La Rentrée d’Après

Comment repenser la vie étudiante dans des établissements où l’on se voit moins (moins nombreux·ses et moins souvent) ? Comment la pandémie a-t-elle transformé le quotidien, les identités et le rapport au monde des étudiant·es et des lycéen·nes ?  Pour mieux porter la voix des jeunes dans un processus de reconstruction qui ne se fera pas sans elles·eux, Animafac, E&D, ESN France, Jets d’encre, les Jeunes Européens, Nightline, le Parlement Européen des Jeunes et le RESES ont porté le projet de la Rentrée d’Après.

 

Retour sur deux ans de plaidoyer au service de la vie étudiante !

La crise sanitaire que nous traversons bouleverse indéniablement la vie universitaire. Entre distanciation sociale et cours en ligne, le temps passé par les étudiants et les étudiantes sur les campus est de fait moins important. Comment repenser la vie étudiante dans une université où l’on se voit moins (moins nombreux·ses et moins souvent) ? Comment faire en sorte que la vie étudiante ne redevienne pas le parent pauvre de l’université ? Comment garantir le lien social même à distance et quel rôle les associations étudiantes peuvent jouer ?

Afin de répondre à ces questions, Animafac a organisé son Assemblée citoyenne les 8 et 9 janvier. Première étape d’un large processus de consultation, cet événement en ligne a eu pour objectif d’établir un premier état des lieux de la situation vécue par les associatif·ve·s et les étudiant·e·s depuis le début de la crise sanitaire. Sur deux jours, Animafac, E&D, ESN France, Jets d’encre, les Jeunes Européens, Nightline, le Parlement Européen des Jeunes et le REFEDD ont proposé différents temps d’ateliers et deux plénières avec des intervenant·e·s expert·e·s des questions étudiantes.

LE PROGRAMME

 Vendredi 8 janvier de 18h à 20h : deux tables rondes pour prendre de la hauteur.

18h-18h10 : Ouverture 

18h10-19h05 : Penser les politiques publiques de jeunesse 

Avec Tom Chevalier, Chargé de recherche CNRS au laboratoire Arènes, Sciences Po Rennes et chercheur associé au CEE, et Patricia Loncle, Professeure en sociologie, titulaire de la chaire de recherche sur la jeunesse à l’EHESP. 

Alors que les premières mesures de politique publique ont été mises en place pour accompagner les jeunes dans la période, cette table ronde permettra de faire le point sur les dispositifs proposés et de réfléchir à la manière dont les politiques publiques pourraient être conçues en lien direct avec les besoins exprimés par les jeunes. Pourquoi les mesures prises sont-elles principalement axées sur les questions d’emploi et de formation ? Comment imaginer un plan jeunesse pour les jeunes et par les jeunes ? Nos intervenant·e·s nous aideront à y voir plus clair sur ces questions.

 

19h05-20h : Qu’est-ce qu’être jeune aujourd’hui ?

Avec Cécile Van de Velde, Professeure de sociologie à l’Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les inégalités sociales et les parcours de vie, et François Taddei, Directeur du Centre de Recherches Interdisciplinaires.

Comment étudiant·e·s et lycéen·ne·s vivent-ils·elles la période que nous traversons ? Comment envisagent-ils·elles leur apprentissage, leurs engagements et leur avenir dans un contexte incertain ? Cette table ronde interrogera les conséquences de la crise sur la construction et l’évolution des identités étudiantes.

 

 Samedi 9 janvier de 10h à 17h : 5 parcours au choix animés par les assos du réseau

Le samedi, on vous propose de participer à l’un des 5 parcours proposés par les assos du réseau :

La place de l’information dans l’engagement des jeunes (Jets d’encre / Parlement Européen des Jeunes)

Depuis le début de la crise sanitaire, la question de l’information, de la prise de décisions et de la participation citoyenne est au centre des débats. Traitement médiatique de l’information, fiabilité des sources, discours politiques et mobilisation citoyenne… comment la situation a-t-elle affecté le rapport des jeunes à l’information et à la citoyenneté ? Ça veut dire quoi être un·e jeune citoyen·ne éclairé·e et actif·ve en 2020 ? Et en 2021 ? On vous propose de partager vos expériences et ressentis dans cet atelier afin d’identifier ensemble les clefs de la participation citoyenne du monde de demain !

