L’efficacité de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles peut donc être mise en question. La question de l’incompatibilité éventuelle de certaines normes internationales entre elles pose problème, comme par exemple entre la future convention et les accords commerciaux de l’OMC (article 20 du projet de convention). En cas d’incompatibilité, les obligations juridiques des Etats parties à certains conventions et accords seront examinées et discutées et les instances disposant d’organe juridique plus contraignants (OMC) seront plus effectifs que les autres (Unesco).

Ce projet de convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles n’est encore qu’un projet qui sera soumis à la Conférence générale de l’Unesco en octobre prochain. Les Etats-Unis auront peut-être soumis d’ici là de nouveaux amendements en vue d’affaiblir la portée de la Convention.

Mais du fait de l’affirmation de la culture comme marchandise et du renoncement de certains Etats (la France, l’Union Européenne et le Canada) de ne plus mener la discussion à l’OMC mais à l’Unesco, le débat est finalement posé dans les mêmes termes dans les deux structures et l’idée de la culture comme  » bien public mondial  » à protéger n’est pas évoquée. Il reste à développer une réflexion sur la culture et sur son impossibilité d’englober ce que pourtant le mot voudrait contenir.

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