Nichée au cœur de la faculté de pharmacie de Marseille, la junior entreprise JEM Pharma s’apprête à souffler sa première bougie. L’occasion de revenir sur une année bien remplie.

La faculté de pharmacie de Marseille (DR)Marseille, août 2003. Alors que la canicule étreint la canebière et que les trois quarts des Phocéens se terrent à l’ombre des calanques de Sormiou, certains profitent de ce calme inattendu pour réfléchir. Guillaume Maurin est de ceux-là. Étudiant en pharmacie à l’université de la Méditerranée et un peu sceptique quant au remplissage de son planning aoûtien, il décide de convoquer un camarade de promotion. Leur but : échafauder ensemble un projet de « junior entreprise » à la fac. « Au début, on ne savait pas par quel bout le prendre« , confie Guillaume. Pas de réseau, pas d’expérience, pas de moyens. « De par nos études, nous sommes assez éloignés du profil du jeune entrepreneur type école de commerce. » Qu’à cela ne tienne, « les réseaux, ça se crée et les moyens, ça se trouve, » ajoute Guillaume. Et voilà nos deux apprentis apothicaires embarqués dans l’aventure de la création d’entreprise version tubes à essai.

Premiers pas

En quelques mois, les principaux détails administratifs sont réglés : constitution en association tout d’abord, puis obtention de la certification « junior entreprise » auprès de la Confération nationale des junior entreprises (Cnje) – une première dans le secteur pharmaceutique. « La Cnje est à nos côtés depuis le premier jour« , souligne Guillaume. Très rapidement, la certification porte ses fruits : « Le téléphone s’est mis à sonner comme jamais, en moyenne deux appels de clients potentiels par semaine. » Impossible pour la jeune structure de répondre à toutes les sollicitations. Mais une chose est sûre : le potentiel est là et les contacts se nouent.

Encourageant

Trop heureuse de voir un tel pôle d’innovation éclore en ses murs, l’université apporte immédiatement son soutien à la jeune pousse. Guillaume s’en félicite : « L’administration a mis des laboratoires à notre disposition, ce qui nous ouvre des perspectives formidables en termes de recherche-développement. » Les étudiants et les entreprises non plus ne s’y sont pas trompés : « La junior est un bon moyen de se construire une expérience professionnalisante quand on vient de l’université. [La junior] représente aussi un bassin de recrutement privilégié pour l’industrie pharmaceutique. » C’est ainsi que le laboratoire Pfizer, inventeur de la plus célèbre des petites pilules bleues, est devenu un partenaire privilégié de la junior marseillaise. Objectif : aider la jeune structure à décrocher sa certification ISO 9001 d’ici à 2008. Un examen de passage qui lui permettrait, en cas de réussite, de jouer dans la cour des grands, aux côtés des meilleures juniors du pays.

 

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