La Riposte 2019 – les finalistes sont …

Vous avez été nombreux·ses à nous faire parvenir vos dossiers et sur les 115 projets reçus, nous avons enfin les noms des 11 finalistes de cette sixième édition de La Riposte dont 8 projets « innovation sociale » et 3 projets « environnement. 

Découvrez les 11 projets finalistes :

L’objectif de Citizen Ship est de favoriser l’émergence d’un parcours didactique de  la citoyenneté pour les jeunes. Nous voulons leur donner les outils, le cadre et les concepts afin qu’ils/elles puissent devenir producteur·trice·s d’innovations démocratiquesPour cela, nous avons développé et voulons approfondir plusieurs pôles.

Pôle Citoyenneté et institutions : Nous recréons des espaces de dialogue et sensibilisons par le jeu à la pratique de la citoyenneté pour permettre aux jeunes de se l’approprier et de la réinventer.

– Projet réalisé : l’Atelier Législatif permet de créer et jouer de manière participative à l’élaboration d’une loi

– l’Atelier Fake News permet de décrypter les sources de l’information pour éveiller le sens critique des jeunes sur les médias.

Pôle Forums Citoyens : Nous questionnons la citoyenneté auprès des étudiant·e·s, en recréant des lieux de débat au cœur des universités afin de susciter leur engagement pour les causes qui leur importent.

Pôle Éducation citoyenne : Nous voulons sensibiliser les adolescent·e·s à la citoyenneté (locale) et participer au renouvellement des pédagogies éducatives sur la citoyenneté.

Pôle Citoyenneté du Monde et Solidarité Internationale :  Notre objectif est de rendre les jeunes acteur·e·s de leur citoyenneté en créant un réseau d’Ambassadeur·drice·s citoyen·ne·s à l’échelle internationale. Ils/elles enquêteront sur la notion citoyenneté mondiale dont les thèmes primordiaux seront débattus au sein de notre projet de Parlement Citoyen Mondial des Jeunes.


ÉcoFerme
est un projet porté par deux associations étudiantes  en écologie (CARABES) et électro-informatique (GEEARS). Son but est d’installer un potager et un composteur, classiques et robotisés sur l’espace vert du Collège REP+ Simone Veil à Montpellier.

Cet espace permettra de rassembler universitaires et grand public pour aborder diverses problématiques environnementales et sociales : comment mieux gérer nos déchets de restauration ? Comment mieux produire localement face aux changements climatiques ? Comment les nouvelles technologies peuvent nous y aider et comment les citoyen·ne·s les perçoivent-ils/elles ? Quelles méthodes pédagogiques sensibilisent le mieux à ces enjeux ?

Un financement est déjà acquis pour le matériel, une convention est en cours entre le Collège, la Faculté des Sciences et les associations, et les étudiant·e·s et enseignant·e·s échangent déjà sur les activités pédagogiques à créer autour de la plateforme. Ainsi, EcoFerme sera une action pérenne et re-dynamisera le travail fait par le dispositif UniverslaCité qui œuvre à ouvrir les universités aux élèves de REP. Au-delà du projet étudiant, EcoFerme est une façon pour les universitaires de sensibiliser aux enjeux environnementaux actuels et de chercher des solutions, main dans la main avec les jeunes générations qui seront encore plus impactées par les changements globaux. Le collège faisant partie d’un réseau d’établissement, il est déjà envisagé de faire des animations avec d’autres établissements, du primaire au lycée.

Les migrant·e·s rencontrent souvent des difficultés pour apprendre le français. Ceci est un frein au redémarrage de leurs projets de vie. D’autre part, la société française, en ne fournissant pas l’aide nécessaire à relancer ces projets de vie pour les migrant·e·s, se prive de la contribution qu’ils pourraient apporter si leurs capacités avaient l’occasion de s’épanouir .

