Un rayon de soleil vient de se frayer un chemin entre les volets de la chambre. Le silence règne et seuls vos bâillements semblent devoir le rompre. Ahhh, les vacances, leur tranquillité quasi absolue, leurs grasses matinées après des soirées de folie furieuse… C’est cool… Mais c’est finnniiii !

 

Heureusement, nous sommes là et vous avons préparé un dossier « Spécial rentrée » (oui, nous aussi faisons dans le marronier !!) avec plein d’interviews, de bons conseils et d’événements à retrouver toute l’année à venir :

Tout voir

Un rayon de soleil vient de se frayer un chemin entre les volets de la chambre. Le silence règne et seuls vos bâillements semblent devoir le rompre. Ahhh, les vacances, leur tranquillité quasi absolue, leurs grasses matinées après des soirées de folie furieuse… C’est cool… Mais c’est finnniiii !

 

En un instant, vous vous souvenez que nous ne sommes pas le 10 août mais le 10 septembre. Pas une minute à perdre. La civilisation tambourine déjà à la porte et elle a l’air furax que vous soyez encore couché ! Mais pas de panique. En associatif prévoyant, vous avez planifié votre retour et savez exactement ce qu’il faut faire pour assurer comme une bête. Jetons un oeil à votre « to do » list…

 

1. Préparer le projet en amont

 

Priorité des priorités, il est essentiel de bien structurer son projet associatif. Partir sur de bonnes bases et s’assurer que la nouvelle équipe saura se débrouiller est un impératif. Le mot clé de cette rentrée c’est « Organisation ». Bien sûr, on ne vous la fait plus. Vous savez qu’il n’existe aucune baguette magique lançant des Patronus pour transformer les embuches en rigolades. Mais vous ne pouvez passer à côté de certaines étapes comme l’établissement d’un calendrier et d’un budget prévisionnel.

 

>> Consultez la fiche pratique « Structurer son projet associatif »

>> Consultez la fiche pratique « Passer le relais » 

 

 

 

 

 

 

2. Appréhender son nouveau rôle

 

Prendre la direction d’une association et s’occuper de toutes les petites joies de l’existence qui vont avec (gérer sa trésorerie, assurer une mission spécifique, chercher des financements…) ne s’improvise pas. En prenant vos fonctions, il vous faudra assimiler quelques informations très utiles et tout savoir sur les aspects financiers, fiscaux et légaux que suppose votre nouvelle fonction.

 

>> Consultez la fiche pratique « Quelles sont les responsabilités d’un dirigeant d’association ? »

>> Consultez la fiche pratique « Gérer la comptabilité de son association »

 

 

 

3. Mobiliser les troupes

 

Pour réussir vos projets, vous avez besoin d’une troupe d’élite, une équipe mêlant des profils chevronnés et des petits nouveaux qui-n’en-veulent ! Une fois le staff composé, comment s’assurer du bon déroulement des projets ? Comment donner à votre équipe les moyens d’exprimer ses talents ? Il vous faudra faire preuve d’imagination et user d’outils efficaces pour y parvenir !

 

>> Consultez la fiche pratique « Animer une association »

>> Consultez la fiche pratique « Des outils web pour travailler en équipe »


 

4. Partir à la recherche de financements

 

Point crucial et nerf de la guerre, les financements peuvent devenir votre pire cauchemar ! Pour faire fonctionner votre structure et assurer un développement harmonieux de vos projets, vous aurez besoin du soutien des financeurs. Heureusement, vous disposez de nombreux interlocuteurs. Entre le FSDIE, Culture-ActionS, la ville, la région, les plateformes de financement participatifs… Si, en apparence, il y a de quoi faire, encore faut-il savoir s’y prendre !

 

>> Consultez la fiche pratique « Financer un projet étudiant »

>> Consultez la fiche pratique « Obtenir des financements du FSDIE »

>> Consultez la fiche pratique « Financer ses projets avec Culture-ActionS »

 

 

 

5. Trouver un local pour son association

 

En vous levant ce matin, vous vous êtes rendu compte que votre 12 m² (au 6ème étage et sans ascenseur) ne pouvait plus servir de QG à votre asso. Hop ! Sautez dans votre jean’s et partez à la recherche d’un nouveau local. Dans le monde associatif étudiant, les bonnes adresses ne sont pas légion mais il existe quelques interlocuteurs à solliciter. Ouvrez l’oeil.

