Après un tour de tables des associations présentes, un temps d’échanges permettant d’identifier les bonnes pratiques de chacun mais aussi les difficultés rencontrées a été donné. La création de dynamiques locales apparaît comme l’une des solutions pour se constituer un bon réseau.

ANIMATEUR : Abdelkrim Marchani, EMF Rouen

Quelques unes des associations participantes au chantier sont présentées dans le livret ci-joint.

Le questionnaire s’attarde sur les motivations à s’engager dans ce thème, sur les moyens utilisés par leur association et aux collaborations en cours avec les partenaires institutionnels ou associatifs, sur le public visé. Il permet également d’aborder les difficultés rencontrées par les associations. Les réponses sont éclairantes pour tous les participants et permettent de connaître les besoins des associations étudiantes.

Développer des contacts locaux : exemple à Rouen
Abdelkrim, animateur du chantier, s’appuie sur l’expérience de son association menée à Rouen pour encourager les associatifs à s’impliquer au local : « Créer des évènements au national comme le propose Animafac est très utile. Mais il est absolument indispensable de créer des dynamiques locales pour être efficace. »

En mars dernier, son association, l’EMF Rouen (Étudiants musulmans de France) a organisé une Semaine sur l’insertion professionnelle et l’égalité des chances à la Maison de l’Université de Rouen. Les objectifs sont simples : créer des partenariats avec les employeurs, renforcer les relations entre universités et entreprises.

Des conférences, des ateliers de rédaction de CV et lettre de motivation, des simulations d’entretiens ainsi q’une exposition ont été proposés tout au long de la semaine. La première conférence, par exemple, avait pour but de répondre à la question « L’offre de formation universitaire répond-elle à la demande du marché du travail ? », où responsables de l’université de Rouen (professeurs, administrateurs, SCUIO) et organisations patronales locales (MEDEF, CGPME) ont pu échangés. « C’était très intéressant de voir l’évolution du débat. Au début, tout le monde campait sur ses idées. A la fin, ils étaient tous d’accord pour travailler ensemble : recrutement de jeunes d’universités, dépôt de CV, entretiens… Ces rencontres montrent bien la méconnaissance respective entre universités et entreprises. »

Comment mettre en place un tel événement ? Difficile mais pas impossible. « Ce genre d’évènement ne s’était jamais fait précédemment. » nous explique Abdelkrim. « Quand j’ai commencé à appeler les entreprises, on m’accordait très peu de considération. Au fil des contacts, ça s’est transformé en « tout de suite M. Marchani ». La persévérance est donc de mise : contactez les entreprises une fois votre programme mis en place, puis envoyer leur une invitation. L’actualité est propice à ce genre de démarches d’insertion professionnelle et vous constaterez que vos résultats porteront leurs fruits.

Quels résultats ? Positifs, sans conteste. Cet événement a permis en premier lieu aux organisateurs d’être en contact direct avec les responsables universitaires et surtout avec les employeurs. L’action ne s’arrête pas là : un forum métiers est prévu en octobre prochain. En outre, l’initiative de l’EMF Rouen sera réitérée par les EMF des autres villes de France. Un réseau en plein développement…

S’inscrire dans un réseau local : l’expérience d’Animafac

Grâce au travail entrepris depuis le début de l’année, le réseau Animafac se mobilise pour tenter d’apporter des réponses efficaces et innovantes en matière d’insertion professionnelle, notamment au local.

En premier lieu, les trois rencontres nationales inter-associatives organisées depuis le début de l’année universitaire ont permis de cerner les attentes des différents types d’associations oeuvrant dans le champ de l’insertion professionnelle. Un grand nombre d’associations de filières et d’anciens ont des structures fragiles et peinent à donner corps à leurs projets. L’intégration dans un réseau et la mutualisation d’un certains nombres d’outils communs doivent être privilégiées.

Animafac a pleinement conscience de la nécessité d’impulser des dynamiques locales, qui permettront notamment d’adapter les actions en prenant en compte les spécificités des bassins d’emploi. Des contacts ont d’ores et déjà été pris avec plusieurs réseaux, à l’échelle nationale : partenaires privés (CCI, MEDEF, CGPME, CEGES) mais aussi professionnels de l’insertion (ANPE, AFIJ) se disent tout à fait prêts à travailler avec les universités et les associations étudiantes.

L’objectif du projet d’Animafac : la mise en place d’un dispositif pilote dans 5 villes de France, permettant d’inscrire les associations étudiantes d’insertion dans une démarche de réseau local. Un relais dans chaque ville, dédié à l’insertion professionnelle, contribuera à l’animation de ce réseau et accompagnera la mise en œuvre d’actions inter-associatives avec les partenaires locaux. À travers ce programme d’insertion, Animafac veut également mettre en place des actions de sensibilisation aux discriminations à l’embauche et créer un espace de réflexion local autour de ces questions.
Vous souhaitez devenir animateur de réseau ?

La présentation de ce projet a été accueillie favorablement par l’ensemble des responsables associatifs présents lors de cette échange.

 

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