#FAQ : Animafac et le SNU

Le 4 juin 2019, Animafac et le Réseau national des junior-associations (RNJA) ont signé avec le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse une convention relative à l’accompagnement des projets autonomes de jeunes dans le cadre de la phase de préfiguration du Service national universel (SNU). On vous explique dans cet article le rôle qu’aura Animafac dans cette phase du dispositif.

 

 

Créé en 1996, Animafac est le réseau national des associations étudiantes. Au-delà de la promotion du fait associatif dans les établissements d’enseignement supérieur, le réseau a pour ambition de faire découvrir, encourager, et défendre les nombreuses formes d’engagement des jeunes. Notre vision de l’engagement encourage à expérimenter, rencontrer, partager, innover et parfois se tromper. C’est avec ces objectifs en tête qu’Animafac et le RNJA ont décidé de s’investir sur l’accompagnement des projets autonomes de jeunes.

 

Si le caractère contraignant du SNU nous interroge – raison pour laquelle nous avons signé le 3 juin 2018 avec 13 organisations une tribune contre un Service national universel obligatoire – et si nous croyons fondamentalement en un engagement volontaire et choisi, il nous a semblé important de prendre acte du cadre proposé par le dispositif, et de voir de quelle manière nous pourrions porter en son sein le modèle associatif et les valeurs que nous défendons.

 

La signature de cette convention représente également une expérimentation pour Animafac puisque pendant un an, nous pourrons voir si l’accompagnement que nous proposerons aux volontaires de la phase d’expérimentation, issu d’une expertise de terrain de plus de 20 ans, a sa place dans un dispositif tel que le SNU. 

 

La convention signée par Animafac ne concerne qu’un seul temps du dispositif, à savoir la phase de mission d’intérêt général, qui fait suite à une première phase de cohésion, dont la première session a eu lieu pendant deux semaines en juin.

Lors de cette deuxième phase, les participant·e·s choisiront entre quatre types de projets et pourront opter pour le développement d’un projet collectif d’intérêt général. Au lieu de rejoindre une structure établie, ils·elles construiront collectivement le projet de leur choix. S’ils·elles le souhaitent, les participant·e·s pourront poursuivre leur engagement pour une durée de 3 mois à un an, et ainsi continuer à développer le projet collectif d’intérêt général choisi.

 

Les signataires de la convention s’engagent uniquement pour la durée de la phase de préfiguration, à savoir un an. Les termes du partenariat pourront donc être discutés au terme de cette échéance.

 

Il est également mentionné qu’Animafac et le RNJA seront sollicités pour participer aux échanges sur les orientations nationales et territoriales du dispositif.

 

Notre rôle sera de favoriser l’émergence de projets, de l’idée à sa mise en oeuvre, en proposant les outils que nous avons pu développer auprès du réseau. 

Nous pensons que le modèle des Junior Associations, dans lequel les jeunes sont placé·e·s en responsabilité et construisent eux·elles-mêmes leurs projets, est une porte d’entrée vers l’engagement que nous souhaitons voir se développer. Afin de faire découvrir cette dynamique associative, le RNJA et Animafac ont décidé de promouvoir ce modèle dans le cadre du SNU. La phase de mission d’intérêt général du SNU ayant également pour objectif d’accompagner les jeunes dans la définition de leurs projets professionnels, nous mettrons à dispositions notre expertise dans l’identification et la valorisation de compétences. 

 

En 2018, Animafac s’est prononcée contre le caractère obligatoire du dispositif en signant avec 13 organisations de jeunes une tribune publiée dans le Journal du Dimanche. L’objectif affiché de renforcer la mixité sociale en seulement quelques semaines de vie en communauté faisait également partie de nos réserves. Si ces aspects du dispositif nous interrogent toujours, le Conseil d’administration a décidé qu’au lieu de simplement critiquer le dispositif, il serait plus constructif de prendre une part active dans son expérimentation. 

 

Nous nous sommes donc positionnés sur l’accompagnement de la phase de mission d’intérêt général afin de mettre à disposition des participant•e•s notre expertise d’association de jeunes dirigée par des jeunes et nos ressources (guides, fiches pratiques, vidéos etc.) sur l’élaboration d’un projet associatif.

 

Financièrement, Animafac ne touchera aucune rétribution de quelque nature que ce soit dans le cadre de ce partenariat. Mais au vu de l’ampleur de la mise en place d’un tel dispositif, et parce qu’il s’adresse directement au public de nos associations, il nous a semblé opportun de porter notre modèle et nos valeurs dans un cadre de découverte de l’engagement. 

 

Vous avez d’autres questions ? On vous écoute ! Ecrivez-nous à hello@animafac.net, nous mettrons à jour cet article régulièrement en fonction des interrogations qui nous seront adressées.

 

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