Cet article fait partie du compte rendu de la rencontre des médias étudiants du 12 février 2005. Vous pouvez retourner au dossier central pour consulter les autres articles du compte rendu.


Les journaux présents à la rencontre illustraient la diversité des médias étudiants. Cet essai de typologie en trace les grandes lignes et apporte des éléments de compréhension plus généraux de l’ensemble des médias étudiants.

Vous pouvez consulter ici les fiches de présentation détaillées des journaux participant à la rencontre du 12 février

 

Le territoire


On distinguera ici trois niveaux de territoire : le groupe de travail scolaire (classe, TP, etc.), l’établissement et la ville.

 

 

  • Les médias de groupe de travail

 

 

Le journal de la « classe » a ceci de particulier que son équipe se renouvelle chaque année. Parmi les journaux qui ont pris part au chantier, on peut citer Com’ quoi sur Saint-Etienne et l’Echo Développement sur Besançon. La rédaction du journal est à la fois volontaire et intégrée au cursus et les professeurs y font figure de partenaires.

 

 

  • Les médias d’établissement

 

Se définir comme le journal de l’établissement ne se fait pas par défaut mais résulte soit d’une évolution, soit d’une volonté qui a été clairement affichée au départ. Le média se conçoit alors comme acteur en plein de la vie étudiante. Ainsi, à Avignon, Actufac s’adonne à l’investigation en publiant les statistiques de réussite aux examens.

 

Mais s’inscrire dans la communication d’établissement peut comporter certains pièges, comme en témoignent les membres du journal Contacts, de l’IUP Sciences Financières de Nancy, où l’administration, en tant que principal financeur, s’arroge un certain droit de regard sur la publication.

 

 

  • Les médias de ville

 

On considère souvent les médias étudiants comme des aventures bancales et limitées. Il se trouve que leur audience peut déborder largement le simple cadre de la fac ou de l’école qui les a vu naître. Des gratuits comme Nota Bene, qui tire à 6000 exemplaires sur Rennes et Kiblind, qui tire à 10 000 exemplaires sur Lyon, sont par exemple devenus de vrais acteurs de la vie de la cité.

 

Kiblind a ainsi mis au point un système de pass illimités à l’année pour les musée en échange d’encarts dans la revue. Cela permet à l’asso de se financer sur la vente de ces pass et encourage dans le même temps une pratique artistique.

 

De son côté, l’association Kulth (journal Inkulth) co-organise à Nice en mai, au sein de l’association la Fédé, le festival Pass’à l’Acte. Il y été publié une revue (Mémoire d’eux) qui retrace en poésie et en photo l’édition 2004.

 

Le projet éditorial


S’inscrire dans un territoire bien défini n’est qu’un des buts qui peut être poursuivi par une revue. Un journal étudiant, c’est d’abord une équipe qu’un même projet fédère.

 

 

  • Les médias sans ligne éditoriale et qui se revendiquent comme tels

 

 

C’est le cas du journal Caractères, de l’IEP de Toulouse. Caractères se veut tribune ouverte à toutes les écritures sérieuses et ludiques. Il s’agit là d’un vrai projet dans le sens où cette non sélection est assumée par l’équipe.

 

A Grenoble, deux journaux assument un contenu politique non partisan : le Journal de Paul et Mickey et le Caribou Libéré n’affichent pas de ligne précise et restent ouverts aux expressions de tous bords.

 

Quant aux tribunes, citons aussi celle du journal Europa, dont le projet est de devenir une plateforme de rédaction européenne sur Nantes et la Bretagne.

 

 

  • Les médias à ligne éditoriale « politique » ou culturelle

 

Les publications étudiantes se répartissent souvent en deux clans : les « politiques » et les culturelles, mais la frontière est loin d’être nette, et en fin de compte la démarche est la même : instituer un espace publique d’expression.

 

On relève cette dichotomie à Dijon, où se sont montées parallèlement deux revues : Némésis, qui s’est donné pour mission de « promouvoir la création artistique et culturelle sous quelque forme qu’elle soit » en prenant part notamment au festival de printemps du Théâtre universitaire par l’animation d’un journal en direct, et l’Envolée, dont l’objet est de traiter de questions de société.

 

Parmi les journaux qui en réalisent la synthèse, citons L’air de rien, par l’association Fragments d’Idées et Kactus, publié par l’APPA (Association pour la Promotion de la Presse Alternative), qui associent à un contenu engagé un graphisme artistique.

 

Enfin, il reste à citer le cas sur Caen de l’El Caengoojou, un fanzine-jeu dont l’objectif est de rendre assimilable et attractif un contenu scientifique en l’associant chaque page à un jeu.

 

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