Marre de baver devant la Croisette en attendant que les films sortent en salles ? Vous rêvez d’être celle qui monte les marches en robe à paillettes/ celui qui promène à son bras la propriétaire de la robe sous les flashs qui crépitent ?

Ne désespérez plus : le strass, les stars, le dénicheur de talents, c’est vous ! Des tas de nouveautés se créent à votre porte, et auront de quoi rassasier votre curiosité de cinéphile. Grâce à ces associatifs étudiants qui prennnent leurs films à bras le corps, la magie du grand écran est à un clignement de paupières.

Le portrait :

Malek Ouakaoui, de Tunis à Montpellier
Président de l’association L’écran et son double, il est tombé dedans quand il était petit.

Répliques cultes, bidouillage et extraits filmiques :

Bienvenue dans le royaume du court. Plus simple, moins contraigant, le court-métrage constitue le format de prédilection des associatifs étudiants.
Deuxième caractéristique de nos cinéastes, le passage au côté pro : nombreux sont ceux qui, après ou en parallèle de leur expérience associative, ont décidé de monter leur boîte de prod.

« Ma jeune actrice de 4 ans qui devait jouer ma mère dans les années 50, ne voulait pas enlever son T-Shirt Mickey de l’année 2005. »
Kinescopage maison et projection dans des lieux insolites avec Julien Lahmi du collectif Imago.

« En brousse sur un tournage de documentaire en Côte d’Ivoire, j’ai cassé mon micro. »
Les galères qui font retomber sur terre avec Samir Benchikh de l’association Citoyen international.

« Me les geler dans un champ artésien pour le tournage bénévole d’un clip, un matin de Noël »
Ca bouge dans le Nord avec Hélène Guinard de l’association Ch’tis Films.

« On voit deux molosses sortir de la voiture et on se dit : tiens, ils feraient des bons personnages pour le film »
Quand jouer les gros durs peut jouer des tours, avec David Garnier de l’association Arach’ production.

« Je te promets, à toi, public, que dans 3 ans, mon film sera primé ;-) »
On ouvre son diaphragme avec Jean-Loup Carrénard de l’association Diaph1kat.

« Au moment du transfert sur pellicule, on s’est rendu compte que le mixage était beaucoup trop fort. »
L’humour à se rouler sur le bitume avec Uda Benyamina de l’association 1000 visages.

« Celui qui viendra te proposer la rencontre, c’est lui le traitre »
Le clan des cinéphiles avec Christophe Pierron du ciné-club dijonnais Ad Kamera.

Des fiches pratiques pour finir :

Fiche 4 : Monter un ciné-club
Le fameux ciné-club universitaire se fait rare. Il est pourtant simple et appréciable d’animer les résidences ou les centres universitaires avec un large panel de films aussi bien  » grand public  » que plus recherchés.

Fiche 75 : Gérer un ciné-club
Découvrir et faire découvrir les œuvres maîtresses de cet art qu’on dit septième, voilà de quoi s’enthousiasmer. Obsolète, le ciné-club, ringard, intello ? Que nenni. À l’heure où les multiplexes envahissent le paysage, il s’agit d’affiner son goût face à l’image et de faire de la culture la règle plutôt que l’exception.

 

Tout voir

 

Es-tu fan du festival de Cannes ?

Le festival de Cannes est un très bel événement dont les paillettes et les étoiles scintillent dans les rêves des cinéphiles. Il fait beaucoup pour l’aura du 7ème art auprès des spectateurs. Mais comme disait Cocteau « Mon nom n’est pas le pluriel de coktail« .

En ce qui me concerne, ce festival me permet d’aiguiser mon envie de voir tel ou tel film quand il sortira en salle. Et bien sûr j’ambitionne de pouvoir un jour y montrer mon travail. Mais, contrairement à certains, j’y pense seulement quand je me rase le matin !

Tes répliques de film cultes / moments cultes ?

« Je sais pas comment vous faites pour lire. Moi ça m’endort. » Catherine FROT dans « Un air de famille » de Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri

« Il faut marcher la tête haute, Victorine !

– Oui papa !

– Même quand on a envie de la baisser

-Oui papa !

– Regarde comme je me tiens droit !