 

>> Consultez la fiche pratique « Trouver, garder, utiliser un local » 

 

 

 

6. Développer des partenariats

 

Imaginer des partenariats avec d’autres structures permet de mutualiser les efforts et s’adjoindre de précieuses compétences pour finaliser un projet. Mais pour convaincre une asso de vous rejoindre dans votre folle aventure, il vous faudra plus qu’un sourire ! Document de base par excellence, le dossier de présentation constituera votre carte de visite. Et n’oubliez pas non plus qu’un partenariat doit reposer sur des bases clairement définies. Pensez à établir une convention avec vos futurs partenaires.

 

>> Consultez la fiche pratique « Réaliser un dossier de présentation »

>> Consultez la fiche pratique « Rédiger une convention de partenariat »

 

 

 

7. Penser à renouveler la communication de l’asso

 

Vos projets et démarches sont peut-être hyper intéressants. N’empêche qu’avec vos trois pauvres flyers noir et blanc imprimés à l’arrache et l’antique skyblog de la team 2004 de l’asso, vous n’irez pas loin. Une refonte totale de votre communication s’impose. Web, print, happenings, les idées ne manquent pas pour dépoussiérer votre image et vous faire connaître. Alors foncez !

 

>> Consultez la fiche pratique « Faire connaître son asso sur le web »

>> Consultez la fiche pratique « Créer un blog pour son asso »

>> Consultez la fiche pratique « Créer et optimiser son site web »

>> Consultez la fiche pratique « Communiquer sur son événement auprès des médias et du public »

 

 

 

8. Passer un coup de fil à l’assureur

 

Un bénévole vient de se sectionner le tendon d’Achille avec une feuille de papier ; Cette nuit, un tsunami a emporté votre QG, votre matériel et une partie de la fac ; un petit malin a oublié de fermer la porte du local la veille et vous retrouvez les lieux ravagés… Sans assurance, ces scénarios pourraient être véritablement catastrophiques. Car si l’assurance d’une structure n’est pas une obligation légale, celles-ci sont responsables des dommages qu’elles subissent ou font subir. Alors un coup d’oeil sur vos contrats d’assurance n’est jamais superflu.

 

>> Consultez la fiche pratique « Les associations et l’assurance »

 

 

 

9. Ne pas oublier que le volontaire arrive demain matin

 

Votre structure se développe et vous avez besoin d’aide. Vous avez décidé de recruter un volontaire en service civique pour se consacrer à un projet spécifique ? Vous avez fait le bon choix. Encore faut-il savoir l’accueillir et mettre en place les conditions pour que l’expérience soit enrichissante pour lui comme pour vous.

 

>> Consultez la fiche pratique « Service civique : comment accueillir un volontaire dans son association ? »

 


 

10. Conquérir le monde !

 

Oui, comme Minus et Cortex, vous vous voyez déjà en haut de l’affiche. A moins qu’il ne s’agisse du rêve de Charles Aznavour. Bref… Votre association prend de l’expansion. Vos projets cartonnent. Le président de l’université vous reconnaît et vous salue quand vous le croisez dans les couloirs. Mais pourquoi ne pas passer à la vitesse supérieure ? Projets européens ? Partenariats privés ? Evénements dignes d’un blockbuster hollywoodien ? Tout est possible. A vous de faire preuve d’imagination.

 

 

>> Consultez la fiche pratique « Monter un projet européen »

>> Consultez la fiche pratique « Rechercher et gérer des partenariats privés »

 

 

 

Et dans ce dossier spécial rentrée, retrouvez également : 

 

>> de précieux conseils pour une rentrée maîtrisée

>> un gros plan sur le dispositif du Service civique

>> la gestion des bénévoles décryptée

>> le rôle des BVE aux côtés des associations étudiantes

>> sans oublier les solutions que vous propose Animafac

 

 

Comme de nombreuses associations du réseau, Radio Campus Paris prépare sa rentrée. Entre vérification du matériel et accueil des nouveaux bénévoles, le programme promet d’être chargé pour la station francilienne. Récemment élue à sa tête, Mélanie Péclat nous en dit plus sur cette période intense.

