De mars à mai, Animafac a réalisé un état des lieux participatifs portant sur l’utilisation du FSDIE dans les universités. Voici les principaux résultats de cette enquête portant sur les données de l’année universitaire 2008-2009.

 

Instauré en septembre 2001 (circulaire Demichel), le FSDIE  a pour objectif d’animer et de financer des actions initiées par des associations étudiantes.
Ce fonds est directement alimenté par les étudiants. En effet, une partie des droits d’inscription est attribuée au financement de ce fonds (fixé par décret à 15€ en 2010).

 

L’attribution de ce fonds
 
Il n’existe pas de politique unique des universités en termes de critères d’attribution du FSDIE, même si des tendances majoritaires se dessinent et que la plupart des demandent trouvent une réponse favorable. Tout d’abord, le financement se fait sur la base du projet.
 
L’enquête menée par Animafac sur l’attribution des FSDIE pour l’année 2008/2009 fait ressortir ces autres tendances :

  • Toutes les universités concernées par l’enquête acceptent qu’une même association dépose plusieurs dossiers une même année pour des projets différents ;
  • Elles acceptent généralement de financer un même projet sur plusieurs années consécutives (excepté l’université d’Auvergne) ;
  • Elles acceptent qu’un projet soit cofinancé par plusieurs universités (là encore, quelques exceptions comme Le Mans, Toulouse-II et Lyon-III) ;
  • L’action soutenue ne doit pas nécessairement se dérouler sur le campus (seule Toulouse-II l’exige, sinon il s’agit d’un plus) ;
  • Il n’est pas exigé que l’association soit domiciliée sur le campus (à l’exception du Mans et de Lille-III) ;
  • Les universités attendent le plus souvent des associations qu’elles mentionnent le soutien de l’université par l’apposition d’un logo sur leurs supports de communication.

 
A noter également : la moitié des universités concernées par cette enquête acceptent de financer des projets émanant d’étudiants seuls.

 

Une faible visibilité dans les universités
 
Si le dispositif du FSDIE est présenté sur tous les sites internet des universités ainsi que sur certains supports de communication dédiés aux étudiants comme le guide de l’étudiant, la communication varie considérablement à l’approche des commissions. Ainsi, à cette période certaines universités informent les étudiants grâce à une campagne d’affichage ou font passer l’information en page d’accueil de leur site.

 
Sur l’évaluation des projets
 
Un bilan moral et financier des actions financées est le plus souvent demandé par les universités, plus particulièrement pour une reconduite de financement ou pour le financement d’une autre action.
 
Il arrive qu’une partie de la subvention soit soumise à la remise de ce bilan.
-> Exemples : Reims, Le Mans, Rouen, Aix-Marseille-I, Nantes, Clermont-I, Perpignan, Rennes-I.

 

Des modalités de versement aléatoires
 
Le versement se fait de manière aléatoire par les universités. Selon les cas, il peut se faire en une fois ou deux fois (par exemple après la commission d’attribution puis une fois le projet réalisé).
 
Le plus souvent, il se fait en une fois, entre un et trois mois après la commission.
->  Exemples : Le Mans, Poitiers, Amiens, l’INPG Grenoble, Aix-Marseille-II, Toulouse-II, Clermont-I et Lyon-III.
 
Certaines universités lient le versement de la subvention au bilan d’évaluation. Grenoble-I par exemple ne verse l’intégralité de la subvention qu’au rendu du bilan. Grenoble-III n’exige au contraire pas de bilans mais une présentation des factures pour effectuer le versement de la subvention. Rouen enfin demande en plus du bilan des factures pour verser la subvention.

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