Il existe des formations pour leur enseigner le français, mais le nombre de places offertes est insuffisant face à la demande, et, souvent, leur finalité se limite à un minimum visant une sociabilisation de base. Certain·e·s migrant·e·s ont des objectifs plus ambitieux : ils/elles peuvent vouloir reprendre des études, interrompues par la nécessité de fuir leur pays ; ou bien, leurs compétences professionnelles ne peuvent pas encore être reconnues et valorisées, faute de maîtrise de la langue.

Le projet de l’association ESPERE (Étudiants au Service des PERsonnes en situation d’Exclusion) consiste donc à leur offrir la possibilité d’acquérir un niveau de français, sanctionné par un diplôme reconnu. Pour cela, nous voulons organiser des cours de français, en finançant un·e professeur·e de Français Langue Étrangère professionnel·le ; nous voulons compléter ces cours par des ateliers de discussion, orchestrés par le/la professeur·e, mais animés par un réseau de bénévoles ; et nous voulons offrir aux bénéficiaires l’inscription à un Diplôme d’Études en Langue Française, dont la certification, internationalement reconnue, leur permettra de prouver à leurs interlocuteur·trice·s leur niveau de maîtrise du français.

Les Jeunes Ambassadeurs pour le Climat vont à la rencontre des jeunes français·e·s dans leurs établissements scolaires partout en France et dans toutes les filières afin d’informer et de sensibiliser sur le changement climatique. Nous sommes en effet persuadé·e·s que la transition vers une société plus durable n’est possible que si l’on donne à la jeunesse les outils pour comprendre les enjeux environnementaux de notre temps. C’est donc par l’éducation au changement climatique que nous souhaitons favoriser l’acceptabilité sociale de mesures politiques environnementales au sein des futures générations.

Par ces interventions, nous répondons à un manque au sein des programmes scolaires et à la connaissance incomplète du sujet ou l’incompréhension que cela entraîne. Pourtant, seule une connaissance globale de l’enjeu climatique (au niveau international, national, régional et local) permettra aux jeunes de comprendre les enjeux, de se sentir concerné·e·s et donc de devenir acteur·trice·s du changement.

Au-delà de ces interventions en milieu scolaire, nous souhaitons porter un plaidoyer pour l’inclusion du sujet du changement climatique dans les programmes scolaires auprès des décideur·se·s politiques. Il nous tient également à cœur de promouvoir le programme d’Eco-Délégué·e·s dans tous les établissements scolaires de France.

LabFilms est un projet de plateforme né du constat que bon nombre d‘étudiant·e·s des domaines audiovisuels – et plus largement artistiques – se retrouvent aujourd’hui, au sortir de leurs études, avec un diplôme leur assurant trop rarement un emploi dans le domaine étudié.

Notre objectif est donc de mettre en place un espace et outil numérique commun pour les créateur·trice·s audiovisuel·le·s de tous niveaux et de tous postes, afin qu’ils/elles puissent développer leurs réseaux de collaboration, mettre en avant leurs créations, et avancer vers la professionnalisation.

Portée par des valeurs d’entraide et de partage (de compétences… mais aussi de matériel !), la plateforme LabFilms se présentera comme un écosystème complet pour la création audiovisuelle auto-produite. Elle combinera d’une part : Un réseau social collaboratif pour mettre en relation et réunir des passionné·e·s autour de projets de films ; Et d’autre part, un espace de diffusion permettant d’exposer et de valoriser les productions de chacun·.

Si un fossé semble aujourd’hui séparer les univers professionnel et amateur du cinéma et de l’audiovisuel, c’est en partie parce que la création auto-produite dispose de très peu d’espaces de visibilité et de mise en réseau. Elle demeure pourtant le lieu incontournable de la formation mais aussi de l‘expérimentation créative.