 

Comment se passent tes premiers pas en tant que présidente de Radio Campus Paris ?

 

Bien ! J’ai entamé mon mandat en juin dernier. Mais l’été est plutôt une période creuse pour nous. Nos partenaires sont absents et nos activités ne reprennent qu’en octobre. On en profite donc pour réceptionner les dossiers de présentation de projets et se lancer dans les préparatifs pour la nouvelle grille.

 

Et une rentrée de Radio Campus Paris, ça ressemble à quoi ?

 

La véritable rentrée intervient le 30 septembre. C’est précisément là que nous accueillons les premiers bénévoles et que nous entamons la diffusion de la nouvelle grille. Jusqu’à cette échéance, l’équipe s’affaire pour tout préparer. Nous sommes véritablement sur les chapeaux de roue.

 

Nous accueillons trois volontaires en service civique et nous épluchons en même temps les candidatures de bénévoles : c’est le moment d’évaluer les idées et la motivation de chacun. Mais c’est un gros travail lorsqu’on sait que la station en accueille jusqu’à 200 dans l’année. L’équipe lance également les gros projets de communication sur les programmes phares de la saison.

 

Enfin, l’un des objets de l’association étant la formation de ses membres à la pratique de la radio, nous tentons de recontacter des formateurs bénévoles et des membres impliqués capables de former les nouveaux venus.

 

Quelques conseils aux associations pour préparer sa rentrée ?

 

Pour nous, le plus important c’est l’accueil des bénévoles. Il est impératif que ça se passe le mieux possible. Et pour ça, il faut que l’équipe soit prête. Pour ça, il faut anticiper et régler au plus tôt les problèmes techniques. Surtout pour des médias associatifs. Un check-up informatique et audio s’impose !

 

Cette année, nous lançons un nouveau concept. Nous avons rédigé un petit livret d’accueil à l’attention des nouveaux bénévoles avec tous les contacts nécessaires à portée de main. Et comme nous sommes une assez grosse association, cette idée nous semblait utile pour les guider.

 

 

 

Le projet associatif de Radio Campus Paris vous intéresse ? Vous voulez découvrir sa prochaine grille ? Rendez-vous sur le site de la station.

 

Crédits photo : Mélanie Péclat

Disposant d’un agrément au titre du service civique, Animafac permet chaque année aux associations étudiantes d’accueillir plus de 300 volontaires. Comment ? Pourquoi ? Nous avons rencontré Julien Tessier, le coordinateur du dispositif au sein du réseau en fin d’après midi. Autour d’un verre, il nous en dit plus sur le volontariat.

 

Hey Julien, ça va ? Pas trop dure la reprise ? T’étais où en vacances ?


C’était cool. Court mais cool. Bali, les plages, le surf… A part porter le tee-shirt d’Animafac dans les grandes occasions, je n’ai pas beaucoup pensé au boulot ces dernières semaines.

 

Aujourd’hui, on doit parler du service civique chez Animafac. C’est quoi ce dispositif ?

 

Très, très bonne question ! Le service civique chez Animafac, c’est un engagement volontaire de six, huit ou neuf mois qui concerne tous les jeunes de 18 à 25 ans qui souhaitent s’engager auprès d’une association étudiante. Le dispositif permet également d’aider les assos à développer leurs projets, en imaginer de nouveaux. Tout est possible.

 

Et qu’est-ce qu’Animafac propose aux assos ?

 

Elle aide les assos motivées en prenant en charge toute la gestion administrative et financière des dossiers. Elle met en place les formations civiques et citoyennes obligatoires pour les volontaires. En gros, Animafac s’occupe de toute la partie logistique pour permettre à l’association de se focaliser sur le projet et l’accueil du volontaire.

