Dispositif mis en place par le Refedd et Avenir Climatique, le Bilan Carbone Campus permet chaque année aux étudiants et associatifs de s’impliquer dans le fonctionnement de leur fac. Comment ? En mesurant les émissions de gaz à effet de serre produits par les installations universitaires. C’est un Projet qui se réalise en deux temps : dans un premier temps la réalisation du bilan carbone, puis la mise en place du plan d’actions. Simple d’utilisation, il est également synonyme de changements concrets au sein des établissements. Laure Detoc, coordinatrice du projet au Refedd nous dit tout sur sa mise en place.

 

Quelques mots du concept ?

C’est un atelier qui se déroule sur deux jours durant lequel un petit groupe (10 à 25 personnes) est formé sur un outil tableur reprenant les grands pôles de consommation d’une université. Cela passe par le chauffage des locaux à la composition des menus du restaurant universitaire. Nous proposons une version allégée du bilan carbone de l’ADEME. Les participants sont également formés pour composer un plan d’actions pour analyser, eux-mêmes, le bilan de leur campus. La finalité étant d’ouvrir le champ à des innovations, de modifier les comportements de tous les usagers du campus…

 

Comment une association peut-elle mettre en place un tel projet sur son campus ?

 

Après avoir participé à l’atelier que nous proposons, l’association doit se rapprocher de son administration pour récupérer les informations nécessaires à l’analyse. Mais pas de panique, c’est plus simple qu’il n’y paraît. Lors de l’atelier, les formateurs donnent des astuces et des conseils sur les sources disponibles. Par ailleurs, nous sommes présents en soutien durant toutes les phases de l’opération. Et pour ma part, j’assure un suivi du projet en cours. Ce qui me permet d’évaluer les besoins des associations et d’y répondre.

 

Quel budget est nécessaire pour mettre le dispositif en place ?

 

Les investissements interviennent surtout avant la réalisation du plan d’action. Ce sont les établissements qui, s’ils le souhaitent, peuvent entamer des modifications de leurs installations en fonction de l’analyse effectuée par les associatifs. Mais en amont, cela ne doit pas coûter plus que quelques euros. Une petite somme allouée à l’édition du bilan définitif et du dossier de présentation destiné aux responsables de la fac. Notons qu’une petite somme peut être allouée à la réalisation du projet.

 

Combien de personnes sont nécessaires pour mener le projet à terme ?

 

J’ai retrouvé dans les archives du Refedd des exemples de bilans menés par une seule personne. Mais dans l’absolu, je pense qu’il est préférable d’être 5 ou 6 personnes. Cela permet de diviser le travail selon les thèmes abordés et les sources documentaires.

 

Un petit mot aux associatifs qui voudraient se lancer ?

 

Ca peut sembler un peu bateau, mais c’est une expérience vraiment valorisable sur un CV. Un bilan carbone est un plus indéniable dans les filières adaptées. Lorsqu’une entreprise environnementale recrute, elle exige de plus en plus ce genre d’expériences. Pour une association, c’est également un très bon moyen de s’impliquer concrètement dans le fonctionnement de l’établissement, d’être reconnu comme un véritable acteur de la vie du campus et de responsabiliser les bénévoles sur les thèmes abordés. Enfin, c’est un projet simple à mettre en place qui touche à des sujets très concrets.  

 

Pour tout savoir sur le dispositif et mettre en place un bilan carbone campus au sein de votre faculté, tournez-vous vers le REFEDD et d’Avenir Climatique

 

Pour aller plus loin…

 

Vous voulez compléter vos connaissances dans l’art de rendre son campus plus durable ? Voici quelques fiches pratiques qui vous seront utiles

 

>> Créez votre brigade du tri

>> Rendre son Resto U durable

>> Mener une action de lobbying

>> Convaincre son établissement de se mettre au vert

>> Sensibiliser au changement climatique… sans agacer son interlocuteur

 

Crédits photo : @Echos Sciences Grenoble

Soyons sociaux
Réagir c'est agir