« 35 », le chiffre phare du gouvernement en ce début d’année.

C’est aussi le nombre de mesures présentées lors d’un « séminaire interministériel sur l’attractivité de la France », lundi 7 février, en présence des principaux représentants de l’exécutif.

Elles peuvent être regroupées en quelques objectifs majeurs : attirer vers la France les étudiants, les chercheurs, les « personnes étrangères de haute qualification », les « activités stratégiques » et celles artistiques.

La gouvernement s’attache ainsi à améliorer l’image de la France et rendre son enseignement supérieur ainsi que sa recherche publique plus attractifs.

L’accueil

A la fin du mois de janvier un ancien collaborateur de Luc Ferry, Josy reiffers, remettait à François Fillon une note confidentielle (Le Monde ) concernant l’accueil des étudiants étrangers en France. Ce rapport signalait au ministre les conditions de vie « déplorables » auxquelles ces derniers pouvaient être soumis en arrivant en France. Josy Reiffers préconisait une sélection en demandant à ce que l’Etat puisse « faciliter la venue [des] étudiants prioritaires et décourager celle des autres ».

Parmi l’ensemble des mesures présentées l’accueil des étudiants en mobilité internationale est abordé. Il est ainsi précisé que  » l’expérience des plateformes créées, sur plusieurs sites universitaires, afin de soutenir les étudiants en mobilité internationale pour le traitement de certaines difficultés matérielles et, en particulier, dans leur recherche de logement, sera évaluée et étendue ».

Promotion de la langue française

Un effort conséquent est consacré à la maîtrise du français par les étudiants candidats. Le gouvernement appelle ainsi à la généralisation des programmes d’apprentissage de la langue française destinés aux étudiants étrangers, soit comme « mise à niveau préalable au début du cursus » dans la pays d’origine soit « à titre d’accompagnement » durant le cursus suivi en France.

Orientation des meilleurs candidats.

La neuvième mesure de ce rapport propose un « renforcement des bourses d’études pour les étudiants étrangers pour en faire un outil de sélection et d’orientation des meilleurs candidats vers les filières stratégiques ». Les bourses d’excellence Eiffel voient leur nombre augmenter (400 bourses triennales). 100 nouvelles bourses intitulées « Eiffel doctorat » sont créées à l’attention des doctorants étrangers désireux d’effectuer un séjour de recherche en France.

Rappeler les post-doctorants français.

Les candidats, sélectionnés au cours du premier semestre 2005, se verront proposer une « enveloppe financière de 3.000 à 5.000 euros destinée à couvrir leurs frais de déplacement et de recherche de poste en France, soit dans des laboratoires publics, soit dans des entreprises ».

Toujours au chapitre de la recherche le gouvernement propose la « mise en application du principe de mandataire unique pour la représentation des établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche et des organismes publics de recherche afin de simplifier les procédures de négociation de contrats entre laboratoires publics et entreprises » ainsi que la « poursuite de l’assouplissement des règles de la recherche publique pour stimuler les coopérations avec les entreprises ».

Enfin, le crédit d’impôt recherche voit soin dispositif élargi avec, notamment, un plafond relevé pour « les entreprises qui soutiennent financièrement les laboratoires de recherche publics »

 

 

 

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