– Oui papa, je te regarde.

– Tu vois comme je me tiens droit !

– Oui papa, tu te tiens droit, t’es beau, t’es fort … et on les nique les tristes figures ! »

Anouk Grinberg et Marcello Matsroianni dans « 1,2,3 soleil » de Bertrand BLIER.

« Bénis soient tes parents Victorine. Quelle belle histoire d’amour ils ont dû vivre pour que tu sois si jolie !  »
Olivier Martinez dans « 1,2,3 soleil » de Bertrand BLIER.

« Cocu ? C’est un mot rigolo, c’est un mot pour les riches ! Moi si ça m’arrivait, je serais pas cocu, je serais malheureux !  »
Raimu dans « La femme du boulanger » de Marcel Pagnol.

Un extrait daily motion/youtube que tu aimerais partager ?

Si je peux en mettre deux :

http://julienlahmi.free.fr/prelude%…

http://julienlahmi.free.fr/video%20…

Ta plus grosse galère ?

Quand, sur le tournage de « Le film de sa vie« , ma jeune actrice de 4 ans qui devait jouer ma mère dans les années 50, ne voulait pas enlever son T-Shirt Mickey de l’année 2005 !

Ta meilleure astuce technique ?

Par un système de kinescopage maison, je fais s’entrechoquer les matières filmiques et numériques dans un même plan cinéma, je les surimpressionne pour retrouver la lumière des tableaux impressionistes. Le numérique apporte la force de sa netteté, frappe par sa dramaturgie brute. L’argentique et les filtres insufflent l’esthétique et la poésie de son flouté. Ainsi je pousse la prétention à m’autoproclamer « surimpressioniste ».

http://julienlahmi.free.fr/video%20…

Une musique de film que tu aimes ?

La musique de « Un été 42 » composée par Michel LEGRAND (film réalisé par Robert Mulligan)

As-tu un pronostic pour la palme ? Un film primé les années précédentes que tu préfères ?

Je n’ai pas de pronostic car tout cela est très subjectif et dépendra avant tout du ressenti du président du jury. Mais le cinéma que j’ai dans la peau, c’est celui de Wong Kar Wai. Il aura la palme un jour.

Apocalypse Now est mon film palmé préféré.

Et bien sûr, quelques mots sur ton collectif !

J’ai créé un collectif de diffusion se nommant IMAGO (= »images affectives ») qui s’adresse à tous les cinéphiles et phages. Nous cherchons à croiser les regards : de réalisateurs aux parcours divers, aux univers singuliers et multiples, autour de mêmes thèmes. Montrer des films personnels en traçant de nouvelles voies vers le public, Aller à sa rencontre là où il vit, travaille et se divertit. Découvrir, encourager, fidéliser ce public. Partager avec les spectateurs : particuliers, entrepreneurs, institutionnels… Ecouter les résonances, partager les visions et les idées, échanger sur la création artistique.

Par ailleurs, le collectif souhaite aujourd’hui s’ouvrir à de nouveaux cinéastes et à leurs univers. Je m’adresse donc à tous ceux d’entre-vous qui souhaitent montrer leur travail sur grand écran, en salle et dans des lieux insolites (péniche, appartement, cour d’immeuble, projection plein air l’été) mais qui préfèrent consacrer leur temps à réaliser des films plutôt que d’en assurer la promotion et la diffusion.

En savoir plus : jlahmi@noos.fr

 

 

Quizz spécial Cannes avec Samir Benchikh de Citoyen International

lundi 21 mai 2007.

Par Ana Lutzky

Es-tu fan du festival de Cannes ?

Oui, j’aime bien. On parle à fond de cinéma pendant quelques jours, on en mange, on en respire, et je suis passionné de cinéma, donc ça me fait plaisir. Et puis le festival permet les découvertes de films très particuliers. Elephant, par exemple voici deux ans : s’il n’était pas passé à Cannes on n’en aurait jamais parlé.

Tes répliques de film cultes / moments cultes ?

 » – Mais elle serait pas un peu con ta femme ?

– Non c’est pas possible je ne peux pas tomber amoureux d’une connasse.« 

Gérard Depardieu et Patrick Dewaere dans « Préparez vos mouchoirs », de Bertrand Blier.