Afin de recréer une passerelle et de valoriser l’audace et la diversité de la création, LabFilms donnera donc les moyens aux jeunes réalisateur·trice·s, auteur·trice·s, technicien·ne·s et comédien·ne·s :

  • De se constituer un portfolio et d’exposer leurs compétences ;
  • De développer leur carnet d’adresses, décisif pour la carrière future ;
  • De prendre le temps d’apprendre (et d’oser) par la pratique, dans un cadre facilitateur et collaboratif.

La Relève du Futur, à l’aide de ses bénévoles formé·e·s spécialement et issu·e·s de bonnes écoles de programmation (Epita, Epitech), travaille avec des structures partenaires accompagnant des jeunes défavorisé·e·s, disposant de locaux, matériels et d’un public encadré. Nous organisons dans ces locaux en synergie avec leur programmes des initiations, stages et cours hebdomadaires de programmation pour des classes d’une douzaine de jeunes. A terme, nous prévoyons de gagner en indépendance, notamment en disposant de notre propre matériel transportable. Nous visons donc à améliorer le suivi de ces jeunes par ces structures locales et/ou générales en leur offrant un accès à ce que nous pensons être le meilleur moyen d’améliorer leur vies. Si 85% des métiers du futur n’existent pas, nous savons qu’ils seront en grande majorité liés aux nouvelles technologies, et à l’informatique. Enfin, les valeurs encouragées par l’apprentissage de la programmation : rigueur, logique, assiduité et persévérance sont des qualités essentielles dans la vie professionnelle ainsi que dans les activités personnelles.

Pensée par des architectes pour être repensée par tous, Loxia Socia est une association ouverte à divers corps de métiers (artistes, artisan·e·s, acteurs sociaux et politiques…) ainsi qu’aux citoyen·ne·s souhaitant s’impliquer dans la fabrication de leur environnement. Elle propose, par des ateliers de conception et construction participatifs, de réaliser des objets améliorant l’habitat ou les usages de la ville avec ceux/celles qui y résident. Mobilier domestique ou urbain, scénographies, petites extensions… les échelles de projets comme leurs usages peuvent varier puisqu’ils dépendent des besoins spécifiques du lieu ou de l’événement qui l’accueillent. Son modèle est fondé sur la pluridisciplinarité, l’apprentissage commun et la responsabilisation face aux enjeux sociaux et environnementaux liés à l’acte de bâtir. La forme d’action la plus courante de Loxia Socia est l’atelier de bricolage sur base de matériaux de réemploi, auquel viendront rapidement s’ajouter la gestion d’une bricothèque mobile et la tenue de permanences d’architectures. Le bricolage est pensé comme un outil capable d’enrichir la capacité d’action de chacun·e, ses connaissances et son autonomie, tout en le sensibilisant aux enjeux du bien-vivre ensemble et aux ressources nécessaires. La réduction des déchets de construction étant un sujet de sensibilisation majeur de l’association. Nous savons que la force du collectif se loge dans la complémentarité des profils et nous nous proposons de créer les conditions optimales de travaux participatifs : un moyen d’action pour reconsidérer la place de l’habitant·e dans le processus de conception et de construction de son environnement bâti.

Et si l’action sociale était simple, concrète, et l’affaire de tou·te·s ? Et si, par nos activités quotidiennes, nous pouvions nous amuser et avoir un impact social ? C’est cette vision que nous portons avec notre projet. Les Recettes Nomades sont des cours de cuisine à double impact social : on apprend à cuisiner avec un·e chef·fe migrant·e en insertion professionnelle et on distribue les repas produits à des personnes sans-abri. Nous sommes en train de créer une chaîne de solidarité exponentielle à travers une action concrète : la cuisine. La chaîne de solidarité est issue du talent d’un·e chef·fe migrant·e. Ce chef a un savoir culinaire précieux, ce savoir est transmis à 15 citoyen·ne·s parisien·ne·s qui partagent leur apprentissage avec 60 personnes sans-abri. Notre objectif ? Plus de 500 repas distribués par semaine, plus de 10 000 Parisien·ne·s impliqué·e·s et plus de 20 chef·fe·s migrant·e·s intégré·e·s.


