Organiser une manifestation autour de l’écrit

Fiche pratique

« Investir l’espace public à travers un acte artistique est souvent vécu comme l’exercice d’une liberté inaliénable. (…) Lorsque l’occupation de l’espace public s’est produite, que la représentation a eu lieu, le lendemain la rue apparaît comme une grève dont se seraient retirées les vagues. » (José Rubio, Coordinateur du groupe de travail du Temps des arts de la rue)

Et lorsque les mots investissent l’espace ? Ne permettent-ils pas eux aussi d’agir pour le plus grand bien de la protection de l’environnement, de la mixité sociale ou de toute autre cause que vous souhaitez défendre ? Petit tour d’horizon des pratiques permettant de frapper les esprits par le verbe !


1. Un salon du livre

Une journée du livre a la particularité d’être originale, culturelle et de rassembler les étudiants. Pour peu qu’elle soit thématique, vous pourrez l’accompagner d’un colloque ou d’un débat avec les auteurs, tout en restant dans le cadre de la détente. Rien n’est cependant figé, votre événement peut prendre de multiples formes, et c’est à vous qu’il reviendra de lui donner la connotation que vous souhaitez.

Mais attention, on ne monte pas un salon du livre comme une manifestation culturelle ordinaire. Et encore moins comme une opération commerciale : un livre n’est pas simplement un objet aliénable à titre onéreux. Un livre se lit, et c’est ce qui est écrit à l’intérieur qui fait que parfois on le jette au feu. Une journée du livre peut ainsi devenir un acte militant (le maire de votre ville, qui a l’esprit badin, a par exemple dit pour rire au conseil municipal « quand j’entends le mot culture je sors mon revolver »). Mais ce sera toujours un acte civique : vendre des livres, les mettre à la disposition des étudiants et confronter les auteurs à leur public, c’est à la fois encourager la lecture et faire vivre l’édition, qui en a bien besoin.

On peut également organiser un salon du livre spécialisé pour un public précis : un salon du livre sur l’énergie nucléaire dans une fac de sciences par exemple. Mais si votre objectif n’est que de vendre des livres, vous risquez d’entendre souvent revenir les mots « Salon de la Porte de Versailles ». Lancez-vous plutôt dans une soirée : c’est moins long et ça rapporte plus !

LES DÉTAILS

Pour que votre journée soit, comme les réunions de l’ambassadeur, un véritable succès, il faut s’y prendre à l’avance. Comptez donc au moins deux mois de préparation. Oui, deux mois ! On vous avait prévenu, c’est du boulot.

LA BONNE PÉRIODE

Pas de recette miracle. Sachez seulement que le temps des salons vient d’ordinaire en automne (rythme des parutions oblige) et qu’il peut être astucieux de vendre des bouquins à la veille des fêtes: pourquoi ne pas installer un stand papier cadeaux ? Néanmoins on se doute bien que vous ne serez pas les seuls à avoir la même idée : renseignez-vous sur ce qui se fait dans votre région.

COMMENT S’ORGANISER ?

Seul ou à plusieurs associations, il faut pouvoir mobiliser au moins une dizaine d’étudiants afin de les répartir dans différents groupes de travail. Si vous faites le choix de porter le projet à plusieurs associations, ce sera une bonne occasion pour lui donner plus d’envergure. Il vaut mieux éviter le partage du travail entre associations pour préférer une fusion suivant les affinités et compétences de chacun. Une fois votre équipe au complet, répartissez tout ce beau monde dans des groupes de travail pour gagner en efficacité.

Pour plus d’informations, reportez- vous à la fiche pratique «Organiser un événement interassociatif».

LES GROUPES DE TRAVAIL

Constituer quatre ou cinq groupes (ou « commissions », si on a l’esprit administratif) est un bon choix. Cela correspond grosso modo au nombre de tâches à exécuter : inviter les auteurs, informer la terre entière de votre projet (étudiants, public, presse), trouver et préparer un lieu où rassembler vos auteurs, financer le tout. Chaque commission devra avoir un coordinateur, qui, comme son nom l’indique, coordonnera les efforts de tous, rappellera les participants et organisera les réunions.

