-

-
Blog - Médias
2012 est à vous : prends la parole !
Rendez-Vous-
du 24 Mai 2012 18:00
au 24 Juin 2012 21:00
à Paris
Région: Ile-de-France
Posté par Rirenvert
Thème: Environnement
-
du 1 Juin 2012 19:00
au 30 Juin 2012
à Lyon
Posté par Arts Dreams
Thème: Culture
-
du 23 Juillet 2012 01:00
au 30 Juillet 2012 01:00
à Marlhes, vers Saint-Etienne
Région: Rhône-Alpes
Posté par Animalistes de Lyon
Thème: Lutte contre les discriminations et inégalités
-
Environnement
-
-
Les communautés d'animafacFonctionner en réseau, c'est avant tout favoriser la circulation de l'information et promouvoir l'échange entre les membres. Associatifs de tous horizons, cet espace vous est dédié ! Vous souhaitez connaître l'actu de votre région, de votre thématique ? Echanger avec d'autres associatifs ? Vous voulez participer à l'élaboration des articles du centre de ressources ou tout simplement poser une question ? N'hésitez plus, connectez vous ! Une réponse vous attend déjà !
RécemmentRédaction a annoncé l'événement suivant :
le 17 Septembre 2009 à 19:30Développement sans frontières fait sa rentrée
accédez à votre compte
5 bonnes raisons de s'inscrire -
PRÉVENTION DES RISQUESDossiersENVIRONNEMENTÉvénementsMÉDIAS ÉvénementsENVIRONNEMENT Contributions au débatCULTURE Événements -

Fiche 24 : Rendre son Resto U écologique
26 Mars 2008Sur le même thèmeAlternative à la plâtrée de pâtes quotidienne, le steak-frites à 2,80 euros du Resto U représente souvent le seul horizon gastronomique de l'étudiant fauché. Un délice pour les papilles qui coûte cher à la planète. Des produits chimiques utilisés pour la culture des pommes de terres et l'élevage des bœufs, aux transports, en passant par le stockage, l'emballage, la congélation et le retraitement des déchets, un repas représente en moyenne l'équivalent de trois kilos de CO2 brûlés, soit un trajet en voiture de 16 kilomètres. Une bonne raison pour mettre un peu d'écologie au coin du RU.
1) COMPOSER SON MENU
Des dangers de l'alimentation
En ces heures de respect de la planète, manger peut s'avérer un véritable casse-tête, comme vous allez le découvrir avec cette liste non exhaustive des dommages environnementaux liés à notre alimentation. Le but n'est pas de vous décourager : il s'agit d'une introduction informative qui vous aidera à composer votre menu et à mener des actions de sensibilisation, non d'un code de conduite à respecter à la lettre.Un menu sans gaz à effet de serre (GES)
- Éviter la viande. Escalopes, côtelettes, steak et travers pèsent lourd en GES. Non seulement car le bétail est nourri par des céréales produites à grands renforts d'engrais azotés, mais également parce que les ruminants émettent, par des voies que la bienséance nous interdit ici de nommer, jusqu'à 20 % des émissions mondiales de méthane. Au jeu des émissions de GES, toutes les viandes ne sont pas égales : produire un kilo de veau revient à parcourir 220 kilomètres en voitures, contre 180 kilomètres pour l'agneau et 70 pour le bœuf. Le porc s'en sort haut la main avec seulement 30 kilomètres.
- Éviter les transports. Avant d'arriver dans nos assiettes, les fruits et légumes ont connu bien des péripéties. Plantés très loin d'ici, dans des contrées où neige et verglas appartiennent à la mythologie, ils sont ensuite rangés dans des cagettes auprès de leurs congénères. Direction l'aéroport le plus proche puis, quelques milliers de kilomètres plus loin, l'entrepôt d'où ils seront acheminés par camion vers votre RU. On vous laisse calculer les émissions de ce parcours du combattant : www.actioncarbone.org.
- Éviter les produits congelés. Pour être maintenu sous les -18° réglementaires, l'aliment congelé doit être stocké dans un container qui, en plus d'utiliser une énergie colossale, fonctionne grâce à des gaz frigorigènes au pouvoir de réchauffement étonnant... sur la planète.Un menu sans pollution
- Éviter les produits suremballés. Qui dit plus d'emballages, dit plus de déchets, plus d'incinération et donc plus de pollution. On oublie les petits gâteaux dans leur sachet fraîcheur, les mandarines emballées et autres aliments sous-vide.
- Optez pour le bio. Le label AB (pour Agriculture biologique) vous garantit que fruits et légumes sont cultivés sans l'aide de produits chimiques et de synthèse, autrement dit, sans répandre de pesticides dans les sols et dans les airs.Un menu qui ne nuit pas à la biodiversité
Selon la FAO (Food and Agriculture Organization), les trois quarts des espèces de poissons seraient actuellement surexploitées et pourraient disparaître dans les années à venir. Il ne s'agit pas d'arrêter de manger totalement des produits de la mer, mais de respecter les quotas de pêche, calculés pour permettre aux animaux marins de se reproduire. Pour en savoir plus, téléchargez le guide du consommateur de poisson responsable « Et ta mer, t'y penses » sur le site de Greenpeace.
