curieux, près de 400 personnes se massent à chaque block partie. Pour Amin, « on trouve de tout dans ce genre d’événements et c’est ce qui en fait la force. Une partie du public vient parce qu’il connaît les luttes, une autre aime écouter le rap. D’autres viennent pour parler et s’exprimer au micro. C’est un public éclectique ». Outre son soutien aux associations parisiennes, l’association s’ouvre au monde en invitant notamment des rappeurs tunisiens, grecs et boliviens pourchassés par leurs régimes. « Notre hip hop ? C’est un porte-voix des luttes citoyennes », affirme-t-il pour conclure.

Pour tout savoir des projets de Do The Red Things, connectez-vous sur la page de l’association.

 

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