– Ah, c’était quand-même bien ces #WEAC.

– Les quoi ?

– Les week-end au campus !

– Quoi ? Un week-end au campus ? Avec des profs, des TD et des partiels à la clé ? L’angoisse, ton plan !

– Mais non. Les #WEAC d’Animafac n’ont rien à voir avec le fait de passer ton samedi après-midi dans un amphi de socio avec M. Norbert. Chaque année, le réseau propose aux associatifs étudiants de se rassembler dans de grandes villes universitaires.

– Et pour quoi faire ?

– Echanger, se former, rencontrer de nouvelles têtes. La vie d’un réseau, quoi…

 

900 associatifs étudiants à Lille, Marseille, Montpellier et Rennes !

 

Après une première édition réalisée en 2011, Animafac renouvelait cette année les Week-end au campus à Lille, Marseille, Montpellier et Rennes.

 

Plus de 900 associatifs étudiants se sont ainsi réunis les 2-3 et 9-10 février derniers dans les universités de Lille 1, Aix-Marseille université, Montpellier III Paul-Valéry et Rennes 2 autour d’ateliers et de débats sur de nombreuses thématiques.

 

Deux jours pour aborder tous les thèmes qui nous concernent

 

En plus des nombreux temps informels qui auront permis de se rencontrer, de faire connaître son projet et d’en découvrir plein d’autres, les WEAC, c’était aussi : 76 formations, 36 débats thématiques (en culture, solidarité locale, environnement, lutte contre les discriminations, accueil des étudiants internationaux, médias, insertion professionnelle mais aussi solidarité internationale) mais aussi 10 tables-rondes avec de nombreux experts.

 

Au sein de ce dossier, revivez l’ambiance de ces Week-ends et découvrez plusieurs portraits d’associations présentes à cette occasion.

Tout voir

Originaire de Lyon, l’association Event Yaoi lutte contre l’homophobie et les clichés virils véhiculés dans les arts graphiques en valorisant le Yaoi et le Yuri, deux types de mangas dédiés aux romances homosexuelles.

 

Une majorité des mangas publiés évoque l’épopée de chevaliers aux pouvoirs divins, de robots venus de l’espace et de ninjas tapis dans l’ombre. « Mais pourquoi tant de haine ?! », me direz-vous . Loin des dessins guerriers de certains, d’autres consacrent leur art à des thématiques sociales et humaines. Parmi eux, les auteurs de Yaoi se penchent sur la représentation de l’homosexualité dans un univers largement voué à la virilité.

 

Association créée en 2009 à Lyon, Event Yaoi rassemble des étudiants passionnés de manga et engagés dans la lutte contre les discriminations. Promouvoir le Yaoi et le Yuri en France pour mieux contrer les clichés et le phénomène de rejet. Dans ce cadre, les membres de la structure ont mis en place différents types de projets. Une convention spécialisée, des temps de rencontres ainsi qu’un magazine trimestriels permettent aux fans du genre de rester connectés à la communauté tandis que des projections et des actions ponctuelles favorisent la sensibilisation du grand public sur les questions d’homophobie et contribuent à remettre en cause un hétérocentrisme omniprésent.

 

Pour Natacha Murolone, secrétaire générale de l’association, « l’objectif d’Event Yaoi était de prendre contact avec des structures LGBT de sa région et de développer des éléments de communication grâce aux ateliers. » Bilan positif, selon Natacha.

 

Pour en savoir plus sur les projets menés par l’association, connectez-vous sur son site : http://www.event-yaoi.fr/

Créés en novembre 2011; les Ateliers du rêve ont réussi à faire la synthèse entre culture et engagement citoyen. Derrière une activité artistique, il y a plus que quelques coups de pinceau. Pour sa présidente, Albane Buriel, un tel projet est avant tout synonyme d’universalité .

 

Depuis le début, l’association entend attirer les publics les plus éloignés de la culture au travers du rêve. Oui, le rêve dans toute sa dimension universelle et ludique. Albane Buriel et ses comparses organisent ainsi de nombreux ateliers destinés aux enfants de Rennes et Calcutta. « Dessinons nos rêves » est développé en partenariat avec la bibliothèque de Villejean et bénéficie du soutien des étudiants de l’Ecole des beaux arts de Rennes. Mais pourquoi dédier un projet au rêve ? Albane affirme qu’il s’agit de « porter l’espoir et créer un lien entre les enfants de France et d’Inde ». Distants de plusieurs milliers de kilomètres, les jeunes artistes ont tout de même assemblé plusieurs dizaines d’oeuvres dont 24 circulent actuellement d’exposition en exposition à Rennes.

 

Participer au week-end au campus de Rennes a été une expérience surprenante pour Albane. « J’ai vraiment été étonnée par l’implication des associatifs présents et l’organisation de l’événement. » Mais plus important, la jeune femme en a tiré des enseignements pour le projet de son asso. Notamment sur le fait que les projets des Ateliers du rêve peuvent s’adresser à un public adulte. Le rêve étant universel.

 

Pour découvrir les Ateliers du rêve, connectez-vous sur le site de l’association : http://www.lesateliersdureve.com/

 

Début février, le coeur de quatre grands campus universitaires a battu au rythme du monde associatif étudiant. Lille, Montpellier, Rennes et Marseille ont en effet accueilli les Week-ends au campus d’Animafac. Un scénario bien huilé avec des rebondissements, de l’émotion… C’est ça, les #WEAC !

