Ah, qu’elle serait douce la vie si chacun adoptait les valeurs éthiques du développement durable. Pour faire connaître ces modes de vie et de réflexions  » différents voire alternatifs « , Dolce Vita agit et sensibilise avec un mot d’ordre :  » Pas de misérabilisme, pas d’alarmisme, pas de discours moralisateurs, juste une envie de faire au mieux car nous sommes acteurs, nous sommes responsables, nous sommes capables d’intelligence, de clairvoyance et de créativité. « 

Crédit : Ghita Andrana / youthphotos.eu

Ne les traiter pas d’utopistes. Ce n’est pas parce qu’on croit au développement durable, qu’on s’appelle Dolce Vita, et qu’on a des fleurs sur son site Internet, qu’on poursuit forcément des chimères. À y regarder de plus près, on s’aperçoit même que cette association de l’Ecole supérieure de commerce de Grenoble est bien plus pragmatique qu’il n’y paraît. Son slogan annonce d’ailleurs clairement la couleur : « On ne croit pas aux miracles, on propose des solutions. »

Pour commencer, pas d’altermondialisme qui tienne. « Les réformes viendront des entreprises et des collectives locales, il ne faut pas les diaboliser mais travailler avec elles pour instiller le changement » explique Thomas Rocourt, co-président de Dolce Vita. Dès le début de l’année universitaire 2007-2008, l’association proposera aux entreprises locales un service de conseil pour les aider à passer à l’ère de l’écologiquement correct. « À terme, cette activité deviendra un service payant, à la manière des Juniors Entreprises. »

 

Réconcilier économie et développement durable.


Cette volonté de réconcilier la sphère économique et les valeurs du développement durable se retrouve dans la plupart des projets de l’association. Lorsque Dolce Vita participe à la Semaine étudiante du commerce équitable, elle propose, certes, un stand de dégustation de commerce équitable… Mais fait également intervenir l’un des fondateurs de Veja, la marque de basket équitable devenue, en quelques années, un objet de mode culte. Histoire de démontrer à ceux qui en doutaient encore que l’on peut être un entrepreneur ambitieux sans pour autant remiser ses valeurs au vestiaire.       

Et pour sensibiliser ses pairs, pas question de miser sur la bonne volonté de chacun. « Quand on leur parle de créer une association sur le développement durable, tous les étudiants trouvent ça très bien. Mais cela ne signifie pas qu’ils vont s’y impliquer ou même qu’ils sont prêts à changer leurs comportements » déplore Thomas. Pour prodiguer sa bonne parole, Dolce Vita a donc décidé de s’attaquer directement aux nombreuses associations de l’école, en leur proposant des solutions pour réduire leur consommation d’énergie, recycler leur papier, etc.
Le stand de Dolce Vita lors de la Semaine du commerce équitable

 

Une technique qui a trouvé ses limites lorsque Dolce Vita a voulu s’attaquer aux dépenses énergétiques de l’ESC en se faisant campus pilote du programme « Campus Vert » de Greenpeace. « L’administration n’a pas voulu nous laisser accéder aux factures d’électricité de l’école, considérant qu’il s’agissait d’ingérence. » Pas de quoi se laisser démonter pour autant. L’écologie ne passera pas par les bâtiments ? Tentons du côté de la formation ! « On fait du lobbying pour que des enseignements sur le développement durable soient intégrés dans toutes les filières de manière transversale. »

 

 

Participer aux appels à projets nationaux.

 


Pour donner plus de poids à ses actions, Dolce Vita a répondu à de nombreux appels à projets nationaux. Pour le Défi pour la Terre, lancé par la Fondation Nicolas Hulot et l’Ademe, l’association a ainsi proposé une journée « révolution dans l’alimentation ». Au programme des repas à base de de produits frais et biologiques issus des invendus des producteurs locaux, un débat sur la diététique et l’avenir de l’agriculture biologique. Le projet n’a pas été retenu, mais nos sensibilisateurs en herbe tiennent bon : « On réessayera l’année prochaine ! »

 

Dolce Vita participe également au concours SIFE (Students in Free Enterprise), destiné aux jeunes entrepreneurs éthiques. Leur projet : soutenir un agriculteur nigérien producteur de spiruline, une algue très riche en protéine qui permet de lutter contre la malnutrition. Les membres de Dolce Vita lui ont prodigué des conseils de management, de commerce, de gestion, de comptabilité et de marketing afin de développer son entreprise. Pas de miracle, des solutions.

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