Pour une vie étudiante alliant climat et solidarité (E&D / REFEDD)

Ecologie solidaire ou solidarité écologique ? En vivant une expérience d’aller-retour dans le futur et le passé, le REFEDD et E&D vous proposent d’interroger les liens étroits existants entre les questions d’écologie et de solidarités, locales ou internationales. À la lumière de la crise sanitaire, nous établirons un état des lieux du sujet et envisagerons son influence sur la vie étudiante. Rendez-vous avec nous pour partager votre vision des choses et réfléchir ensemble à la construction d’une vie étudiante plus durable et plus solidaire.

Découvrir la citoyenneté européenne à l’heure des confinements (Jeunes Européens / ESN France)

Citoyenneté et mobilité européenne sont intimement liées : c’est notamment grâce à la mobilité qu’un grand nombre de jeunes sont amené·e·s à découvrir la diversité de nos cultures et à développer leur sentiment d’appartenance à l’Europe. Aujourd’hui, les mobilités sont confrontées à différents défis, tant écologiques que sanitaires. Qu’est-ce que cela implique sur les mobilités européennes de demain ? À travers des études d’articles et des débats sur les nouveaux programmes de mobilités, les participant·e·s seront amené·e·s à réfléchir aux enjeux de la mobilité étudiante de la “rentrée d’après”.

Vivre sa santé mentale avec le Covid-19 (Nightline)

Depuis le confinement, vous avez remarqué que l’on parle de plus en plus de santé mentale ? Que la bonne santé ne peut pas se réduire au physique ? Avec l’association Nightline, service d’écoute étudiant national, nous réfléchirons aux grands enjeux de la santé mentale étudiante. Qui est touché par la détresse psychologique, et quelles sont les solutions existantes et à inventer ? Venez en discuter avec nous !

Quelle vie étudiante à l’heure du Covid-19 ? (Animafac)

Quelle place occupe le Covid-19 dans votre vie étudiante ? Comment impacte t-il vos études, vos activités associatives, vos projets professionnels et personnels ? Plus largement, comment affecte-t-il les identités étudiantes ? Ce sont autant de questions qui seront soulevées dans cet atelier, dont l’objectif est de vous permettre de partager votre vécu d’étudiant·e·s face à la crise et aux (re)confinements.

ET ENSUITE ?

L’Assemblée citoyenne nous a permis de poser les bases d’un processus de consultation plus large à venir tout au long de l’année 2021. À terme, ces éléments seront travaillés afin de présenter un ensemble de propositions pour que la jeunesse soit actrice des politiques publiques qui la concernent. On vous en dit plus très vite !

Après l’Assemblée citoyenne, il est temps de lancer la deuxième étape du projet : une enquête pour vous donner la parole sur des sujets en lien avec votre quotidien (votre rapport à la santé, votre vie sociale, mais aussi votre rapport aux études, à l’information, aux questions environnementales, européennes etc.).

 

Vos réponses nous permettront de dresser un constat de la situation, des difficultés auxquelles vous faites face en tant qu’étudiant·e ou lycéen·ne, de vos envies, vos perspectives d’avenir et de votre avis sur un certain nombre de sujets (“Faites-vous confiance aux médias ? Avez-vous confiance dans les pouvoirs publics pour gérer la crise ?” etc.). La consultation est ouverte jusqu’au Lundi 7 Juin et les résultats seront présentés le 3 septembre 2021 lors de notre Université d’été.

 

Merci d’avance pour votre contribution, la Rentrée d’après ne se fera pas sans vous ! 

Comment la pandémie a-t-elle transformé le quotidien, les identités et le rapport au monde des étudiant·es et des lycéen·nes ? Pour mieux porter la voix des jeunes dans un processus de reconstruction de la vie étudiante qui ne se fera pas sans elles·eux AnimafacE&DESN FranceJets d’encreles Jeunes EuropéensNightline, le Parlement Européen des Jeunes et le RESES lançaient en mars 2021 la consultation de la « Rentrée d’après »Cette deuxième étape du projet nous a permis de reccueillir 1500 témoignages d’étudiant·es et de lycéen·nes, partageant leurs vécu quant à l’impact de la crise du Covid sur leur quotidien, leurs aspirations et leur identité. Une synthèse des résultats est à découvrir ici et le rapport complet des résultats est disponible sur cette page.

