Juin, déjà. La fin de l’année universitaire approche à grand pas et avec elle le cortège des étudiants internationaux regagnant leurs pénates. Une fois les derniers « arrivederci« , « goodbye » et autres « do widzenia » échangés, l’heure est au bilan pour de nombreuses associations étudiantes… et à la préparation de la rentrée prochaine !

 

Toute l’année, de nombreuses associations étudiantes s’investissent dans l’accueil des étudiantes internationaux pour faciliter leur intégration, leur faire découvrir la culture française mais aussi, il faut bien le dire, pour leur faire vivre des soiréees mémorables !

 

Parmi elles, les associations du réseau Erasmus Student Network (ESN) profitent de cette fin d’année pour ouvrir une phase de réflexion et de bilan sur l’année écoulée. Sa branche française donne ainsi rendez-vous pendant trois jours à toutes ses composantes pour faire le point sur les dernières évolutions du réseau et permettre aux antennes locales d’échanger informations et bons plans avant de concevoir leurs prochains projets. Chacune de leur côté, elle s’emploient également à écrire le mot « fin » au terme de belles histoires ; celles de milliers d’étudiants européens venus enrichir leur cursus et découvrir la France entre amphithéâtres et happy hours.

 

Goodbye party !!!

 

Nombreuses sont les associations qui, à l’image des Chtis Chinois de Lille ou des étudiants Camerounais du Mans, organisent des événements de fin d’année. L’équipe rennaise d’ESN a ainsi proposé aux étudiants en mobilité de se réunir une dernière fois pour partager un verre lors d’une « Goodbye » party le 22 mai dernier. Après un premier volet organisé le 15 mai, cette fête aura permis de mettre un point final à l’aventure et de se remémorer les bons souvenirs accumulés durant neuf mois de cours.

 

Autre décor, même ambiance ! L’association grenobloise IntEGre invite les plus intrépides à investir la Bastille by night ! Rien à voir avec la place parisienne et sa colonne de juillet, il s’agit ici d’une roche alpine culminant à 476 mètres et qui sera le théâtre d’une randonnée nocturne et d’un barbecue participatif le 28 mai prochain. 

 

Surtout, ne rien laisser au hasard…

 

Leurs derniers compères partis, les associations doivent s’atteler à l’arrivée d’une prochaine vague d’étudiants internationaux. Une arrivée réussie se préparant en amont, communication et mise au point d’outils pratiques vont constituer jusqu’en septembre l’essentiel de leur travail. Outre le fait d’être connues et reconnues, ces équipes doivent à présent s’employer à baliser le terrain, guider et accompagner les universitaires dans une contrée aux usages (notamment administratifs) déroutants et au dialecte bizarre. Logement, inscription, vie sociale… autant de questions auxquelles les associations devront impérativement répondre. Et comme la réussite d’un cursus à l’étranger passe par une bonne adaptation des arrivants à leur nouveau milieu, elles ne manqueront pas d’organiser, comme chaque année, des rencontres ainsi que des événements culturels et festifs.

 

Afin de soutenir les associations dans leurs nombreuses démarches, Animafac a édité un guide pratique passant en revue l’intégralité des étapes à suivre pour accueillir les étudiants internationaux en toute sérénité. Elles peuvent également tester leurs connaissances en répondant au quizz mis en ligne sur Animafac.net.

 

Tout voir

Laura est étudiante en sociologie à Nancy. Persuadée qu’une expérience à l’étranger lui apporterait une ouverture d’esprit et une expérience décisive pour sa vie professionnelle, elle s’est décidée à faire ses valises. C’était en 2009. Sa destination ? L’université polonaise de Wroclaw. Un voyage déroutant pour une jeune femme qui n’avait jamais quitté le territoire français.

 

Partir étudier un an dans un pays inconnu n’est pas une démarche anodine. Qu’est ce qui t’a poussée à t’aventurer en Pologne ?

 

L’envie de découvrir une culture différente tout en enrichissant mon cursus. L’université de Wroclaw propose des formations et des modules de sociologie et la perspective de couper avec ce que je connaissais me tentait assez. Une expérience à l’étranger dans le cadre du programme Erasmus est également un plus indéniable sur un C.V. On ne prend pas assez conscience de cet aspect.

 

En arrivant sur place, qu’est ce qui t’a le plus surprise ?

 

Tout ! Sans jouer sur les clichés, la Pologne est vraiment différente de la France et Wroclaw encore plus. Seul le climat hivernal m’a rappelé ma Moselle natale. Les paysages, les habitudes et bien évidemment la langue, tout est différent là-bas. La transition a été rude. Si je n’avais pas été accompagnée par les associations sur place et le réseau Erasmus, j’aurais sans doute fait demi tour.

 

A ce point ?

 

J’ai mal vécu cette période d’adaptation. Les premiers temps ont été difficiles. On ne mesure pas à quel point l’éloignement et le manque de repères peut nuire aux arrivants. J’ai passé plusieurs soirées cloîtrée dans ma chambre à me demander ce que je faisais là.

 

Et finalement, comment s’est déroulée ton année ?

 

J’ai commencé à m’adapter au contact d’étudiants français présents sur place. Ils sont parvenus à me persuader de participer aux rencontres et aux happy hours organisées dans la vieille ville. J’ai finalement lié contact avec des polonais et à partir du moment où l’on a des interlocuteurs, des copains locaux, les choses sont beaucoup plus simples. Les transports en commun, la communication, les rapports humains, tout devient accessible. Le relationnel est la clef d’une année réussie! Je ne peux pas dire que j’ai survolé mes partiels, mais tout s’est bien passé.

 

Je n’oublie pas les bons moments passés avec les autres étudiants Erasmus et nos amis polonais. Mais le fait d’évoluer au coeur de bâtiments vieux de trois siècles, dans une ville ancienne comme Wroclaw est, pour moi, quelque chose d’inoubliable.

 

Comment les choses se sont enchainées après ton retour ?

 

Une fois revenue en France, j’ai poursuivi mon cursus et j’ai réussi à décrocher un Master II. Mais je ne compte pas en rester là. J’aimerais mettre cette expérience internationale et mes connaissances au service d’une passion. C’est pourquoi je vais bientôt tenter ma chance dans le journalisme. C’est une aventure que je partagerai avec les étudiants que j’ai rencontrés à Wroclaw avec lesquels j’ai gardé contact après mon retour. Je pense également y retourner un jour pour voir si la ville a changé.

 

Tout d’abord difficile, l’expérience de Laura au sein du programme Erasmus illustre l’importance de l’accompagnement et de l’accueil des étudiants en mobilité. Les associations présentes sur place se mobilisent chaque année pour permettre aux arrivants de travailler, partager et s’intégrer dans les meilleures conditions possibles.

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