Un extrait daily motion/youtube que tu aimerais partager ?

Extrait « Le Parrain » : http://www.dailymotion.com/relevanc… (la première apparition de Brando)

Extrait « Préparez vos mouchoirs » : http://www.dailymotion.com/relevanc… (le trip sur Mozart).

Ta plus grosse galère ?

Quand, en brousse sur un tournage de documentaire en Côte d’Ivoire, j’ai cassé mon micro. C’était l’été dernier, je voulais voir la situation côté société civile. J’ai dû rentrer à Abidjan.

Ta meilleure astuce technique ?

C’est un truc à la con : du scotch noir sur le clignotant rouge de ma caméra pour « voler » des interviews, des off. Oui, je sais, ça ne se fait pas.

Une musique de film que tu aimes ?

Dans « Apocalypse now », la chanson « The End » des Doors.

As-tu un pronostic pour la palme ? Un film primé les années précédentes que tu préfères ?

Wong Kar Wai, c’est sûr !
Et pour la préférence, la Palme d’or 1958 : « Quand passent les cigognes », de Mikhail Kalatozov.

Et bien sûr, quelques mots sur ton collectif ! En deux mots, l’association Citoyen international se résume par « Solidarité et culture« . Nous sommes entrain de finir le recensement des partenaires pour un projet que nous montons en Côte d’Ivoire, qui va durer 6 mois. Il s’agit d’un projet de lutte et de prévention contre la violence faite aux enfants. Avec la crise de 2002, on a vu beaucoup de victimes civiles et des orphelins, les déplacements ont aussi débouché sur des nombreux enfants perdus. La primauté au militaire sur l’éducation, et les dommages collatéraux tels que le chômage de masse ont mis beaucoup d’enfants à la rue ou au travail précoce. Nous travaillerons en lien avec une ONG sur place qui prend en charge les enfants.

Nous avons aussi les « ateliers du citoyen » gérés par Camille au sein de l’association, tous les mercredis : des activités de lecture et d’écriture avec des enfants dans la maison des associations du 10e arrondissement à Paris.

Nous organisons une fois par mois les « rencontres autour du monde« , avec à chaque fois un pays à l’honneur.

Par ailleurs, dans le cadre de la boîte de production que j’ai monté avec un ami, nous réaliserons un documentaire autour du projet sur la Côte d’Ivoire. En ce moment, nous sommes en plein montage d’un documentaire sur le mal-logement, et un carnet de voyage sur le Kazakhstan est dans les cartons.

En savoir plus : http://www.citoyen-international.com/

 

Es-tu fan du festival de Cannes ?

Pas vraiment : trop de fric, de clinquant, de parade … et pas assez de cinéma authentique !

Tes répliques de film cultes / moments cultes ?

 » Redrum !!!  »
Le mantra que le personnage de Danny répète dans « Shining » de Stanley Kubrick.

« Dick Laurent is dead »
La première… et dernière réplique du film « Lost Highway » de David Lynch.

Comment réaliser un petit Nicolas ou l’humour très très noir.
« C’est arrivé près de chez vous » de Remy Belvaux, André Bonzel et Benoit Poelvoorde.

« La société est bien faite : on met des uniformes aux cons pour les reconnaître »
« Bernie » d’Albert Dupontel.

L’atelier audiovisuel de l’association

Un extrait dailymotion/youtube que tu aimerais partager ?

La parodie de James Bond :
http://www.dailymotion.com/relevanc…

La parodie de Michael Jakson :
http://www.dailymotion.com/relevanc…

La parodie de Titanic :
http://www.dailymotion.com/relevanc…

Ta plus grosse galère ?

Me retrouver avec 5 personnes lors d’une soirée projection à 2 Euros l’entrée.
Mais j’ai aussi : notre président perdu dans les bois en pleine nuit, avec des chasseurs dans les environs ; paumer un montage de 24 minutes quasi terminé ; me les geler dans un champ artésien pour le tournage bénévole d’un clip, un matin de Noël … c’est ce qui fait les bons souvenirs !

L’atelier audiovisuel de l’association. Ta meilleure astuce technique ?

Classé top-secret Défense !