Le projet La Rentrée d’Après

Face à la crise sanitaire, la vie étudiante n’a jamais semblé si délaissée et éloignée de l’expérience qu’elle proposait jusqu’alors. Alors que nos associations partagent depuis plus d’un an les difficultés, les attentes et les nécessaires adaptations auxquelles sont confronté·e·s les étudiant·e·s, nous mesurons le rôle que nos structures, portées par et pour les jeunes, ont à jouer dans les transitions en cours. En lançant « La Rentrée d’après », notre objectif est de :

  • Mesurer les conséquences de la crise sanitaire sur la vie étudiante et plus généralement sur le rapport des jeunes aux études ;
  • Comprendre l’évolution des identités étudiantes dans un monde Covid et post-Covid ;
  • Élaborer un plaidoyer collectif sur les nouveaux enjeux de la vie étudiante ;
  • Inscrire les questions de vie étudiante à l’agenda médiatique afin de rendre visibles les attentes, les besoins et les difficultés des étudiant·e·s, mais aussi leurs propositions et pistes de solutions.

La consultation

Cette consultation est la deuxième étape de ce projet mené au niveau national par Animafac et plusieurs des associations membres de son réseau : Engagé·e·s et Déterminé·e·s, Erasmus Student Network France (ESN France), les Jeunes Européens France, Jets d’encre, Nightline France, le Parlement Européen des Jeunes (PEJ) et le Réseau Étudiant pour une Société Écologique et Solidaire (RESES).

L’analyse statistique des résultats : introduction méthodologique

La pondération des données consiste à accorder un poids à chacun des répondant·e·s en fonction de certaines de ses caractéristiques, en lien avec une sur ou sous-représentation de certains répondant·e·s par rapport à la population de référence. Le mode de passation a engendré un biais en ce qui concerne le type d’études des répondant·e·s : les étudiant·e·s en écoles d’ingénieur·e·s sont notamment surreprésenté·e·s, quand ceux en STS ou encore en CPGE sont sous-représenté·e·s. Ces écarts sont trop importants pour pondérer en fonction du types d’études, c’est pourquoi il a été décidé d’effectuer la pondération en fonction des variables de genre et d’origine sociale.

 

 

L’enquête met tout d’abord en lumière l’apparition ou l’aggravation de difficultés financières chez les étudiant·es. Cette évolution est particulièrement visible sur le plan de l’alimentation, avec une augmentation des recours à l’aide alimentaire et une dégradation globale de l’alimentation pour les personnes les plus précaires.

 

 

Les conséquences de la crise sur la santé mentale et physique des jeunes sont manifestes. 85% des répondant·es ont déclaré avoir ressenti l’impact de la crise sanitaire sur leur moral. Iels sont presque 70% à évoquer un sentiment de dépression, 49% considèrent que leurs troubles du sommeil se sont amplifiés et 77% reconnaissent expérimenter un fort sentiment d’isolement de manière régulière.
Parmi les personnes qui pratiquaient une activité physique, 51 % ont totalement arrêté pendant le confinement, 90 % estiment que cela a eu un impact sur leur santé.
Alors que 35% des interrogé·es déclarent que la crise sanitaire a impacté leurs aspirations futures, 47% d’entre elles·eux disent ne pas parvenir à se projeter dans l’avenir, 44% font état d’une absence d’espoir dans le futur et 60% ont le sentiment de faire partie d’une génération sacrifiée.

 

Parmi les répondant·e·s, 89% des lycéen·nes et 80% des étudiant·es ont le sentiment que leur voix n’est pas entendue dans le débat public. 80 % d’entre elles·eux ne se sentent pas représenté·es et 59 % ne font pas confiance aux pouvoirs publics pour gérer la crise. Par ailleurs, iels sont 94 % à se sentir concerné·es par les enjeux climatiques et parmi elles·eux, 79 % estiment nécessaire de prendre des mesures drastiques pour y répondre.
Enfin 53 % des répondant·es considèrent que l’engagement est une force.