Il faut éviter de faire de chaque commission un monde clos : il est important de tenir des réunions de coordination avec l’ensemble des personnes investies car vous verrez rapidement qu’un salon du livre est un bloc et que d’une commission à l’autre, une bonne communication reste la clé du succès. Mais aussi parce qu’en s’y prenant des semaines à l’avance, on risque de voir la mobilisation retomber après les premiers jours de travail intensif. Ces réunions sont une bonne occasion pour maintenir la joie et l’allégresse parmi les organisateurs et remobiliser tout le monde en faisant participer chacun aux décisions. Elles permettent ainsi de ne pas partir à cinq cents pour finir à trois ou quatre le jour J…

DANS QUEL ESPRIT INVITER LES AUTEURS ?

N’oubliez pas que ce genre de manifestation est très répandu et pris en charge par de grosses structures qu’il ne vaut mieux pas concurrencer. L’objectif est donc de trouver LA bonne raison qui motivera les auteurs à venir passer leur journée à écrire « à Zezette, bien amicalement » sur la première page de leur bouquin ! Leur principale motivation pour venir assister à votre salon sera de rencontrer des jeunes qui pratiquent la lecture et seraient susceptibles de lire leurs oeuvres et d’en parler. Préparez donc un dossier complet dans lequel devront apparaître les éléments suivants : qui organise le salon, sa date, où il se tiendra et surtout la raison pour laquelle ce salon n’est pas le énième où ils viendront s’ennuyer et vendre, s’ils ont de la chance, un voire deux livres. N’hésitez pas à proposer quelques animations supplémentaires, pour ne pas faire de votre journée une simple opération commerciale : avoir des auteurs réunis ensemble dans votre fac est une trop belle occasion pour se contenter de monter une librairie éphémère.

Organisez donc des stands à thème, des coins débats que vous aurez soigneusement élaborés, des animations (théâtre, lectures, improvisations, petites expos…). Dans le dossier, n’hésitez pas non plus à donner un peu de personnalité à votre manifestation. Si vous êtes dans une grosse fac de lettres ou de sciences humaines, par exemple, dites qu’aucun salon ne se fait dans la région et mettez en avant l’idée que vous êtes les seuls à proposer une rencontre pour les étudiants, qui rêvent de pouvoir approcher les auteurs, les toucher et humer enfin la quintessence de leur esprit dans un périmètre clos…!

COMMENT LES INVITER ?

Il n’est pas difficile d’inviter des auteurs : il suffit de taper leur nom dans un moteur de recherche pour voir apparaître la maison d’édition qui les publient et la liste de leurs derniers ouvrages. Il vous faudra ensuite écrire une jolie lettre très motivante à ladite maison d’édition « à l’attention de votre auteur », où vous énumérerez toutes les bonnes raisons qui le pousseront à venir dans votre fac. C’est après que les choses se compliquent. Il vous faudra recontacter la maison d’édition par téléphone une semaine ou dix jours après, demander à parler à l’attaché de presse, et faire le point sur votre demande.

Trois conseils : commencez (très) tôt et visez large, car 10 ou 15% de réponses positives représentent déjà un bon score ! Ensuite, dès la première réunion, donnez à chacun des organisateurs, quelque soit son groupe, un nombre d’auteurs dont il sera responsable : c’est un très gros travail, il faut le répartir dès le début. Enfin, prévenez également les étudiants de votre fac : on ne sait jamais, certains auront peut-être dans leurs connaissances un moyen de toucher plus directement les auteurs. Dans ce domaine, les « relations » sont d’une efficacité incomparable.

OU FAIRE LA JOURNÉE DU LIVRE ?

Pourquoi pas dans le hall que l’on aura si possible rendu plus convivial à l’aide de quelques artifices bien imaginés : des tables, des plantes vertes, un peu de moquette, du papier craft, quelques bouteilles (eau et jus d’orange obligatoire, voire Bourbon, si vous avez les moyens…), et surtout des accompagnateurs pour assister les auteurs et… leur faire la conversation s’ils s’ennuient !

Si votre salon est plutôt ouvert, invitez quelques dessinateurs et auteurs de BD : leur succès est assuré, et cela mettra une bonne ambiance. Vous pouvez même demander à l’un d’eux de faire le dessin de l’affiche, ou d’utiliser l’un des siens à des fins de communication. Un problème toutefois : pendant les salons du livre, les dessinateurs sont les seuls à vraiment bosser… Au bout du 150ème Mickey Mouse « pour ma petite soeur s’il vous plait » il leur arrive d’avoir les yeux rouges, le teint vert, la plume molle et, alors qu’ils se trouvent dans un état de déliquescence avancée, de s’enfuir ventre à terre en jurant qu’on ne les y reprendra plus. Ce sera malheureusement souvent une bonne raison pour décliner votre invitation !