Une musique de film que tu aimes ?

Ouh là là, il y en a beaucoup ! « Intimité », « Un long dimanche de fiançailles », « le Parfum », « Gangs of New York », « Avalon », « Platoon », celles de Michael Nyman, de Philip Glass …

As-tu un pronostic pour la palme ? Un film primé les années précédentes que tu préfères ?

Heu… on n’a pas trop suivi la sélection ! Une 3ème pour Kusturica ?!
Pour les primés que j’aime, je citerais « Underground », « The piano », « Le vent se lève », « Sailor et Lula » et « In the mood for love ».

Et bien sûr, quelques mots sur ton association !

Un dessin de la BD « Bugale an Noz », lle film d’animation en cours.
2007 et 2008 devraient être des années-phare pour Ch’tis Films avec des projets à la pelle : un film d’animation d’influence celtique, un documentaire social, un clip de rock, le pilote d’une mini-série comique … et toujours notre atelier d’initiation à l’audiovisuel.

En savoir plus : http://chtisfilms.free.fr/

 

Es-tu fan du festival de Cannes ?

Pas trop. Je me dis qu’un jour j’irai présenter des projets, mais vu d’ici c’est toujours un peu trop, trop de business, trop de stars.

Tes répliques de film cultes / moments cultes ?

« True Romance » de Tony Scott sur un scénario de Quentin Tarantino.
Dennis Hopper, le parrain de la mafia, va retrouver Christopher Walken, le père de Christian Slater. Il va lui demander où est son fils. « Aucune idée, il n’a pas pensé à me le dire, je n’ai pas pensé à lui demander« , lui répond le père. Le parrain devient nerveux, il voit bien que le père lui ment. « J’peux fumer une clope ? » lui demande le père. Le parrain aquiesce, et le père fume sa dernière clope comme celle du condamné. En même temps, il lui raconte une histoire sur les Siciliens.

 
 » – (DH) : Vous avez une allumette oh non attendez j’ai ce qu’il faut… Vous etes Sicilien (ouai sicilien)… Vous savez j’adore lire, surtout des bouquins qui parlent d’histoire, je trouve ces conneries fascinantes, et il y a un fait historique, je sais pas si vous le connaissez ?… Les Siciliens ont ete procréés par les nègres,…
– (CW) : euh…’mande pardon ?
– (DH) : C’est un fait…les Siciliens ont du sang noir qui fermente dans leurs artères, …non si vous me croyez pas vous pouvez vérifier il y a des centaines d’années de ça, les Maures ont conquis la Sicile, et les Maures, sont des nègres,(ouiii) à l’époque figurez-vous, les Siciliens étaient normaux, comme les mecs d’Italie du Nord, les cheveux blonds, les yeux bleus tout ça, mais…mais, quand les Maures sont arrivés, ils ont changé le pays tout entier, ils ont tellement baisé avec les Siciliennes mon pote, qu’ils ont changé le sang du pays à tout jamais, et c’est pour ça que les blonds aux yeux bleus, sont devenus des basanés aux yeux noirs, j’trouve ça absolument stupéfiant, non ?… de penser qu’aujourd’hui encore après des siècles et des siècles…que des…que des Siciliens, ont gardé leurs gènes de nègre…et tout ça… (rire), non j’parle pas je cite des faits historiques, c’est écrit, c’est écrit dans les livres …
– (CW) : Je l’adore ce gars
– (DH) : Mais non, c’est vrai tes ancètres étaient des nègres,… et ton arrière arrière arrière arrière grand mère c’est en fait un nègre… et ses enfants étaient à moitié nègres,… alors si c’est un fait établi, est-ce que je te mentirais ?
– (CW) : Non
– (DH) : Et toi tu es ce qu’on appelle… café au lait
– (CW) : Et toi t’es chocolat mon pote ( !!!)…je l’adore…très amusant, très amusant
…(plus bas à son homme de mains) : donne moi ç’…

BANG BANG BANG
…dire que j’avais flingué personne…
BANG
…depuis 1984…
BANG BANG
« 

Voilà : il lui fait la bise, il trouve que l’histoire est bonne, et il le butte. Le père fait une bonne blague, mais en même temps il est sérieux, il protège son fils, il sait qu’il va se faire tuer. La musique aussi est géniale sur ce moment, il y a une petite lampe, un peu comme l’ultime lueur des couloirs de la mort, et des petites musiques angéliques. C’est très fort.

