Si les membres du collectif Appel de la jeunesse réclament la suppression du Bisphénol A, un long chemin reste à parcourir pour rallier la population à cette cause. Une population toujours plus exposée aux méfaits des perturbateurs endocriniens à mesure que s’étend l’emploi du BPA dans l’industrie agroalimentaire.

 

« Générations cobayes, non merci », plus qu’une campagne de sensibilisation, une urgence de communication, tant le nombre de citoyens informés sur ce thème est réduit…

 

« Connaissez-vous le Bisphénol A ? » A l’évocation de la substance, les avis sont contrastés. Certains hésitent et se lancent finalement, sans toutefois maîtriser le sujet. Jean-Philippe, informaticien de 35 ans, parle avec une assurance feinte :  » il s’agit sans doute d’une bactérie exotique. Quelque chose du genre, en tout cas. » Ludovic, quant à lui, n’est pas plus inspiré. Pour lui, le Bisphénol A n’est autre qu’un  » processeur informatique en cours de développement. » Pour ce jeune étudiant en sociologie, tout semble se résumer à quelques octets.  » Les concepteurs de logiciels et de matériel ne savent plus quoi inventer pour donner un nom attrayant à leur produit. »  Pressant le pas pour éviter le micro tendu vers elle, Sabine se fend d’un simple « j’ignore de quoi vous parlez ». Une réponse laconique commune à bon nombre de personnes rencontrées.

 

Comme les quelques passants qui ont accepté de se prêter au jeu du micro trottoir, une majorité de Français ignore tout du Bisphénol A, de ses origines et de son impact sur leur santé. Dans ce contexte, la campagne initiée par l’Appel de la jeunesse revêt une double importance voguant entre prévention des risques et sensibilisation.

 

Et vous ? Avant de lire ces quelques lignes, auriez-vous répondu à nos questions avec plus de réussite ?

 

 

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