 

Ok ! Mettons que je suis un responsable d’asso étudiante et que ça m’intéresse. Je fais comment  ?

 

C’est hyper simple. Il suffit de remplir un dossier sur notre site (C’EST PAR ICI !). On ne peut pas le manquer. Il est accessible via l’énooooorme bouton rouge « Accueillir un volontaire ». Il s’agit alors de présenter l’association, la conception du volontariat défendue par l’association, quelle mission elle compte confier au volontaire. Dès que c’est fait, nous étudions le dossier et si le dossier est accepté, l’association peut partir à la recherche de son volontaire. Animafac gère tout le reste. De la gestion administrative au versement des indemnités… Tout ce qui peut prendre la tête des associatifs.

 

(Les autres clients du bar ayant arrêté de discuter se sont regroupés autour de Julien pour l’écouter…)

 

En t’écoutant, ça paraît tout simple de recruter un volontaire…

 

Il y a des conditions ! Il s’agit surtout, en tant qu’association recrutante, de s’imposer des contraintes pour s’assurer que la mission va bien tourner. Il faut se rappeler qu’une mission de service civique est ouverte à tout le monde, que l’on soit docteur en physique des particules, titulaire d’un BEP vente ou rien du tout. On peut être né à Vesoul ou Vierzon, ça ne fait rien. Le seul but est de trouver des jeunes motivés pour développer un projet qui déchire tout au long de leur mission. Un conseil, mettez le CV de côté. Misez sur les lettres de motivation ! N’oubliez pas qu’on ne peut faire qu’un seul service civique dans sa vie, alors concoctez au volontaire la plus belle mission de sa vie!!

 

Et toi, dans tout ça, tu fais quoi ?

 

Mon taf ? Je reçois quotidiennement plusieurs dizaines de demandes. Après une lecture attentive, je travaille avec les associations pour réajuster leurs dossiers. Le tout pour s’assurer que la mission corresponde aux principes défendus par le dispositif. Intérêt général, accessibilité à toutes et à tous et épanouissement de chacun… à commencer par le volontaire !

 

J’organise également les formations civiques et citoyennes. Bon, ce sont surtout des rencontres. A peu près tous les deux mois, une trentaine de volontaires déboule à Paris pendant deux jours. La plupart d’entre eux commence tout juste sa mission. La première journée est dédiée aux échanges d’expériences, à la découverte des projets portés par les participants. Les profils de volontaires sont nombreux et les projets encore plus. Et c’est le moment de s’en rendre compte. La seconde journée est consacrée à une question de société ou d’actualité. Le tout au travers d’une visite de lieu, d’un témoignage, une rencontre.

 

Je coordonne aussi les formations Bénévolat et Compétences avec Bastien, le vieux druide de l’équipe d’Animafac. Le but de ces ateliers est d’identifier et de valoriser les compétences acquises par les volontaires lors de leur mission.

 

Et, pour finir, je participe à différentes réunions, commissions, groupes de travail avec divers acteurs qui agissent de près ou de loin pour le service civique (l’agence du service civique, le CSCA, la plateforme inter associative pour le SC, l’institut du service civique, etc.).

 

Après cette interview, je suis certain que tes fans seront encore plus nombreux ! Comment peuvent-ils te contacter ?

 

Tout simplement en m’appelant au 01 42 22 15 15 ou en m’envoyant un mail. Toutes les questions sont les bienvenues. Même les plus saugrenues. Je me réserve la liberté d’y répondre de la manière que je veux. Mais il ne faut ne pas hésiter à demander des précisions, des points de détail. Tout ce qui passe par la tête des associatifs est bon à prendre. Venez, je suis open !

 

Ok. Merci Julien. Au fait, on en prend un p’tit dernier ?

 

A la tienne !

Animafac, ce n’est pas que « Un réseau, des outils ». Découvrez toutes nos actions pour l’année à venir !

 

Les relais locaux, vos premiers interlocuteurs

 

Avec une trentaine de relais locaux disséminés dans la plupart des grandes villes universitaires de France, Animafac reste à votre écoute en permanence. Leur but ? Dynamiser la vie associative de leur ville et accompagner les porteurs de projets dans leur démarche. Une question ? Besoin d’un coup de main ? N’hésitez pas à les solliciter.

