Animateurs : Olivier et Mathieu.

 

TOUR DE TABLE.


Pêle-mêle, on note des assos LGBT, des assos ou réseaux nationaux : Afev, Genepi, Amnesty international, Rusf, des assos regroupant des étudiants africains : Mauritaniens de Nice, Sénégalais de Grenoble, des assos de lutte pour la liberté d’expression et la diffusion de connaissances … mais aussi des étudiants en socio ou en sports curieux de cette thématique et venus s’abreuver à la fontaine du partage d’Animafac ! Au total une bonne quarantaine d’associatifs.

 

Les points forts de l’atelier :

L’enjeu de ce chantier est de développer une expertise dans le domaine de la lutte contre les discriminations, de mettre en commun des outils, et dynamiser le réseau sur cette thématique.

 

Questions : quels outils utilisez-vous ? Quelles difficultés rencontrez-vous ?

 

Volonté de créer un réseau LGBT à Paris, mais c’est très difficile, du fait de la situation géographique des sites étudiants mais aussi de l’arrachage systématique des affiches. = problème de visibilité et du soutien des administrations, du ministère ?

 

RUSF Clermont-Ferrand : nouveau préfet récemment, la situation des étrangers s’aggrave. Les outils pour répondre : outils « traditionnels » = tracts, pétitions, rassemblements, affichages, travail avec des syndicats. Tracts pour alerter sur une situation particulière ou tract de « fond ». Réseau de soutien qui se réunit devant les centres de rétention, réseau d’avocats etc. Vente de gâteaux pour aider au niveau financement.

 

Ahmad : ne comprend pas le rapport entre expulsions et discriminations.

 

(Cela pose la question de la légitimité de la loi et de son application : les militants de RUSF dénoncent les rafles et les expulsions de personnes sur la base de leur nationalité, ce qui relève d’une forme de discrimination).

 

-Jérôme, militant LGBT, souligne l’importance de diversifier les formes de militantismes, ainsi que l’importance de la « partie administrative » : il faut être procédurier, respecter les règles de ces procédures et les effectuer jusqu’au bout, c’est un gage de crédibilité.

 

-La discussion s’engage sur les difficultés à intervenir en milieu scolaire. En effet, il faut posséder un agrément mais celui-ci ne garantit pas non plus à 100% aux assos de pouvoir intervenir dans les classes. A l’inverse, certaines assos peuvent le faire avec le simple accord du responsable d’établissement ou d’un enseignant … C’est donc difficile et inégal mais dans tous les cas il ne faut pas négliger le travail en amont avec l’équipe enseignant comme le montre l’anecdote racontée par une membre de GENEPI : un enseignant avait fait appel à eux pour qu’ils expliquent aux jeunes les risques d’aller en prison, ce qui n’est absolument pas l’objet de l’association !

 

Importance des « ressources » humaines : nécessité du réseau et des partenariats.

 

-La construction du réseau est centrale mais demande beaucoup d’énergie et de temps mais cela est indispensable pour avoir du poids. L’absence de salariés se fait sentir quand on essaye de construire sérieusement un réseau.

 

-Amnesty international – Jérémy explique que dans une grosse association ils bénéficient de nombreux salariés, de réseaux internationaux (ex : pétitions internationales), de juristes etc.

-Cela amène le débat sur la question du recrutement, de la stratégie de communication et soulève des questions d’éthique : faut-il utiliser des données chargées en « émotion » pour communiquer ? (ex : taux de suicide en prison pour GENEPI, ou chez les jeunes homos pour les assos LGBT).

 

 

 

 

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