Faire le tri
L'estomac criant famine, vous vous demandez sans doute ce qu'on peut encore bien manger sur cette planète. Rassurez-vous, même Al Gore continue de se nourrir de temps en temps...
Maintenant que vous voilà au fait de tous les risques environnementaux liés à l'alimentation, à vous de faire le tri et de composer, pour votre Resto U, le menu qui vous semble le mieux correspondre aux enjeux que vous défendez, aux problématiques de la région et aux attentes de vos pairs. Vous habitez en Bretagne, région connue pour sa pollution agricole ? Vous trouverez plus d'écho en imaginant un self bio. Votre université s'est mise à l'heure de l'Agenda 21 ? Foncez sur le menu sans gaz à effet de serre.
Attention également à l'équilibre des menus que vous proposez. Le menu sans GES implique, par exemple, de ne presque plus consommer de viande. Ne faites pas l'économie des lumières d'un nutritionniste qui vous expliquera comment adapter votre carte pour ne pas anémier vos camarades de promo.
Votre menu défini et ses gains environnementaux calculés, il ne vous reste plus qu'à convaincre le RU de vous suivre dans cette aventure.2) CONVAINCRE SON RESTO U
Et l'État créa le RU...
Avant de vous lancer dans un lobbying actif auprès de votre restaurant universitaire, quelques indices sur le fonctionnement de cette noble institution qui naquit un jour de l'an de grâce 1955. Ce 16 avril, 1955 donc, une loi institue le Centre national des œuvres universitaires et sociales (CNOUS), afin « d'améliorer les conditions de vie et de travail des étudiants. » Pour ce faire, cet établissement public autonome propose plusieurs services : des bourses, une aide au logement, mais surtout des restaurants universitaires, devenus au fil des ans et des dévoiements du langage étudiant, les Restos U ou RU.
Le CNOUS fonctionne en réseau, l'antenne nationale s'occupant de gérer ses satellites régionaux, les CROUS, qui coachent eux-mêmes leurs antennes locales, gérant quant à elles leurs restaurants. De sorte que, toute chose étant bien faite en ce bas monde, chaque étudiant de chaque université de l'hexagone peut se délecter à midi d'un menu conçu en son honneur pour la modique somme de 2,80 euros.
Le prix du menu est fixé au niveau national, par le CNOUS, qui décide également des subventions accordées à chaque antenne. Ce budget comprend les repas quotidiens et un petit extra pour des opérations gastronomiques ponctuelles.
Le Conseil d'administration du CNOUS compte 29 membres : représentants de l'État, du personnel des CROUS, des Présidents d'universités, des étudiants, des personnalités qualifiées, un député et un sénateur. Les CROUS ont eux aussi leur CA, lequel reproduit peu ou proue le même équilibre, le député et le sénateur étant remplacés par un représentant du Conseil Régional.Démarcher le RU
Une fois l'organisation du RU comprise et ses impératifs financiers analysés, l'animal politique qui est en vous peut élaborer un plan d'action.
Convaincre les différents échelons
Premier interlocuteur à convaincre : le directeur du restaurant. Sans son concours, inutile d'espérer mettre en place une quelconque opération puisque c'est lui qui négocie avec les fournisseurs, choisit les menus et dirige les cuisines.
Mais votre lobbying ne doit pas s'arrêter là : seul le CROUS dans un premier temps, le CNOUS dans un deuxième temps, peuvent décider de débloquer les budgets nécessaires et de définir une politique gravant définitivement des principes écologiques dans le marbre de la carte.Sympathiser avec les différents acteurs
Pour mener ce lobbying, il vous faudra trouver les arguments qui font mouches auprès des différents membres du CA. Adaptez votre plaidoyer à chacun. Aux représentants de l'État, les gains environnementaux et la sensibilisation des étudiants ; aux élus étudiants, la volonté de vos pairs d'avoir accès à de tels menus ; au personnel du CROUS, la facilité de mise en œuvre de votre projet et le gain de notoriété pour leur restaurant ; à l'élu de la Région, l'opportunité de valoriser les producteurs locaux et leurs bonnes pratiques ; aux Présidents d'université celle de pouvoir vanter la mise en place de mesures écologiques sur leurs campus...
Développer ces arguments suppose évidemment que vous ayez monté, au préalable, un dossier solide listant les différents bénéfices de votre projet. N'occultez pas les difficultés : ces menus coûtent plus chers que des repas classiques, les fournisseurs sont plus rares, etc.Proposer une mise en place progressive
Peu de RU vous suivront les yeux fermés dans un projet de menu écologique sans avoir testé la formule avant. Sans compter que les contrats avec les fournisseurs étant généralement signés pour au moins un an, modifier les commandes en cours d'année est compliqué.