 

Un extrait daily motion/youtube que tu aimerais partager ?

Ping-pong matrix : http://www.dailymotion.com/relevanc…

Ta plus grosse galère ?

On venait de tourner une scène dans une usine désaffectée d’un quartier du nord de la France. Je jouais un mafieux, j’avais un peu de sang sur le visage, un vieux costume tout crade, on utilisait des flingues en plastique et on avait trouvé une Buick (une voiture américaine). Je discutais avec l’autre coréalisateur, quand on voit deux colosses sortir d’une voiture. Impressionnés, on se dit qu’ils auraient le style adéquoit pour des rôles qu’on a en tête.

 

Puis deux voitures de police s’arrêtent et les policiers sortent l’artillerie : armes, gilets pare-balles. « Il est où le flingue ? » « C’est un tournage » « Mais il est où le flingue ? ». On a eu beaucoup de mal à faire retomber la tension de ce contrôle musclé. En fait c’est un voisin qui a vu la fausse plaque d’immatriculation que l’on bidouillait, et qui a appelé la police en disant qu’un traffic louche de véhicules et d’armes se tramait sous sa fenêtre. Leçon pour les tournages à venir : toujours prévenir le commissariat des prises qu’on fait !

Ta meilleure astuce technique ?

En post production, pour obtenir un effet cinéma, je pourris un peu l’image vidéo qui tourne à 25 images par seconde en arrivant à la faire défiler à 24 images par seconde. Ca donne un léger saccadé, imperceptible à l’oeil nu mais qui donne la crédibilité de la scène.

Une musique de film que tu aimes ?

Les musiques du dessin animé « Cobra ». Tu sais, celui qui a un rayon delta dans son avant-bras ! J’adore toutes les musiques de ce dessin animé. C’est du funk des années 70, à la Starski et Hutch, c’est le genre de musique qu’on aime mettre dans nos films.

 

As-tu un pronostic pour la palme ? Un film primé les années précédentes que tu préfères ?

Avec Kusturica, Tarantino, les frères Cohen, Van Sant et Fincher, on a un sacré monument ! Je suis absolument incapable de faire mon choix !

Et bien sûr, quelques mots sur ton collectif !
On a créé l’association Arache Production parce qu’on a commencé à faire des films à l’arrache, et aussi parce qu’on ne savait pas écrire (il manque un « r » à arrache). Nous avons alors fait des courts, et des clips. Depuis 2005, nous avons monté à deux notre boîte de production, mais nous n’avons pas encore fait de court-métrage parce que nous nous sommes occupés de renflouer le compte en banque.
Mais nous avons des courts-métrages en préparation : des choses colorées, décalées, rentre-dedans, parce que des fois on regarde des films tellement gris qu’on s’emm… !

En savoir plus : http://arachprod.free.fr/

 

Es-tu fan du festival de Cannes ?

J’adooore !

Tes répliques de film cultes / moments cultes ?

« Touches pas au grisby, salope ! »
Francis Blanche dans Les tontons flingueurs (1963) de Georges Lautner.

 

Dans « The Big Lebowsky » des frères Cohen, quand le dude disperse les cendres de son ami du haut d’une falaise et que le vent lui renvoie toutes les cendres en pleine figure.

Ta plus grosse galère ?

J’ai plutôt des petites galères au quotidien, car je travaille en équipe très réduite et de façon indépendante. Comédiens qui annulent au dernier moment ou arrivent en retard, plus de fric pour acheter des cassettes dv, clients qui ne veulent pas payer etc. Enfin, la vie d’artiste quoi !!

Ta meilleure astuce technique ?

Si vous voulez faire l’effet utilisé par Hitchcock dans « Sueurs froides » et Kassovitz dans « La haine » (un effet de profondeur du décor) faites un travelling avant combiné avec un zoom arrière de même vitesse, ou l’inverse.

 

Un extrait daily motion/youtube que tu aimerais partager ?

Le voici : http://video.google.fr/videoplay?do…

Une musique de film que tu aimes ?

