Samedi matin

ANIMATEURS :
Layla Rbiai, porte-parole de l’ AEMC (Association des Etudiants Marocains de Caen)
Harouna Kaboré, président de l’ AEBF (Association des Etudiants Burkinabés en France).

 

INTERVENANT :

Julien Finet, ancien président de l’AIESEC (Association Internationale d’Etudiants en Sciences Economiques et Commerciales).

 

Tour de table (présentation des associations) et intervention de Julien Finet. Julien Finet est un ancien président de l’AIESEC, association qui favorise le développement d’échanges et stages à l’étranger, implantée principalement dans les écoles de commerce et d’ingénieur. Le but principal de son intervention est de faire une présentation générale de la mise en place méthodologique d’un projet, de mettre l’accent sur les astuces à utiliser et les mauvais pas à éviter.

Julien Finet commence son intervention par un constat. Lors de leur présentation, les associations ont mis en avant les activités qu’elles menaient pendant l’année mais elles ont oublié de parler de leur but…un point qu’elles négligent souvent, alors qu’à ses yeux, c’est le plus important.

Il propose un schéma avec les trois points clés d’un projet :
1. Le but, c’est-à-dire la raison d’être, l’idée de départ. L’intervenant souligne encore une fois que les associations oublient souvent leur but.
2. Une équipe qui partage la mission et les mêmes valeurs.
3. Le leadership, c’est-à-dire la capacité de faire avancer les choses. Le ciment de l’association.

Une étudiante de Perpignan affirme que les associatifs manquent aussi de temps. A ce sujet, Julien Finet raconte une anecdote dont la morale est que l’on trouve toujours le temps cependant on ne se fixe jamais des priorités, or l’important est de se fixer des priorités.

Un autre étudiant souligne qu’il y a aussi un manque de motivation et de fidélisation du public étudiant. L’intervenant insiste sur le fait que lors du tour de table les associations ont oublié de mentionner le pourquoi de leurs activités, c’est-à-dire leur but. Rien ne pourra vraiment marcher si l’on oublie où l’on va, c’est ce qui lui semble problématique.

Un troisième étudiant réagit par rapport au fait que la plupart du temps, les personnes s’engagent dans une association (ou participent à une manifestation organisée) parce qu’elles connaissent les membres du bureau, et non l’activité qu’elle mène ou le but qu’elle poursuit.

A ce moment, Julien Finet revient sur la notion de leadership. Il le définit comme quelque chose qui n’est pas rattaché à une personne…ça peut l’être (même un groupe de personnes), mais ce n’est pas figé. Le leadership est finalement ce qui fait avancer un groupe de gens pour atteindre un but précis.

Layla, l’animatrice du chantier, insiste sur le fait que le chargé de mission est celui qui travaille le plus et qu’ il est donc normal que, quand il se fatigue, l’association puisse manquer de souffle. L’intervenant est assez d’accord. Pour lui, les associations sont très hiérarchisées ; du coup tout le travail repose sur les bras des présidents. Cela lui permet de rebondir sur la notion de motivation, il lui semble important de prendre en compte les envies de chacun pour mieux les motiver. De même que pour la distribution des rôles.

Julien Finet propose un nouveau schéma sur lequel il met en avant le but, les objectifs et la situation actuelle de l’association. Le But est le plus important, celui-ci se décline en Objectifs, dans l’idéal à long terme afin d’assurer la réalisation  » concrète  » du but. Pour atteindre les Objectifs, l’association doit analyser sa Situation actuelle, elle met donc en place une planification et une stratégie qui peuvent être déclinées en actions ponctuelles ou permanentes.
Un des participants demande si le but correspond à l’objet qui est défini sur les statuts déposés à la préfecture. La question lance le débat dans la salle, les associations trouvent que la raison d’être se perd lors d’un changement de bureau… que le but et l’objectif se confondent. Julien Finet rappelle que la raison d’être de l’association est le ciment de l’association, normalement elle ne change pas, alors que l’objectif est un moyen de mise en pratique, il est constamment en mouvement.

Julien Finet refait le schéma du début de son intervention, c’est-à-dire Equipe-But-leadership, et il fait une pyramide où il place les finances comme base, ensuite il met la communication (interne et externe), puis la logistique, l’aspect juridique et au sommet il place les activités. Dans un deuxième temps il reprend chacun des points.

1. Finances : deux points importants, la gestion et la recherche de financements.
Pour faire une bonne recherche de financements il faut comprendre comment fonctionnent les subventionneurs, l’image qu’ils veulent véhiculer, leur objectif… trouver leur intérêt. Quelques recommandations, les partenaires privés, les cotisations, les FSDIE. La gestion de l’argent est un point très important car cela donne la possibilité de réinvestir dans d’autres projets. L’intervenant suggère aux associatifs présents de faire le budget au début de l’année et en fonction des acquis et des besoins. Le faire en ayant en tête le fait que les subventions n’arrivent pas en même temps alors que ce n’est pas le cas des dépenses.

2. Communication : interne et externe. Interne : elle passe par des réunions, il conseille de les faire quand elles sont nécessaires. Externe : c’est-à-dire vers les autres. L’idéal est de passer par les médias, faire des pochettes de présentation (dans l’idéal avec les CV des membres du bureau). Il est vivement conseillé de les faire à géométrie variable pour pouvoir l’aménager facilement selon le partenaire.

3. La logistique : ce sont les jambes et les bras. Tout simplement.

4. L’aspect juridique : il s’agit d’avoir les autorisations légales (les licences par exemple) et de payer les taxes (droits Sacem).

5. Les activités : ce qu’on a à faire dans l’immédiat, c’est le présent.

Pour clore la matinée, les animateurs rappellent les outils qu’Animafac met à disposition des associations et les invitent à aller sur le site Internet. L’intervenant donne son adresse mail : julien.finet@voila.fr

 

Soyons sociaux
Réagir c'est agir