 

Des formations pour éviter les galères

 

Dans la plupart des villes universitaires françaises, Animafac propose des formations à la conduite de projets. Présentant des outils de méthodologie, évoquant les stratégies de recherche de financement ou l’art de mener un rendez-vous avec des partenaires.

 

Dans un tout autre genre, les formations Bénévolat et Compétences vous permettent de mettre des mots sur votre expérience associative et de la valoriser sur un CV.

 

Des rencontres sur tout le territoire 

 

Pour ne pas être contraints de réinventer l’eau chaude tout seul dans votre coin, Animafac vous propose de participer à ses rencontres locales. Autour d’un verre, rencontrez des associatifs de votre ville et échangez tuyaux et bonnes pratiques pour vos projets.

 

Autre rencontre, même ambiance : les week-end au campus sont les événements phares du réseau. Rassemblant jusqu’à 300 jeunes associatifs issus de plusieurs régions, les #WEAC permettent aux participants de se rencontrer, d’échanger, de débattre et d’imaginer ensemble des projets communs. Le tout au travers d’ateliers pratiques, de formations et de temps conviviaux.

 

De nombreux outils pratiques gratuits

 

Animafac développe et diffuse de nombreux outils pratiques à l’attention des structures du réseau. 120 fiches et 18 guides abordant de nombreux thèmes et modes d’action, des annuaires dédiés aux associations étudiantes ainsi qu’aux appels à projets, des kits de campagne… le tout dans une seule rubrique ! Un conseil, n’oubliez pas la rubrique « Boîte à outils » d’Animafac.net. Elle vous sera très utile.

 

Le service civique

 

Comme Julien l’a dit, Animafac dispose d’un agrément permettant aux associations qui le souhaitent d’accueillir un volontaire. Le réseau vous accompagne pas à pas dans vos démarches et assure l’organisation de formations civiques pour vos volontaires. Idéal pour dynamiser vos projets tout en assurant une expérience vraiment enrichissante pour les jeunes s’engageant dans la voie du volontariat.

 

Sur le web

 

Animafac, c’est également un ensemble de supports de diffusion pour tout savoir sur la vie du réseau. La rédaction met quotidiennement en lumière les projets et les acteurs d’un monde en ébullition. Portraits d’associations ou de volontaires, Tour du web, dossiers thématiques, diffusion de vos rendez-vous, « Comment faire », Interviews ressources… Mais ce n’est pas tout. Le réseau est également présent sur les réseaux sociaux. Quoi ? Vous n’êtes pas encore fan de la page Facebook et vous n’êtes pas abonné au compte Twitter ? Il est temps de vous y mettre !

 

Et n’oubliez pas de vous inscrire à la newsletter du réseau. Une solution simple et efficace pour ne rien manquer des événements marquants !

 

Avec tout ça, vous êtes parés pour la rentrée !  

Etudiant à Skema Business School de Lille, Julien Combret vient de prendre la tête de la Confédération Nationale des Junior-Entreprise (CNJE). Entre expériences et conseils, il nous livre sa vision d’une rentrée associative réussie.

 

Ne pas sauter d’étapes

 

Tout d’abord engagé en tant que responsable commercial d’une Junior-Entreprise lilloise en octobre 2010, Julien Combret prend rapidement la tête de sa structure. Poussé par « l’envie de poursuivre l’expérience tout en dépassant le cadre d’une simple Junior-Entreprise », il intègre l’équipe de la CNJE en juillet 2012. Mais avant d’en devenir le président, il tient à occuper un poste plus classique. « Il s’agissait d’un poste de responsable du pôle conseil et formations. Un pôle spécifiquement dédié au développement qualitatif des Junior-Entreprises. Cette étape devait me permettre d’avoir une bonne vision et une bonne connaissance de l’ensemble », précise-t-il.

