Le paysage des associations étudiantes animant les campus est dense et touffu. Entre anciennes et nouvelles formes d’engagements, vocation représentative ou pas, leurs différences ne vous échapperont plus.

Les premiers coups d’œil, dès l’heure des inscriptions jusqu’à l’occasion de campagnes électorales, vous conduisent aux organisations ayant vocation à représenter les étudiants. Syndicats et  » corpos  » rivalisent dans l’occupation de ce champ. Les uns se fondent sur une vision du monde : l’attachement au mouvement social, la droite à l’université. Les autres sur l’identité académique : la discipline, le campus. Tous deux participent à l’univers des  » représentants « , qui sont motivés par une affiliation (rejoindre une famille de pensée ou d’être) et ont vocation à porter une parole et/ou une gestion collective.

Heureusement, représenter n’empêche pas d’agir et d’animer. Ainsi, l’Unef est à l’origine des  » maisons de l’étudiant « . Sa section clermontoise a même contribué au développement d’un fameux festival de court-métrages, dont l’origine universitaire est aujourd’hui oubliée. Parmi les associations ou amicales de filières, les exemples foisonnent également. Ainsi, dans les filières de la santé, les élus aux conseils d’UFR sont souvent ceux qui organisent le voyage d’été de leur association de solidarité internationale.


Une vie hors des élus

Mais l’arbre syndical ne doit pas cacher la forêt d’initiatives. Malgré un mélange de règles et de traditions qui ont longtemps poussé des associations à participer au processus électoral à la seule fin d’obtenir un local, beaucoup d’engagements collectifs n’ont rien à voir avec ceux cités plus haut.

Parmi eux, d’abord, les initiatives culturelles : ateliers (ouverts), troupes (plus sélectives), ou producteurs. Mais aussi les associations d’entraide, tournées vers les étudiants étrangers, les personnes en situation de handicap, les camarades en difficulté sociale ou académique. Ou les médias étudiants, même si les télés peinent encore à trouver leur voie et que les sites web demeurent moins nombreux que les fanzines. Sans omettre, aux marges, les associations d’anciens, qui peuvent rendre de grands services

 

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