Réformer l’enseignement moral et civique (EMC) tout au long du parcours scolaire des élèves

L’enjeu de la réforme de l’EMC est essentiel pour renforcer l’engagement des jeunes à travers l’enseignement scolaire. Cela implique une meilleure formation des professeur·e·s dispensant ce cours mais également de considérer le cours d’EMC comme un cours d’éducation à la citoyenneté progressif et interactif tout au long du parcours éducatif des élèves, de la maternelle au baccalauréat.

L’objectif est qu’ils·elles puissent disposer des outils nécessaires pour mieux comprendre les enjeux de société et les différents processus de décision, tout en apprenant à construire leur avis par l’échange et le débat, et ce, dans l’optique de développer leur esprit critique. Cet enseignement a le potentiel de réduire les inégalités préexistantes entre les élèves en matière de familiarisation avec les questions politiques, sociales et environnementales. Il est donc crucial de le renforcer pour rendre l’exercice de la citoyenneté le plus naturel et accessible à toutes et tous.

 

Intégrer dans les programmes scolaires de 4ème et 3ème des temps de sensibilisation à la mobilité internationale

Selon l’enquête « Mobilitez-vous ! » menée par ESN France en 2017, 80 % des jeunes français·e·s ne se sentent pas suffisamment informé·e·s des opportunités de mobilité internationale et la mobilité des étudiant·e·s se résume encore trop souvent au seul programme Erasmus+ alors que les possibilités sont multiples.

L’objectif de cette proposition est de toucher l’ensemble d’une classe d’âge scolarisée avant les orientations diverses dans différents cursus, de former les enseignant·e·s sur les divers programmes de mobilité pour qu’ils·elles puissent en faire la promotion, et enfin d’inclure dans les manuels scolaires de langue, d’enseignement civique et morale ou d’histoire/géographie, des informations complètes sur les mobilités internationales.

 

Généraliser l’éducation socioculturelle dans tous les lycées

L’éducation socioculturelle est présente dans l’enseignement agricole à tous les niveaux et s’inscrit dans trois grands domaines éducatifs : l’éducation à l’environnement social et culturel, l’éducation artistique et l’éducation à la communication humaine, à l’autonomie et à la coopération.

L’objectif de cette matière est de former des citoyen·ne·s qui comprennent leur environnement et le monde dans lequel ils·elles vivent. Dans celle-ci, deux tiers du temps sont consacrés à de l’enseignement, le tiers restant à la mise en œuvre d’actions concrètes. L’éducation aux médias est, par exemple, l’un des thèmes abordés dans ce module. Nous proposons donc de généraliser l’éducation socioculturelle au sein de l’ensemble des établissements relevant du ministère de l’Éducation nationale.

 

Faire de la vie étudiante une mission fondamentale des établissements d’enseignement supérieur

La vie étudiante revêt une dimension stratégique, à la fois pour la réussite académique des étudiant·e·s mais également pour l’attractivité des établissements. Dans cette optique, il serait pertinent que la vie étudiante devienne une mission fondamentale des établissements, lesquels devraient pouvoir assurer un pilotage territorial des politiques de vie étudiante, dans une démarche d’organisation cohérente des différents dispositifs.

Ce sujet de la vie étudiante pourrait également devenir l’un des éléments de classement des établissements d’enseignement supérieur français, afin de renforcer son caractère central. Le sentiment d’intégration des étudiant·e·s, de bien être, mais aussi les équipements mis à disposition et événements proposés, ou encore le soutien aux associations étudiantes et les modalités de reconnaissance de l’engagement, pourraient être des indicateurs d’une vie de campus dynamique.

 

Déployer des investissements permettant de renforcer l’offre de soins dans les services de santé universitaire

La qualité de la santé mentale des jeunes est alarmante, et ce constat date de bien avant l’émergence du covid-19. Néanmoins, la crise sanitaire a mis un coup de projecteur sur le sujet. Si les jeunes restent une population plus fragile et plus vulnérable en raison des transitions qui s’opèrent à cet âge — 75 % des premiers épisodes psychiatriques commencent avant l’âge de 24 ans — la situation des étudiant·e·s est particulièrement préoccupante. Ainsi, l’INSERM et l’Université de Bordeaux ont publié en 2021 une étude révélant que, pendant les deux premiers confinements, les étudiant·e·s étaient plus vulnérables que les non-étudiant·e·s. Dans le détail, les étudiant·e·s sont plus dépressif·ives, ont plus de symptômes d’anxiété et ont, enfin, exprimé ressentir plus de pensées suicidaires que la population non-étudiante.