COMBIEN DE TEMPS DOIT-ELLE DURER ?

Tout dépend du nombre d’auteurs que vous attendez et de la place dont vous disposez. En général, une fenêtre de 14h à 18h est amplement suffisante. Une forte activité se constate généralement vers 15h, après le déjeuner.

OU TROUVER LES LIVRES ?

Tout dépend de votre motivation. Si vous voulez gagner un peu d’argent, vous pouvez prendre vous-même en charge la gestion des ventes du début à la fin. Mais il faudra alors assurer la commande des bouquins, leur livraison, le retour des invendus… En un mot, un travail énorme qui vous prendra pas mal de temps et d’énergie. La solution de facilité consiste à faire appel à un libraire. Essayez d’en dégoter un de taille raisonnable et pas trop éloigné, pour qu’il puisse garder avec vous un contact permanent et trouve un réel intérêt à travailler pour votre salon. Il tiendra alors une caisse dans l’enceinte même de la fac, et se sera chargé de passer lui-même les commandes, à condition que vous l’ayez prévenu suffisamment tôt.

LA PUBLICITÉ

Si le salon se tient en plein hall ou à un endroit stratégique de votre campus, vous êtes assurés de la présence d’un minimum d’étudiants. Mais « toujours plus » étant votre devise, une publicité d’enfer peut vous faire doubler le nombre des présents. Radios, encarts dans les journaux… Tout est bon, même si cela dépendra surtout de vos moyens financiers et de vos réseaux. En revanche, utilisez tout de même les outils de communication classiques : tracts, affiches, autocollants, réseaux sociaux… Et balancez tout quelques jours avant le salon, il est inutile de s’y prendre trop tôt.

LES SPONSORS

Dans ce domaine, vous avez de réelles chances de parvenir à vos fins. En effet, une entreprise pourra considérer, outre l’avantage d’une manifestation au coeur de la fac, qui attirera forcément l’attention des étudiants, un vrai gain d’image : le livre bénéficie toujours d’une forte sympathie, et si vous avez une star, la publicité pour l’entreprise est assurée. La même remarque vaut pour vos éventuels partenaires publics.

ALLER PLUS LOIN

Il existe un organisme – « la maison des écrivains et de la littérature » – peu connu des associations étudiantes, mais qui a pour but, entre autres, de promouvoir les manifestations autour des livres dans les universités. Un simple salon commercial ne les passionnera pas vraiment : en revanche, si vous savez monter des activités, même modestes, en amont de votre journée, de manière à mettre davantage l’écriture et les écrivains en avant, (ce que nous ne pouvons que vous encourager à faire) il vous sera possible de monter un partenariat avec eux.


2. Une manifestation liée à la poésie

La poésie est un moyen d’expression qui se plie facilement à la forme courte. Comme les cactus, il suffit de l’arroser de temps en temps de quelques gouttes pour la faire vivre. Sans pousser plus loin la métaphore horticole, on dira que la poésie trouve le temps de s’inscrire dans le quotidien et permet de « filer » l’action que vous désirez entreprendre. L’idée consiste à faire passer votre message en douceur, grâce à cette forme d’écriture particulière. Car malgré sa forme courte, le poème peut néanmoins vous permettre de frapper les esprits : le poète que vous choisirez mettra ainsi son art au service d’une cause, au-delà d’un simple engagement créatif.

Les possibilités d’utilisation du poème sont multiples. L’affichage est une solution, comme le pratique depuis un certain temps la RATP dans le cadre du Printemps des Poètes. Placées à des endroits stratégiques ou synonymes d’attente (ascenseurs et autres antichambres), ces affiches rappellent les dazibao chinois, incitent à la réponse et frappent les esprits forts et naguère insensibles.

Il est également possible de faire des interventions dans différents lieux de vie et de passage, aussi bien à l’université, aux cafét’ et restos U, que dans la ville, sur les places publiques, dans les gares ou encore dans des bars. Ces interventions peuvent être des lectures, d’apparence spontanée, des distributions de poèmes sur papier ou de véritables performances, des « happenings ».

