Portrait de Marianne Pignot de l’association Equiterre, membre du Conseil d’Administration d’Animafac.

 

Dix ans. L’âge des pourquoi. Mais quand beaucoup s’en prennent à l’origine des bébés, Marianne n’a de cesse de demander à sa maman pourquoi tellement de gens n’arrivent pas à vivre de leur travail. Difficile de s’en tirer par une pirouette à base de choux ou de roses.
La radio vient mettre un terme à cet embarras maternel, le jour où Marianne y entend parler d’une forme émergente d’échange commercial entre le Nord et le Sud. Loin de constituer un remake bien-pensant du traditionnel  » fardeau de l’homme blanc « , ce que d’aucuns qualifient déjà de  » commerce équitable  » s’impose aux yeux de Marianne comme la voie alternative aux pratiques néolibérales du commerce international.

 

Engagement. Il n’en faut pas plus pour convaincre notre apprentie solidaire d’intégrer l’Institut National des Télécommunica-tions d’Evry, quartier général de l’association Equiterre. Regroupant un vaste réseau d’étudiants et de jeunes professionnels engagés dans la promotion du commerce équitable, la structure possède sa propre boutique en ligne, composée exclusivement de produits équitables. Une vitrine reconnue qui confère aujourd’hui à Equiterre la légitimité nécessaire pour s’investir plus avant dans le champ de la solidarité internationale. Illustration de cet engagement, le rôle moteur tenu par l’association à l’occasion de la récente reconstruction du réseau Etudiants et Développement.

 

Fortement internationalisée, Equiterre développe en sus ses propres filières de production, en étroite collaboration avec de jeunes entrepreneurs burkinabés et népalais. C’est au Népal justement que Marianne a été amenée à se rendre en septembre dernier. Elle y a aidé Shiva, patron d’une micro fabrique de sacs en coton, à maintenir sa structure à flots. Au programme : recherche de nouveaux débouchés et d’éventuelles pistes à creuser en matière de développement durable.  » Instiller le développement durable au sein des structures pour générer dès le départ un maximum de retombées locales. Une priorité pour Equiterre « , précise Marianne. Tout un travail à mener sur place comme en amont. D’où la présence d’Equiterre aux côtés d’Animafac : opérations de sensibilisation à l’occasion de la  » Quinzaine du commerce équitable « , ouverture d’antennes locales, autant de projets ambitieux qui bénéficient déjà de l’appui du premier réseau français d’associations étudiantes.

En savoir plus : http://www.equiterre.com

 

Soyons sociaux
Réagir c'est agir