L’Université de Lyon vient d’ouvrir sa première boutique de sciences. Encore confidentielles en France, ces structures permettent de diffuser les savoirs au plus grand nombre tout en ouvrant le monde de la recherche à la société.

 

Inaugurée le 9 décembre dernier, la boutique de sciences de l’université de Lyon fait office de projet pionnier en France. Si l’Université de Grenoble et l’ENS Cachan disposent également d’un tel outil, peu d’établissements français se sont lancés dans cette démarche. A la lisière entre la diffusion des savoirs et la démocratisation des techniques scientifiques, ces boutiques permettent de se pencher sur des problématiques identifiées par la société civile au travers de recherches poussées ; Des recherches apparaissant ainsi moins déconnectées de leur environnement local. Depuis la fin des années 1960 et l’émergence des premières entités aux Pays-Bas, c’est bel et bien une volonté de démocratiser la recherche au sein de la société qui est brandie par les porteurs du concept.

 

Quel intérêt pour les associatifs étudiants ?

 

S’allouer les services d’un chercheur ou d’un doctorant n’est pas donné à toutes les associations étudiantes. Cela demande des moyens financiers ainsi qu’un réel effort de coordination des activités. Mais avec les Boutiques de Sciences, le problème est réglé. Concrètement, toute structure associative étudiante ayant besoin, dans le cadre de ses activités, de l’expertise d’un scientifique peut faire appel à ces structures. Elles joueront, en effet, le rôle stratégique d’interface avec le monde académique. Un moyen efficace de disposer des compétences d’étudiants en master scientifique et de chercheurs sans débourser le moindre euro.

 

Comment ça se passe à Lyon ?

 

Pour accéder à l’aide de la boutique lyonnaise, les associations devront se pencher sur des thématiques liées à l’environnement et la santé. Dans ce champ, les problématiques sont nombreuses et variées. Pour entreprendre une démarche, il suffit de remplir le formulaire mis à votre disposition sur le site de la Boutique de Sciences de Lyon et répondre à quelques questions sur vous, votre projet et l’interrogation que vous souhaitez soumettre au corps scientifique. En 2014, dix projets devrait ainsi être soutenus grâce, notamment, au financement de la Région Rhône Alpes.

 

Les boutiques de sciences, une affaire de valeurs ?

 

Isabelle Maugis, la responsable de l’ADRECA et animatrice de l’Échop’ à Sciences de Grenoble, tient à rappeler les valeurs d’un mouvement qui avait connu son apogée en France dans les années 1980. Pour elle, il s’agit avant tout de « partager des savoirs, co-construire des projets et abolir les relations verticales entre le monde scientifique et les citoyens ». Assurant que ce genre de projets permettra de décloisonner les universités et les ouvrir sur leurs villes, elle pense également que « la rencontre entre un savoir académique et une expérience de terrain ne peut conduire qu’à une plus value pour la société. » Cette interaction, voulue entre la science et la société, est une nouveauté selon Isabelle Maugis. Elle insiste notamment sur le fait qu’il y a 30 ans, les rapports étaient davantage verticaux et que la démarche de co-construction est très récente.

 

 

Pour aller plus loin, visitez les sites de la Boutique de Sciences de Lyon et de l’Echop’ à Sciences de Grenoble.

 

 

>> http://www.universite-lyon.fr/science-societe/nouveau-lancement-d-une-boutique-des-sciences-pour-le-site-lyon-saint-etienne-225076.kjsp?RH=PFR-Cul&RF=1374824559314

 

>> http://www.echop-a-sciences.org/

 

Et si vous voulez tout savoir sur les boutiques de sciences, lisez la fiche dédiée.

 

>> www.animafac.net/fiche-88-la-boutique-de-sciences

 

Crédits photo : Vue sur le campus de Lyon 3 @Melty Campus

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