Portrait de Romain Riboud, champion du monde de ski handisports et président du Raid Hannibal.

En 1984, il chausse ses premiers skis. Nous sommes à Tignes et Romain vient de souffler ses trois bougies. Le ski, une seconde nature quand on vit à l’année au pied des pistes. à un détail près : Romain souffre d’une hémiplégie légère qui lui paralyse toute une partie du corps. Cela ne facilite pas les premiers virages mais ne l’empêche en rien de progresser très rapidement. Au point que sa kiné se décide un jour à lui parler du « team handisports » de Tignes. Une équipe au palmarès impressionnant, qui totalise plusieurs victoires dans les compétitions les plus prestigieuses.

Tout s’enchaîne très vite pour Romain. à douze ans, il découvre le quotidien des entraînements et les douleurs qui en résultent. Mais peu importent les crampes, il s’accroche et rêve déjà de médailles. En 1995, seulement âgé de quatorze ans et déjà doué d’un esprit de compétition hors normes, le Tignard participe à ses premiers championnats de France. Quelques mois plus tard, c’est au tour de l’équipe de France de lui ouvrir les bras. L’heure des premières grandes compétitions, avant le triomphe de l’année 2000 et un premier titre de champion du monde handisports en slalom géant. La machine Riboud est lancée. S’ensuivront deux médailles d’argent aux Jeux de Salt Lake City en 2002 et une victoire en Coupe du monde en 2004.

Réaliste. Fait citoyen d’honneur par la ville de Tignes, Romain garde la tête froide : « Même si les sponsors sont un peu plus nombreux qu’avant dans le handisport, ça n’est pas le ski qui paiera ma retraite ! ». D’où un souci permanent de conjuguer son agenda sportif et de solides études à l’école de management (EM) de Lyon.

Insatiable, le Tignard se paye même le luxe d’une activité associative soutenue. Président du Raid Hannibal, association organisatrice d’une course de 160 km à travers les Alpes, il coordonne une équipe de vingt étudiants. Un mélange des genres qui lui réussit bien :  » La présidence de l’association est une expérience grisante (…) elle m’a révélé mon goût pour le travail en équipe et le management « .

Le sport, les études, l’associatif : « Trois temps pleins » selon Romain, difficiles à faire tenir dans un seul agenda. Mais lorsqu’on demande à ce touche-à- tout ce qu’on peut lui souhaiter pour la suite, la réponse ne se fait pas attendre : « Une médaille d’or aux prochains JO… » Verdict en février 2006 à Turin.

En savoir plus : http://www.raidhannibal.com

 

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