La BO de « Gladiator » et de « The Eternal Sunshine of a Spotless Mind ».

 

As-tu un pronostic pour la palme ? Un film primé les années précédentes que tu préfères ?

Je n’ai pas de pronostic pour cette année mais je te promets, à toi, public, que dans 3 ans, mon film sera primé ;-)
Et pour les années précédentes, « In the Mood For Love » de Wong Kar-Wai.

Et bien sûr, quelques mots sur ton collectif !

Aïssatou et Jean-Loup

A l’initiative de l’association, on est deux jeunes artistes : Aïssatou Baldé qui fait de la photo, et moi-même qui suis à la réalisation. Depuis 2004, on veut que l’association Diaph1Kat soit le creuset d’échanges créatifs et de collaborations diverses. Elle cristallise un réseau de gens qui montre la volonté de partage lui ayant donné naissance. Le nom Diaph1kat vient de là, c’est une référence au monde de l’image : l’ouverture de diaphragme 1.4 est l’une de celles qui laissent passer le plus de lumière dans l’objectif. Pour nous, ça illustre l’ouverture d’esprit, dont le collectif fait sa ligne de conduite. « Open Your Diaph » (ouvrez votre diaph) est notre devise, on invite notre public à s’ouvrir au monde.
Dans l’actualité, un documenaire sur les foyers de travailleurs migrants maliens que nous avons réalisé dans le cadre du projet « Regards de jeunes sur les discriminations » d’Animafac, et prochainement une expo photo sur Paris.

En savoir plus : www.diaph1kat.com

 

 

Es-tu fan du festival de Cannes ?

Fan ne serait pas le mot. Je trouve que c’est un peu trop intellectuel comme cinéma. Si un de mes films passait à Cannes, j’aimerais bien par contre : c’est une belle vitrine.

Tes répliques de film cultes / moments cultes ?

Une scène dans « Il était une fois en Amérique » de Sergio Leone. Un gamin qui joue au gangster va hésiter entre un gâteau et le sexe. Une fille se prostituant lui dit qu’elle pourra coucher avec lui s’il lui apporte un beau gâteau : il va donc acheter une magnifique pâtisserie. C’est une scène sans aucun dialogue, très émouvante. Il toque à la porte de la môme, mais elle n’est pas prête. Il attend. Puis il ouvre le paquet contenant le gâteau, le referme, il hésite. Il en prend un tout petit bout, puis un autre… et, lassé d’attendre, finit par manger le gâteau lui-même.
Je trouve que ça résume bien notre humanité, le ventre, le haut et le bas-ventre.

Un extrait daily motion/youtube que tu aimerais partager ?

Sur Grignywwod : http://www.alterites.com/element/me…

Ta plus grosse galère ?

Au moment de transférer mon film format numérique sur une pellicule (pour l’image, ce processus s’appelle le kinescopage, et pour le son ce processus s’appelle le report optique), on s’est rendu compte que le mixage était beaucoup trop fort au niveau du volume. Il a fallu tout refaire, ça nous a coûté beaucoup d’argent.

Ta meilleure astuce technique ?

Avoir une préparation d’enfer avant le tournage. Faire le maximum de repérages avec l’ingé son, le chef op’, les lumières : aller dans les endroits du quartier où l’on souhaite filmer pour voir si ce qu’on souhaite au niveau du son, au niveau du mouvement, est concrètement possible. Plus il y a de préparation, plus les gens savent ce que tu veux et meilleur est le résultat fini.
Règle numéro un : la mise en scène vient vraiment du comédien. Souvent la technique prend le pas sur le jeu des acteurs, ce n’est pas comme cela qu’il faut fonctionner.

Extrait de « Taxiphone Francaoui », un court-métrage d’Uda estampillé 1000 visages.

