Au terme de la mandature 2000-2003, chaque responsable des groupes de travail du Conseil national de la vie associative a été chargé de la rédaction d’un chapitre du bilan traditionnel de notre assemblée.

Coprésidente avec Stéphane Méterfi, de l’association rouennaise « Débarquement jeunes », du groupe sur les jeunes et la vie associative, je me suis alors ateler à décrire une situation largement méconnue.

En m’appuyant sur les auditions organisées au cours de trois années de mandat, notamment des sociologues Jacques Ion et Renaud Saintsaulieu ou du philosophe et journaliste Marc-Olivier Padis, mais aussi de plusieurs ouvrages comme ceux de Martine Barthélémy et de Guillaume Houzel, j’ai tâché de mettre en relief plusieurs points saillants :

– La participation bénévole progresse chez les jeunes plus qu’au sein de n’importe quelle autre génération.

– Les formes traditionnelles d’organisation, fondées sur l’affiliation, rebutent largement. Le nouvel engagé privilégie l’examen de ses propres activités, qui doivent contribuer à son épanouissement, à l’adhésion à un discours, porté par un mouvement, au service duquel il se mettrait à disposition.

– Les domaines porteurs de la vie associative s’en ressentent : les engagements les plus idéologiques sont souvent en difficulté, tandis que ce qui a trait à la culture, à la qualité de vie voire aux pratiques sportifs se porte bien. Mais ce sont toujours les mêmes valeurs, de solidarité, de justice, de démocratie, qui sous-tendent l’engagement bénévole.

A lire :

– la contribution « jeunesse » du bilan du CNVA.

 

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