Proposer de tester la formule au cours d'opérations exceptionnelles peut donc être un bon compromis, dans un premier temps. Le Resto U disposant de budgets spécifiques pour ces évènements, vous pourrez sans mal les convaincre de les utiliser pour la bonne cause. Mais ne perdez pas de vue que le but est de pérenniser l'expérience pour proposer, à terme, ces menus régulièrement, voire quotidiennement. Tâchez de dresser un bilan de ces actions ponctuelles (avis des étudiants, évaluation des fournisseurs, viabilité de la formule, etc.) qui vous aideront à constituer votre dossier.Rechercher des partenariats financiers
Profitez de ce temps d'expérimentation pour chercher des partenariats financiers qui vous aideront à pérenniser le projet. Les finances des CROUS n'étant pas extensibles et surtout pas toujours de leur ressort, vous avez deux solutions : attendre qu'une décision nationale impose aux Restos U de se mettre à l'heure écologique ou rechercher des sous ailleurs.
Le Conseil régional ou la Mairie sont de bons interlocuteurs, surtout si votre projet sert la politique locale. Soucieuse de promouvoir une agriculture verte en Bretagne très polluée, la mairie de Lorient avait ainsi poussé le RU à adopter des menus bios, moyennant une aide financière.3) À L'HEURE DU REPAS ÉCOLOGIQUE
Votre projet accepté par le CROUS, reste à donner aux étudiants le goût de la nourriture écologique.
Sensibiliser les étudiants
À ma gauche, un steak-frites. À ma droite, une louche de quinoa et sa poêlée de lentilles au cumin. Aussi étrange que cela puisse paraître, il n'est pas évident que le choix de l'étudiant affamé se porte d'emblée sur ce second choix. Modifier les habitudes alimentaires de vos pairs n'ira pas sans un travail de sensibilisation.
Travaillez leur appétit très en amont en distribuant, le plus vite possible, une documentation sur les risques écologiques liés à l'alimentation. Le Réseau Action Climat propose, en partenariat avec l'ADEME et d'autres associations, un fascicule très complet intitulé « Des gaz à effet de serre dans mon assiette ». Vous pouvez également distribuer les guides de Greenpeace concernant la préservation des ressources marines. Si vous avez le temps et l'opportunité d'organiser des journées de sensibilisation durant lesquelles vous ferez venir des conférenciers, votre impact auprès des étudiants n'en sera que plus grand.
Continuez votre opération de lobbying, le jour J, lorsque les menus écologiques seront enfin proposés dans le self. L'association Objectif 21, qui avait mis en place cette opération à l'INSA de Lyon, avait ainsi disposé de grandes affiches visibles par les étudiants lorsqu'ils faisaient la queue. Celles-ci portaient des messages évocateurs type « Un steak = 20 kilomètres en voiture », etc. Pensez également à bien signaler les menus écologiques afin qu'ils puissent les repérer dans la jungle des plats proposés.
Enfin, si votre opération venait à se pérenniser, prévoyez de fréquentes piqûres de rappel. Le Resto U de Lorient, qui s'est mis à l'heure du bio voici presque neuf ans, a en effet observé un relâchement de la motivation des étudiants sitôt passée la phase de sensibilisation, au point que les menus bio n'étaient presque plus choisis et l'opération de moins en moins rentable.Créer une AMAP dans votre établissement
Outre les gains écologiques concrets qu' apportera votre projet, l'ambition d'une telle action est également de donner aux étudiants, consommateurs en herbe, le goût d'une alimentation respectueuse de l'environnement. Leurs moyens financiers ne leur permettent cependant pas toujours d'avoir accès à des produits écologiques.
Créer une Association pour le maintien de l'agriculture paysanne (AMAP) dans votre université peut être un bon moyen d'avoir collectivement accès à des fruits et légumes bio. Ces structures proposent un système de vente directe entre un exploitant agricole et un groupe de consommateurs : les intermédiaires financiers étant supprimés, les produits sont moins chers et leur vente plus rentable pour l'agriculteur. Pour en créer une, pas de règles mais deux impératifs : trouver des consommateurs et un agriculteur consentant. Le reste se passe sous la forme associative. En partenariat avec votre fournisseur, vous définissez un rythme de distribution, la taille des « paniers » et leur prix, etc. Pour en savoir plus, consultez la fiche pratique « Créer et animer une AMAP » sur le site d'Animafac ou rendez-vous directement sur le site des AMAP.
L'AMAP pourra, par la suite, servir de prétexte à d'autres achats groupés : café et thé équitables, viande bio, céréales pour composer un menu sans gaz à effet de serre, etc. C'est bien connu, tout est moins cher quand on est plusieurs, et la motivation vient en mangeant.Télécharger la Fiche pratique en PDF
- Revenir au sommaire du Guide Pratique
- Revenir au sommaire de la partie "Les fiches pratiques"
Envoyer votre commentaire
Commentaires
Personne n'a encore commenté cette page.
Flux RSS pour les commentaires de cette page | Flux RSS pour tous les commentaires