Deux possibilités s’offrent à vous si vous souhaitez utiliser la forme poétique pour rallier le public à votre cause ou le sensibiliser à des situations jugées inacceptables : soit vous trouvez votre bonheur parmi la multitude de poèmes déjà existants, auquel cas le paragraphe suivant vous concerne ; soit vous préférez faire participer vos compères à la création d’oeuvres subversives, et vous vous reporterez à la partie « Faire appel aux talents de vos pairs ».

OU L’ON PRÉCISE QUELQUES POINTS TECHNIQUES

Attention aux droits d’auteur ! Logiquement, toute reproduction ou diffusion d’un texte déposé, qui dépasse les bornes d’une citation (en général, autour de six lignes) est soumise à l’accord de l’auteur ou de ses ayant-droits et au paiement de droits. En ce qui concerne la poésie, et principalement sa lecture en public, les règles sont plus floues, et plus souples, surtout si votre manifestation est gratuite et n’entraîne pas de bénéfices directs. N’hésitez pas à contacter la Société des gens de Lettres ou la SACD, en fonction de vos intentions.

Important : l’oeuvre écrite tombe dans le domaine public soixante-dix ans après la mort de son créateur. Vous n’aurez donc rien à payer aux ayantdroits de Ronsard !


3. Faire appel au talent de vos pairs

Quelle que soit la forme écrite que vous souhaitez utiliser pour faire passer votre message, vous avez la possibilité de miser sur vos talents et ceux de votre entourage. Pour peu que vous cadriez un peu les choses, vous pourrez ainsi faire émerger des écrivains insoupçonnés, qui, déjà ralliés à votre cause, permettront de faire passer vos messages de façon percutante.

ORGANISER UN CONCOURS D’ÉCRITURE

Vous pouvez organiser un concours, à l’aide de partenaires choisis, et faire ainsi miroiter de fabuleux prix aux étudiants ébahis. Ces concours peuvent se présenter sous deux formes : soit en faisant plancher les concurrents pendant un temps déterminé (du jour au lendemain), soit en fixant une taille maximale et une date limite de dépôt des textes. En ce qui concerne le genre, la nouvelle et le poème sont les formules les plus courantes. Pour définir le thème, réfléchissez bien au message que vous souhaitez faire passer et choisissez des sujets imposés, comme par exemple « inégalités », « droits de l’homme » ou encore « réchauffement climatique ». Si les sujets sont infinis, tout comme les causes que l’on peut souhaiter défendre, n’oubliez pas que plus il y a de contraintes, plus l’exercice est amusant. Et qu’un sujet original vous assurera un nombre plus important de participants.

À cet égard, attention aux bides : inutile de rappeler l’importance de la publicité et l’intérêt d’un prix appréciable, histoire de ne pas faire concourir trois pelés et deux tondus (ce qui est toujours mieux qu’un seul tondu). Ce genre d’initiative est toujours assez apprécié, les étudiants adorent que l’on parle d’eux.

Pour plus d’informations sur les questions pratiques liées à l’organisation d’un tel concours, reportez-vous à la fiche pratique « Lancer un appel à créations artistiques ».

ORGANISER DES ATELIERS D’ÉCRITURE

A la différence d’un concours, les ateliers vous permettront, grâce à la constitution d’une équipe d’écrivains en herbe, d’instaurer un suivi sur le long terme de leur travail. Ce travail collectif s’inscrira dans la perspective d’un progrès, grâce à la mutualisation des connaissances et la mobilisation de talents divers et complémentaires. Vous pourrez ainsi, par exemple, associer un étudiant spécialisé dans la finance responsable à un autre engagé dans une association de défense de l’environnement pour proposer un texte permettant de sensibiliser de grandes banques françaises à l’impact carbone.

Lors de ces ateliers, on se rassemble et on écrit sur des thèmes, ou en suivant des consignes particulières. Par exemple, on balance des mots sur le thème « pour vous la maison écoresponsable idéale, c’est quoi ? », on choisit trois mots parmi ceux jetés sur le papier, on les raye, on les réécrit… Le rôle de l’animateur d’atelier est prépondérant. C’est lui qui saura effectuer un travail de chauffe pour délier les plumes, qui commentera les textes et les corrigera dans la mesure du possible. Veillez donc à bien le choisir. Dans l’idéal, ce sera un écrivain, mais vous pouvez aussi miser sur les talents des étudiants en lettres de votre établissement, probablement plus faciles à mobiliser… !

