-

-
Blog - Médias
2012 est à vous : prends la parole !
Rendez-Vous-
du 24 Mai 2012 18:00
au 24 Juin 2012 21:00
à Paris
Région: Ile-de-France
Posté par Rirenvert
Thème: Environnement
-
du 1 Juin 2012 19:00
au 30 Juin 2012
à Lyon
Posté par Arts Dreams
Thème: Culture
-
du 23 Juillet 2012 01:00
au 30 Juillet 2012 01:00
à Marlhes, vers Saint-Etienne
Région: Rhône-Alpes
Posté par Animalistes de Lyon
Thème: Lutte contre les discriminations et inégalités
-
Environnement
-
-
Les communautés d'animafacFonctionner en réseau, c'est avant tout favoriser la circulation de l'information et promouvoir l'échange entre les membres. Associatifs de tous horizons, cet espace vous est dédié ! Vous souhaitez connaître l'actu de votre région, de votre thématique ? Echanger avec d'autres associatifs ? Vous voulez participer à l'élaboration des articles du centre de ressources ou tout simplement poser une question ? N'hésitez plus, connectez vous ! Une réponse vous attend déjà !
Récemmentaccédez à votre compte
5 bonnes raisons de s'inscrire -
Magazine » Vie associative » Dossiers » L'éducation non-formelle ou comment apprendre tout au long de la vieInterview de Laure Onidi, ancienne présidente de l'AEGEE
31 Juillet 2009Sur le même thèmePouvez-vous présenter l'AEGEE en quelques mots ?
Laure Onidi : L'AEGEE (Association des États générauxdes étudiants de l'Europe) a été créée en 1985 par des étudiants de grandes écoles à Paris. C'est une plateforme européenne de discussion et de création de projets qui a pour but l'intégration des étudiants européens par l'échange d'idées et des projets concernant notamment la citoyenneté active, l'éducation supérieure et les échanges interculturels.
Son fonctionnement est très démocratique et laisse une large place à la discussion : le bureau (Comité directeur), basé à Bruxelles, est renouvelé tous les ans et les statuts sont régulièrement changés. Elle se structure en 250 groupes locaux, avec la particularité de ne pas avoir de plateforme nationale. Elle regroupe également onze groupes de travail sur des thématiques comme l'éducation ou la culture.
Sans avoir la prétention d'être représentative, l'AEGEE essaie néanmoins de porter la voix des étudiants à Bruxelles. Une personne est responsable des rapports avec les institutions européennes, tâche qu'elle partage avec le président.
Parmi les principaux projets que nous portons figure l'organisation d'universités d'été, dans un nombre de villes compris entre 90 et 120 chaque année. Une université d'été peut consister à permettre de faire du tourisme culturel, par l'organisation de visites thématiques, ou encore à suivre des cours de langue ou simplement découvrir une région.
Quel a été votre parcours au sein de l'AEGEE ?Laure Onidi : J'ai découvert l'AEGEE à Cologne, dont je suis devenue responsable des relations publiques de la branche locale. J'ai ensuite rejoint l'association au niveau européen, en travaillant sur le projet visant à promouvoir l'initiative citoyenne européenne, soit la possibilité pour les citoyens européens de déposer des propositions de loi auprès du Parlement, possibilité aujourd'hui prévue par le Traité de Lisbonne. Après cela, j'ai rejoint le bureau du groupe de travail européen des Relations publiques (PRWG).
J'ai ensuite rejoint le comité directeur comme directrice des projets et j'ai été présidente, mandat que j'ai achevé au 1er septembre dernier. Depuis, je continue de rester active au niveau local, en tant que formatrice et je suis également trésorière de l'Académie, groupe de travail au niveau européen qui organise les formations de l'association.
Quelles sont les opportunités d'apprentissage offertes par l'AEGEE ?Laure Onidi : L'AEGEE organise des formations au sein des « European schools », pour apprendre à gérer les relations publiques, à lever des fonds ou encore l'usage des nouvelles technologies. Des sessions de formations de formateurs sont également organisées. Ces formations se font à deux niveaux : un premier niveau d'apprentissage de gestion d'une branche locale, un deuxième niveau d'apprentissage de gestion de projets internationaux.
Ces formations se font selon les principes de l'éducation non-formelle et leur format a récemment évolué pour abonder davantage encore dans ce sens. Auparavant les journées de formation se structuraient en une matinée de présentation et une après-midi dédiée au travail de groupe avec des simulations de situation. Désormais, la journée entière de formation se structure sur la réflexion de groupe et l'échange de bonnes pratiques.
Les universités d'été s'inscrivent également dans cette logique d'éducation non-formelle, puisque, par exemple, les cours de langue qui y sont proposés ne se font par selon un format classique mais passent par la discussion et l'apprentissage en commun. Les autres apprentissages qui se font lors des universités d'été passent par des jeux et par l'échange mutuel.
Que permettent d'apprendre ces formes d'apprentissage non-formelles basées sur la participation ?Laure Onidi : Par rapport à mon expérience, cela m'a permis de réaliser qu'ensemble on peut faire une différence - que 1 + 1 font parfois plus que 2 - et qu'être un citoyen actif, c'est se donner les moyens de changer les choses.