 

Pour cette édition 2013, l’équipe d’Animafac a mis les petits plats dans les grands. Lille I, Montpellier III Paul-Valéry, Rennes II et Aix Marseille université ont ainsi été le théâtre de rencontres et d’échanges entre des associatifs étudiants venus de toute la France. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ambiance était au rendez-vous ! Des hordes de jeunes s’élançant vers le ptit dej… euh… les salles de formations (!) dès le samedi matin, le sourire aux lèvres et quelques miettes de pain au coin de la bouche.

 

Dès le matin à Rennes, tout le monde était sur le pont ! 

 

 

Passé le premier atelier d’inter-connaissance où chacun était invité à s’exprimer, à présenter son voisin, dessiner ou se mettre à chanter (véridique) et les parcours thématiques du samedi, les participants se sont mélangés pour suivre des formations transversales et des tables rondes le dimanche.

 

Un programme digne d’un chef d’Etat en visite officielle que les associatifs ont rempli avec vaillance et dans la bonne humeur !

 

 

« Insertion pro : débat mouvant. Sommes-Nous les premiers acteurs de notre insertion pro ? Déterminisme social VS esprit d’initiative. #WEAC«  @animafac

 

 

Outre les participants et les intervenants, les personnalités présentes lors des WEAC se sont félicités de ce type de rassemblement, à l’instar de Pierre Bazantay, vice-président de l’université Rennes II : « nous avons besoin de vous ! Vous avez des idées et nous avons besoin de les entendre pour améliorer nos pratiques et nos services offerts aux étudiants ».

 

Au sein de l’équipe d’organisation, la distance n’a pas empêché de s’envoyer quelques boutades. Principal sujet évoqué : le climat ! Si Montpellier bénéficie d’une température de 17 degrés à l’ombre et d’un soleil de plomb, la team lilloise se défend comme elle peut avec ses…  5 degrés, sa pluie, sa grêle et ses flocons de neige. Que voulez-vous, c’est le Noooord !

 

Pour cette 2ème journée de #WEAC, le soleil est au RDV !

 

 

Et comme nous sommes à l’ère du web-de-l’internet-du-futur-hyperconnecté, c’est encore vous qui parlez le mieux de l’évènement :

 

 

« Entendu à Rennes : « chapeau pour l’organisation. Les ateliers et l’ambiance sont super ! » Une associative en formation transversale #WEAC #YEAH«  @animafac

 

 

Quoique, parfois, on ne comprenait pas la raison de certains tweets…

 

 

 

« Ah oui, j’ai oublié de vous dire, à #Rennes ils font des choses bizarres avec les nains. #WEAC #animafac…« @FlavieMzr

 

 

Quel rapport y-a-t-il entre un cursus de géographie et la vie d’un campus ? A priori, aucun. Pourtant, une association fait la jonction entre ces deux univers théoriquement éloignés. Mirage, association des étudiants géographes de l’université du Mirail à Toulouse se mobilise pour insuffler un peu de vie et d’énergie à son campus.

 

Quitter le poste d’observateur du géographe pour prendre en main et dynamiser la vie d’un campus universitaire… C’est le défi qu’ont relevé Jordan Samson et son équipe. Mirage s’investit tous azimuts pour offrir aux étudiants du Mirail des animations, des temps de rencontre et des services aussi simples que précieux. Conférences, programmes de covoiturage, point d’informations pratiques, gestion d’AMAP… La structure « se met en quatre pour instaurer un esprit de convivialité, de solidarité et d’ouverture au sein de la fac », comme l’affirme Jordan, le président. Une démarche qui mène notamment Mirage à se pencher sur le développement durable et ses bonnes pratiques.

 

Futur projet phare de Mirage, l’Eco Festival se décline en trois thématiques centrales : la promotion de l’éco responsabilité au sein du campus, la valorisation de toutes les formes de culture développées au Mirail et le décloisonnement de la fac. Voulu comme une grande fête, ce festival est également vu comme une invitation à la découverte de l’autre. Jordan ajoute à ce propos que « c’est en apprenant à se connaître que l’on combat vraiment l’ignorance et que l’on dépasse les clivages ». Derrière ces mots, c’est toute la philosophie du projet qui s’exprime !

 

Mais pourquoi s’engager avec tant de force pour la vie de son campus ? Jordan assure que c’est une démarche personnelle. « C’est dans mon tempérament. J’avais vraiment envie de m’investir et de me rendre utile à mon échelle. Le local dont dispose l’asso nous permet de mener nos projets. Tout est parti de là ». Mais n’allez pas croire que Jordan et son équipe sont juste de doux rêveurs. Derrière leur idée, pointe une réalité. Le campus du Mirail est une enclave et ses étudiants n’en sortent pas. Ils ne connaissent pas leur quartier et celui-ci les ignore. D’une question de convivialité aux enjeux de société, il n’y a qu’un pas que Mirage franchit chaque jour.

 

Participer au week-end au campus de Montpellier aura permis aux membres de l’association de se confronter avec de nouveaux concepts, de se laisser surprendre par les inspirations des autres. Fidèle à sa démarche d’ouverture, Mirage a multiplié les rencontres et a finalement emporté quelques bonnes idées au fond de ses valises. 

 

Pour en savoir plus sur les activités de Mirage, connectez-vous sur la page qui leur est dédiée.

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