Cette expérience, si elle est bien conduite, fera beaucoup d’émules, notamment parce qu’elle permet de s’exprimer par écrit en groupe, sans complexe, et de progresser. Plus innovants, des ateliers slam ou l’écriture d’un roman sur twitter sont également à votre portée !

Pour vous permettre de mettre en valeur tout ce travail, vous pouvez organiser des événements de restitution, pour lesquels la venue d’un auteur concerné par le sujet ou qui a écrit sur la question, peut donner plus d’ampleur à votre projet. D’ailleurs, au cours d’une semaine d’exposition ou de collecte, faire venir un essayiste ou un romancier dans le cadre d’un débat, suivant la lecture de votre texte, permettrait de finir ou de commencer votre manifestation par un point d’orgue ou de la recentrer sur un moment fort.

COMMENT METTRE LA MAIN SUR DES ÉCRIVAINS ?
Le moyen le plus efficace est encore de s’adresser à la Maison des écrivains et de la littérature. Lieu de rencontre pour les écrivains français et étrangers, espace de réflexion sur le rôle de l’écrivain aujourd’hui, elle est précisément là pour ça. Dans le cadre d’un dispositif intitulé « Le Temps des Écrivains à l’université et dans les grandes écoles », elle vous aide financièrement et vous apporte une aide tant technique que logistique : elle vous aide à élaborer votre projet, vous propose éventuellement des auteurs susceptibles de s’inscrire dans votre action et facilite vos démarches auprès de ceux que vous souhaitez recevoir. La rémunération des écrivains venus participer à votre événement peut être prise en charge partiellement par la Maison des écrivains et de la littérature. Le principe est celui d’un financement à parité des interventions des auteurs : 50 % pour l’association et 50 % pour la Mel. Une intervention dure deux ou trois heures et correspond à un coût de 221.20 euros, charges sociales comprises.

N’oubliez de faire également appel à la bibliothèque de votre fac, évidemment concernée par la question et qui pourrait se montrer sensible à vos initiatives.

OÙ L’ON DONNE QUELQUES BONNES PISTES

Autour du verbe encore, les concours d’éloquence ont généralement toujours beaucoup de succès. Il s’agit de proposer aux étudiants d’écrire un texte sur un sujet déterminé (politique ou autre, mais les discours politiques ont toujours plus de gueule, rapport aux effets de manchette), et de le faire prononcer devant un public composé de notables et autres personnalités. Dans la même veine, les concours de plaidoirie pour les juristes marchent très fort dans certaines facs de droit. Pour donner un tour national à votre projet, entrez en contact avec des associations déjà existantes.

Enfin, au delà des partenaires que l’on peut solliciter habituellement pour aider à la réalisation d’un projet étudiant (CNOUS et CROUS, collectivités territoriales, etc.) on citera deux soutiens possibles à vos manifestations. La Maison des écrivains et de la littérature (voir encadré plus haut) est le premier, qui vous met en contact avec des auteurs susceptibles de se déplacer pour votre événement (ah, une lecture et une analyse faites par l’auteur lui même !). Le second soutien est le Centre National du Livre (CNL) qui peut vous octroyer une subvention.


4. Les ressources pour organiser une manifestation autour de l'écrit

La SGDL, Société des gens de lettres. Fondée en 1838 par des écrivains, elle a pour vocation de défendre les auteurs de l’écrit.

La Maison des écrivains et de la littérature. Un lieu de rencontre autour de la littérature contemporaine française et internationale. www.m-e-l.fr

Le CNL – Centre National du LivreLe CNL – Centre National du Livre. Il apporte un soutien financier à l’ensemble de la chaîne du livre : auteurs, éditeurs, libraires, bibliothèques.

Le Printemps des Poètes. Site web officiel de l’association, qui propose une poéthèque et des outils pédagogiques.

Le Service du Livre et de la Lecture. C’est un service de la direction générale des Médias et des Industries culturelles du ministère français de la Culture et de la Communication, chargé de l’application de la politique française en matière de bibliothèques et d’économie du livre (libraires, éditeurs…).

La Société Nationale des Auteurs Indépendants. Réaliser une couverture, obtenir un numéro ISBN, trouver un correcteur… La SNAI soutient et accompagne les auteurs indépendants dans leurs démarches quotidiennes.

La SACD, Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Fondée en 1777 par Beaumarchais, la SACD a pour mission de protéger les droits des auteurs.