 

Entre objectifs et impératifs

 

Ses premiers pas en tant que président ? Ils se font en toute sérénité. Fort de son expérience et accompagné d’une équipe motivée, il peut anticiper et mettre en place les premiers plans d’envergure de son mandat. Mais contrairement à d’autres structures, la rentrée de la CNJE s’effectue en juin, dès la fin des recrutements. Une période propice aux projets de fond devant à terme aider à l’essor de la confédération. Au programme cette année, une opération spéciale pour les 45 ans du mouvement des Junior-Entreprises prévue pour janvier 2014, une nouvelle édition du « Club Junior-Entreprises » et des Congrès de la CNJE. Il y a de quoi faire. D’autant que les sollicitations des structures locales promettent d’être nombreuses. « Les Junior-Entrepreneurs revenant prochainement de vacances, ils vont nous assaillir de questions. Cela demande du temps et il faut être prêt à répondre à leurs préoccupations. » 

 

Quelques astuces pour préparer sa rentrée

 

Pour Julien, la première des priorités est de se pencher sur la composition de l’équipe. « C‘est très important de savoir avec qui on s’engage. Il faut savoir qui doit faire quoi au sein de la structure et qui est capable d’apporter un plus à un projet », assure-t-il. Mais l’aspect humain n’est pas tout.

 

Il lui semble également important d’établir un budget et de définir le plus tôt possible les grandes priorités de l’année : « Il faut être capable de prendre des décisions et de trancher au vu des capacités de l’équipe et du budget ».

 

Enfin, Julien conseille aux associatifs de ne pas perdre de vue l’aspect qualitatif des projets. Pour lui, « il faut pouvoir définir des indicateurs de réussite et d’analyser la pertinence d’un projet. »

 

A la CNJE comme ailleurs, une rentrée associative n’est pas de tout repos. Et vous ? Comment gérez-vous cette période ? Des conseils à donner ? N’hésitez pas à commenter l’article.

Association étudiante, le Genepi lutte contre les clichés véhiculés par le milieu carcéral. Campagnes de sensibilisation, ateliers culturels et scolaires… Autant de projets menés par la structure et confiés à ses bénévoles. Camille Maghin, secrétaire national et responsable des formations nous en dit plus sur la manière dont le Genepi les recrute et travaille avec eux.

 

Pouvez-vous présenter le projet global du Genepi ?

 

Le Genepi se mobilise en faveur du décloisonnement de l’univers carcéral et la circulation du savoir entre personnes incarcérées et non-incarcérées. Concrètement, nous travaillons pour favoriser un lien horizontal entre les détenus et l’extérieur, briser les clichés.

 

Quelle place pour les bénévoles dans ce projet ?

 

Il faut savoir que l’association compte 1 200 bénévoles et la plupart mène des ateliers scolaires et culturels dans des lieux de détention. Ils sont en charge d’un projet annuel d’atelier et leur but est d’y impliquer le plus possible les détenus. Les bénévoles sont vraiment à la base de notre démarche. Les trois salariés et les dix-sept permanents que compte l’association ont davantage un rôle de coordination.

 

1200 bénévoles. Le chiffre peut paraître énorme pour une association étudiante. Comment recrutez-vous tous ces bénévoles ?

 

Nous sommes en pleine campagne de recrutement. L’association est organisée autour de groupes locaux correspondant à une prison. Les responsables de ces groupes sont chargés de recruter leur équipe au sein des universités, écoles, BTS et IUT locales. Nous organisons également plusieurs week-end de formation dans l’année qui nous permettent également de recruter et former de nouveaux membres.

 

Quelle implication peut-on demander à un bénévole ?

 

Les bénévoles s’engagent pleinement et savent que le Genepi leur demande une grande implication dans le projet de l’association. Cela signifie qu’ils doivent développer leurs ateliers chaque semaine, participer aux week-end de formation et contribuer à sensibiliser le grand public aux réalités du monde carcéral.

 

Des conseils à donner aux associations cherchant des bénévoles ?