C’est pour ça que dans l’équipe technique, il faut aussi des gens passionnés par le projet, qui vivent avec leurs tripes l’histoire. Le cadreur, par exemple, ne doit pas se préoccuper juste du contour mais aussi de l’intérieur de la scène qui vit. Celui qui gère la lumière ne doit pas directement placer ses lumières selon le décor, mais attendre de voir la façon dont jouent les acteurs pour placer l’éclairage au mieux. On dit d’un film qu’il est « réalisé par untel » mais c’est vraiment un ensemble, il faut une honnêteté artistique très forte de la part de tous.
Aussi, ne jamais montrer au comédien les problèmes techniques : il faut qu’il y ait une bonne énergie. Si de mauvaises ondes font surface à cause de problèmes techniques, cela perturbe. L’équipe doit porter l’acteur.
J’y suis attentive parce que ce sont des détails que j’ai vécu en tant qu’actrice.

Une musique de film que tu aimes ?

Les musiques composées par Ennio Morricone, surtout celle de « Mon nom est personne » de Nino Valerii et Sergio Leone.

J’adore la musique de Rocky aussi.

As-tu un pronostic pour la palme ? Un film primé les années précédentes que tu préfères ?

Non, pas de pronostic. Ou alors, je citerais des films qui n’ont pas été sélectionnés !
Pour les années précédentes, les frères Cohen c’est pas trop mon truc, comme je te disais je trouve ça un peu intello. Je préfère « Sous le soleil de Satan » de Maurice Pialat. Et « Taxi Driver » de Martin Scorsese.

Et bien sûr, quelques mots sur ton collectif !

On a deux projets en cours. Un spot pour inciter au bénévolat, qui devrait être bouclé en juin, et tombera à pic pour la rentrée associative en septembre.
Et un court-métrage sur pellicule, en 35 mm, sur le thème « Pourquoi y’en a qui réussissent et d’autres pas ? ». Notre chef opérateur sera si tout va bien Tetsuo Nagata : il a travaillé sur « La Môme », « Blueberry »… Il faut juste qu’on arrive à se caler au niveau des dates.
Et toujours à visionner sur notre site, la série « La Street », qui reprendra à la rentrée.

En savoir plus : www.1000visages.f

 

 

Es-tu fan du festival de Cannes ?

On aimerait bien, mais c’est un peu cher pour nous.

Tes répliques de film cultes / moments cultes ?

« Celui qui viendra te proposer la rencontre, c’est lui le traitre« .
Marlon Brando à Al Pacino, dans « Godfather » de Francis Ford Coppola.

Un extrait daily motion/youtube que tu aimerais partager ?

Oui : http://www.youtube.com/watch?v=o5Lk…

Ta plus grosse galère ?

On se dit qu’elle arrive.

Ta meilleure astuce technique ?

Ne jamais croire en l’argent.

Une musique de film que tu aimes ?

Le dernier des Mohicans.

As-tu un pronostic pour la palme ? Un film primé les années précédentes que tu préfères ?

Non, pas de pronostic.
Pour les années précédentes, « Elephant » de Gus Van Sant.

Et bien sûr, quelques mots sur ton collectif !

Outre nos activités habituelles, nous avons le projet de créer une cinémathèque. Cette cinémathèque sera outre un lieu de diffusion, un lieu de conservation du patrimoine cinématographique, professionnel et amateur, sous tous formats (8, 16, 35 mm, betacam, VHS, DVD, DV…), où nous réunirons ensemble la mémoire bourguignonne et nationale à travers des courts, moyens et longs métrages, des documentaires, des images d’archives, des films scientifiques, des films familiaux, des collections personnelles… Autant de témoins de nos ressources culturelles, souvent menacés de détérioration, de destruction quand ils ne sont pas correctement conservés. L’association a pour principe de tout accepter sans aucun jugement d’ordre esthétique. Il faut essayer de tout conserver, de tout sauver et renoncer à jouer à l’amateur de classique.

On lance donc un appel : dans vos greniers, caves, armoires, chez vous, chez vos parents et grands-parents, doivent se trouver ces documents. Nous proposons de stocker ces films dans des locaux équipés pour la conservation, de les étudier, de les cataloguer et d’en constituer une base de données qui sera consultable sur internet et dans nos locaux, afin que tous puissent y avoir accès dans la mesure des accords passés avec les ayants droit. Une copie sur CD ou DVD des films déposés pourra notamment vous être retournée sous réserve des moyens qui nous sont offerts par les différents organismes avec qui nous travaillons.

En savoir plus : http://www.adkamera.com/

 

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