Porté par cinq étudiant·e·s bordelais·e·s, le projet Recup vise à proposer une solution au problème du tri des déchets organiques en centre urbain. Après avoir constaté le manque de solutions et surtout de débouchés pour composter en appartement, et découvert le processus Bokashi de fermentation des déchets, nous avons monté une offre de mise à disposition de composteurs d’appartement fonctionnant aux EM (Micro-Organismes Efficients), et de ramassage en vélo des biodéchets. Les seaux Bokashi permettent d’avoir des déchets organiques sans odeur, sans mouches et sans moisissure grâce à la fermentation, ils sont pratiques à utiliser et accélèrent la transformation des déchets en humus de bonne qualité. Il est également possible de mettre tous types de déchets alimentaire dedans, à l’exception des noyaux, des gros et des coquilles de fruits de mer. Après le ramassage, nous acheminons les biodéchets chez un·e maraîcher·ère, où ils/elles se transforment en deux à trois semaines et sont utilisés pour la production de fruits et légumes, revendus aux participant·e·s au projet : la boucle est bouclée !

À son arrivée en France, une personne en demande d’asile ou une personne réfugiée statutaire, se confronte à trois principales problématiques :
– le manque de lien social,
– la difficulté à maîtriser la langue française,
– et la difficulté à accéder à l’emploi de son choix.

Face à ces constat, le Tissu Solidaire propose d’accompagner les nouveaux·lles arrivant·e·s à entreprendre leur reconstruction en adoptant une approche globale de l’intégration. Autour d’un projet tourné vers le monde de la couture, nous proposons une aide dans leur insertion socioculturelle et professionnelle.

Pour ce faire, nous organisons depuis février 2016 des ateliers couture et des sorties socioculturelles entre nouveaux·lles arrivant·e·s et Lyonnais·e·s. Ces ateliers permettent aux personnes de se rencontrer, d’échanger et partager.

En mars 2019, nous lançons une formation de re-mobilisation professionnelle. Ce programme sera basé sur la couture et son projet marchand, l’apprentissage du français et l’accompagnement vers l’insertion professionnelle. Il permettra de revaloriser les compétences de chacun·e et de renforcer leur pouvoir d’agir.

Y, Escape Game Urbain est une expérience ludique et immersive, qui propose une réflexion sur l’impact des fake news, ou fausses informations, dans un format hybride entre escape game et jeu de piste en milieu urbain. Enfermé·e·s dans le laboratoire d’Y, les participant·e·s devront, à l’aide de sa secrétaire, découvrir les mystérieuses raisons de sa disparition. Cette piste les mèneront dans les plus profonds recoins de la ville, en immersion dans les nébuleuses – références aux légendes urbaines et héritages alchimistes, jusqu’à frôler le monde obscur des francs-maçons. Au bout de ce périple, les enquêteur·trice·s découvriront alors comment le génie pragmatique d’Y a pu l’entraîner dans le monde du fantasme et de l’ésotérisme.

Dans une société noyée dans les informations, il est toujours difficile de démêler le vrai du faux. Avoir un recul sur les médias que l’on consomme demande un investissement et une sensibilité qui est, à l’heure actuelle, insuffisamment développée dans notre société. Certains médias profitent de cette faille afin de manipuler les opinions et les mouvements sociaux, ce qui a des conséquences désastreuses sur la santé du débat citoyen.

Grâce au jeu, l’association Y Escape Game Urbain espère réunir des participant·e·s de tous horizons afin de leur faire vivre les conséquences que peuvent avoir les fausses informations, et leur rappeler le pouvoir que tout·e citoyen·ne a entre ses mains : celui de rétablir la vérité.

où les rencontrer ?

Exceptionnellement cette année, la remise de prix de la Riposte sera organisée lors de notre événement national : Quartier Général – le festival des jeunes engagé·e·s en Europe qui aura lieu le 16 mars 2019 à Ground Control.

 

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