 

Au Genepi, nous essayons de ne pas tomber dans le cliché du jeune étudiant insouciant qui s’engage un an et qui passe à autre chose. Notre but est sérieux et il implique un véritable engagement de nos bénévoles. Il ne s’agit pas d’un passe-temps. Et nous leur annonçons directement la couleur dès les week-end de formation. Il faut également responsabiliser les bénévoles et leur dire qu’ils sont une pièce cruciale de l’association. C’est crucial. Sans eux, le Genepi s’écroulerait.

 

Votre association recrute régulièrement des bénévoles ? La question, vous semble épineuse ? N’hésitez pas à vous exprimer et nous faire part de votre expérience en commentaires.

Interlocuteur privilégié, le bureau de la vie étudiante est également une source précieuse de financement pour les porteurs de projets. Vice-président délégué à la vie étudiante de l’Université Aix-Marseille, Jean-Philippe Agresti nous parle du rôle des BVE au sein d’une université comptant 130 associations ainsi que sur le soutien qu’ils leur apportent au quotidien.

 

Quel est le rôle des BVE au sein de l’Université Aix-Marseille ?

 

L’Université Aix-Marseille compte six bureaux de la vie étudiante locaux répartis sur ses différents campus. Ce maillage territorial permet d’accueillir les étudiants tout au long de l’année et d’aider les associations dans différents aspects de leur activité, qu’il s’agisse de la construction des projets, du montage de l’association, la domiciliation des structures et leur hébergement. Bref, tout ce qui peut concerner les initiatives étudiantes.

 

Que proposent-ils aux associations étudiantes ?

 

Le BVE est une véritable ressource pour les étudiants qui veulent créer une association, mettre en place un événement, élaborer un projet… L’Université Aix-Marseille rassemble 130 associations étudiantes et le bureau leur apporte une aide financière pour faire face aux dépenses structurelles ou relatives à leurs projets.

 

Comment les associations étudiantes peuvent-elles solliciter votre aide pour développer leurs projets ?

 

S’il s’agit d’une aide à la création d’association, il suffit de remplir un dossier de demande accessible sur notre site et présentant le détail de la démarche. Si cette demande concerne un projet, les structures doivent également passer devant une commission qui évalue le bienfondé dudit projet. Par la suite, cette commission auditionne les étudiants, les questionne sur le sens de leur démarche, émet un avis sur le dossier et, enfin, se prononce sur le montant du financement attribué.

 

Les choses se passent bien. Depuis la création de l’Université Aix-Marseille, seuls 5% des projets ont été refusés. D’après moi, le dispositif est efficace du fait que les associations savent gérer leurs dossiers en amont en présentant correctement leur projet, en établissant un budget…

 

Auriez-vous un exemple de projet soutenu par l’Université ?

 

En 2012, 152 projets ont été financés par la commission. 152 projets dont la majorité a été aidée à hauteur de 75% des besoins exprimés. Une association a mis en valeur les oeuvres d’arts d’étudiants d’Aix-Marseille. Dans ce cadre, elle a décidé d’organiser une exposition-vente de ces oeuvres dont les fonds ont été versés à une ONG.

 

Quelles sont les actualités des BVE d’Aix-Marseille à l’occasion de la rentrée universitaire ?

 

Elles sont nombreuses ! Aix-Marseille a mis en place un conseil d’orientation de la vie étudiante. Cet organe d’aide à la gouvernance est composé de 80% d’étudiants et réfléchit aux grands axes de la vie politique liée à la vie étudiante. Deux projets, issus de ses réflexions seront lancés cette année.

 

Tout d’abord, le BVE conduira la reconduction de l’expérience du Printemps des associations. Durant une semaine, nous consacrerons des journées festives à des manifestations et des temps de rencontre dans les campus de l’Université afin de faire connaître et valoriser l’action des associations locales.

 

Nous allons également consacrer l’intégralité de l’année universitaire à un ensemble d’actions de sensibilisation dédiées à la question de la santé et du bien-être. Nous organiserons donc des manifestations variées allant de la rencontre ludique à la conférence scientifique, en passant par la formation aux premiers soins et les séances d’information sur la nutrition.

 

Enfin, une commission d’aide sociale vient de voir le jour. Le projet a d’ailleurs été élaboré en étroite collaboration avec le CROUS.

 

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