Portrait d’Etienne Deshoulières, ancien délégué national de J. Presse et initiateur du journal Kaktus.

1993. Le jeune Etienne n’a pas douze ans lorsqu’il intègre la rédaction de Profil Jeune, mensuel poitevin géré exclusivement par des jeunes. Le contaminant dès son plus jeune âge, le virus de la plume ne le quittera plus. Une plume qu’il s’attache à mettre au service d’un engagement qu’on sent déjà poindre dans ses premiers écrits.

 

Touche-à-tout.

Boulimique, Etienne enchaîne les rédactions comme il cumule les mandats. Tour à tour délégué au Conseil communal des jeunes de Poitiers, élu au Conseil académique de la vie lycéenne, il accède au convoité Conseil régional des jeunes de Poitou-Charentes. Une bonne manière d’allier un goût prononcé pour les petits fours à la volonté de donner une résonance politique à ses journaux. Les titres poitevins Le Buvard et Texto sont ainsi ornés du sceau Deshoulières. « L’un des articles du Buvard a été l’objet d’un houleux débat au conseil d’administration du lycée, suite auquel le proviseur a demandé sa mutation », raconte Etienne.

 

Ce fait d’armes, tout comme la bonne tenue de Texto – créé à l’occasion des grèves lycéennes de 1998 -, le fait remarquer auprès de Pascal Faméry, fondateur de la coordination nationale des journaux de jeunes, J. Presse. Il en devient rapidement le délégué au Conseil national de la jeunesse ; un poste en vue qui lui permet de côtoyer de manière privilégiée le célèbre Youth Pen, le réseau des réseaux de presse jeune en Europe.


Un monde en rut.

L’épisode J. Presse vient clore avec succès les années de militantisme lycéen et permet à Etienne d’aborder sereinement sa nouvelle vie d’étudiant parisien, qu’il envisage tout aussi engagée. C’est d’ailleurs pendant une année de césure post-bac passée à Cambridge et Berlin qu’il a l’idée du journal Kaktus, dont le premier numéro voit le jour à la fin 2001. « Kaktus est très proche de Texto, mais à une autre échelle : Paris et les facs au lieu de Poitiers et les lycées ». Elégamment sous-titré « Une touche d’épines dans un monde en rut », Kaktus se propose d’aborder l’actualité sous un angle résolument satirique. Une nouvelle aventure pour cet engagé du stylo, qui se vit comme « un touche-à-tout de naissance ». Ce ne sont pas ses treize années de hockey sur glace qui viendront démontrer le contraire.


En savoir plus :
– www.kactus.cx/wordpress
etienne@kactus.cx

 

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