Notre proposition est donc de pouvoir déployer des investissements permettant de renforcer l’offre de soins à destination des étudiant·e·s et d’atteindre l’objectif d’un équivalent temps plein (ETP) pour 4 000 étudiant·e·s (le ratio étant actuellement d’un ETP pour 15 000 étudiant·e·s).

 

Mettre en place une option végétarienne quotidienne, de qualité et abordable dans l’ensemble de la restauration collective universitaire

Les études ont montré qu’une alimentation non-carnée était nettement moins émettrice de gaz à effet de serre : de l’ordre de 80 %. La Consultation Nationale Étudiante (CNE) de 2020 du RESES montre que 51 % des étudiant·e·s souhaitent adopter une alimentation plus durable, pour des raisons écologiques notamment. Cette option végétarienne doit aussi être abordable puisque, toujours selon la CNE, le premier obstacle au changement des habitudes de consommation des étudiant·e·s est le prix. Près de la moitié des étudiant·e·s (46 %) seraient même amené·e·s à sauter des repas selon une étude réalisée par l’association Linkee.

La mise en place de cette option végétarienne quotidienne nécessitera de former les chef·fe·s au sein de la restauration collective universitaire, mais également de sensibiliser les étudiant·e·s à l’impact environnemental d’une alimentation végétale et de qualité, car manger de manière durable ne doit pas être synonyme de plats moins équilibrés.

 

Créer un statut européen de l’étudiant·e

Malgré la création en 2010 de l’espace européen de l’enseignement supérieur, il n’existe pas de statut de l’étudiant·e qui soit commun aux 49 pays compris dans cet espace. Ce statut garantirait aux étudiant·e·s concerné·e·s un socle minimum de droits et de services (accès à des cours de langues intensifs, droit à la mobilité tout au long du cursus, traitement équitable à tou·te·s les étudiant·e·s notamment en terme de frais de scolarités, facilitation d’obtention de bourses d’études, reconnaissance des équivalences, etc.), tout en favorisant le sentiment de citoyenneté européenne.

Ce statut pourra se matérialiser sous la forme d’une carte étudiante européenne, initiative déjà expérimentée dans le cadre du programme Erasmus+ et de ses 33 pays membres. Cependant, elle reste à ce jour au rang de projet et non d’obligation pour les établissements d’enseignement supérieur. Cette carte devrait être institutionnalisée et étendue pour tous les étudiant·e·s inscrit·e·s dans l’espace européen de l’enseignement supérieur.

 

Garantir l’équité d’accès aux étudiant·e·s et jeunes à des actions de solidarité de qualité, à différentes échelles

Les enjeux autour de cette question sont nombreux : il s’agit notamment de favoriser l’engagement de l’ensemble des citoyen·ne·s en faveur d’un monde plus juste, solidaire et durable. C’est aussi une manière de prendre conscience de l’interconnexion du monde, au vu de nos actions et décisions, qu’elles soient individuelles ou collectives et pouvant générer des changements systémiques.

La solidarité, en France et à l’international, revêt plusieurs dimensions et peut s’exercer à différents niveaux : localement (maraude, accompagnement quotidien, collecte alimentaire etc), dans des chantiers nationaux, dans des engagements européens via le Corps européen de solidarité ou des projets à l’international de rencontre humaine et projet co-construit avec des partenaires locaux. Il s’agit ici de permettre à toutes et tous de s’engager localement pour agir internationalement et d’inscrire cela dans un parcours d’engagement plus global qui garantit une formation pratique par l’exercice d’une citoyenneté active. Pour garantir la qualité de ces projets de solidarité, il est indispensable de proposer des échelons d’accompagnement et des interlocuteur·trices compétent·e·s tout au long de leur construction.

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