L'éducation non-formelle nous place dans des situations où l'on est confronté à soi-même et nous apprend ainsi à dépasser nos limites. Elle nous place également dans des situations où l'on est confronté aux autres et apprend à être confronté à des différences qu'on ne peut ignorer, à comprendre les autres. La dimension interculturelle nous oblige à avoir du recul et à réaliser que ce qui est évident pour quelqu'un ne l'est pas pour tous et qu'il faut être capable de s'adapter.
L'éducation non-formelle incite à continuer à s'ouvrir à de nouvelles choses et à se développer en permanence.
Comment fonctionnent les formations de l'AEGEE ? Quelles sont leurs finalités ?Laure Onidi : La méthode de formation de l'AEGEE est de faire travailler les gens pour les faire réfléchir sur eux-mêmes. Par exemple en « Public relations european school », lors d'une session qui visait à apprendre à savoir comment se comporter face à une caméra, les formateurs ont demandé aux gens de se mettre en situation de simulations d'interviews et les ont filmés. Le fait de se voir ensuite a marqué beaucoup de personnes qui ont participé à cette formation. Elles ont alors pu analyser leur propre comportement face à une caméra, prendre du recul par rapport à elles-mêmes et ainsi prendre conscience de leur image face aux autres.
Sur le plan de la finalité, les formations répondent à un souci de ressources humaines : il s'agit de se donner les moyens de mobiliser au mieux le capital humain présent à chaque section locale, de créer une cohérence et de motiver les gens à faire plus pour l'association et, au-delà, pour la société.
Les formations cherchent à transmettre des bases en gestion, en relations publiques ou autres domaines utiles à la conduite de projets ; à développer une dynamique pour faire se créer des liens et permettre le développement de projets ; à permettre un développement de soi en faisant prendre conscience à chacun de son potentiel.
Mais les formations de l'AEGEE sont également porteuses d'une dimension idéaliste et veulent véhiculer l'idée qu'on peut changer la société et la faire bouger. Elles reposent sur la transmission de valeurs propres au travail de jeunesse : la solidarité, l'échange interculturel, la mobilité, la démocratie, le fait d'être un citoyen actif, le volontariat, etc.
Qu'apprend-on à l'AEGEE ?Laure Onidi : À l'AEGEE, une des choses que l'on apprend est que le développement personnel est très important pour l'épanouissement d'une personne et que l'apprentissage tout au long de la vie est une des clés de réussite d'une vie bien remplie.
Outre les apprentissages pratiques, comme la gestion de projets, la demande de subventions, la prise de parole en public, etc., on apprend à de prendre du recul sur son propre travail, à reconnaître ses erreurs et à apprendre de celles-ci. L'AEGEE a un fonctionnement très flexible et évolutif, qui permet d'apprendre de ses erreurs et de savoir s'adapter pour toujours rebondir. Avec du recul, ce qui pouvait parfois apparaître comme un manque de structuration est une manière de s'organiser qui permet d'apprendre à ne pas rester bloqué dans une structure figée et nous pousse sans cesse à évoluer et chercher une meilleure structure.
Pour beaucoup l'AEGEE est une école de la vie. C'est un bon endroit pour faire ses expériences et être armé pour la suite de son parcours. L'on y fait des apprentissages qui peuvent ensuite servir dans les futurs emplois ainsi que dans les relations avec les autres et avec le pouvoir.
Comment ces apprentissages sont-ils valorisés pour la suite du parcours de chacun ? L'AEGEE propose-t-elle des outils ou des dispositifs d'accompagnement pour l'identification et la valorisation des compétences acquises dans son cadre ?Laure Onidi : Il n'y a pas de système d'accompagnement allant en ce sens. Il y a eu quelques initiatives de contacts auprès d'entreprises pour qu'elles diffusent auprès de nous des annonces et que nous leur diffusions des profils, mais cela n'a pas fonctionné. Face à ces questions, il y a plusieurs réactions, d'un côté ceux qui veulent mettre en avant l'idée de désintéressement (approche idéologique), de l'autre ceux qui disent que l'expérience suivie à l'AEGEE est formatrice et qui veulent la mettre en avant.
Dans les faits, les choses se font en fait de façon naturelle. Beaucoup sont conscients à la fin de leur expérience de ce que celle-ci leur a appris et la mettent spontanément en avant lorsqu'ils commencent à rechercher un emploi. De plus l'AEGEE c'est aussi l'appartenance à un cercle d'amis, ce qui permet de se constituer un réseau et il est déjà arrivé que des membres recommandent d'autres membres pour certains jobs.
Il n'y a donc pas de système en place et les initiatives entamées en ce sens ont plutôt suscité un certain rejet, mais dans la suite du parcours de chacun cette valorisation se fait finalement d'elle-même.
Envoyer votre commentaire
Commentaires
Personne n'a encore commenté cette page.
Flux RSS pour les commentaires de cette page | Flux RSS pour tous les commentaires
-
ANNUAIRE DES ASSOCIATIONSVous recherchez des idées de projets ? Vous aimeriez vous engager dans une association près de chez vous ? Vous cherchez à monter des partenariats ?
L'annuaire des associations étudiantes contient environ 12000 contacts. Il vous permettra de mieux connaître les associations de votre campus ou de découvrir celles qui, partout en France, mènent des initiatives qui vous intéressent.
Fiche pratiqueAppel à projetsKit de campagne





