Effet de serre (Michel ?), déforestation, mal bouffe, extinctions d’espèces menacées, pollutions diverses et variées… Le monde va mal. Très mal. Et il semblerait que l’Homme n’est pas étranger à ces catastrophes. Mais même si la situation est grave (voir flippante), ce n’est pas une raison de s’enfermer dans sa chambre et regarder les vieux numéros d’Ushuaia Nature en s’envoyant une tonne de glace au chocolat.  

 

Au quotidien, des associations s’engagent pour faire émerger des campus plus durables, plus responsables et plus respectueux de l’environnement. A force d’abnégation et d’imagination, leurs efforts portent leurs fruits… Balayant au passage l’image de doux rêveurs qui leur colle à la peau.

 

Dans ce dossier, découvrez : 

 

Les grands enjeux de l’action des associations sur leurs campus

Campus Vert, une association engagée pour une alimentation saine et solidaire

Kedge Business School, une école responsable et durable

Ar Vuez, une structure au soutien des projets durables à Rennes

GNUM, une association au chevet de la biodiversité à Montpellier

Et quelques outils (très) pratiques

Tout voir

Sensibiliser vos pairs, influer sur la gestion d’un campus, concevoir un programme à l’attention de l’administration… ça ne s’improvise pas. Pour parvenir à vos fins, vous pouvez vous inspirer des outils pratiques diffusés par Animafac et le Refedd. 

 

Organiser un événement de sensibilisation à l’environnement

 

Ils sont jeunes, impétueux, pleins de croyance en l’avenir, écolos aussi… Mais ça, ils ne le savent pas encore. Grâce à vous, leur fibre de défenseur de l’environnement va pourtant bientôt s’éveiller. Comment ? À travers un événement à la fois ludique et instructif qui leur permettra de s’initier aux problématiques menaçant la planète et aux moyens d’y remédier. Petit aperçu des actions qui vous permettront de convertir vos pairs à la cause environnementale…

 

http://www.animafac.net/fiche-5-organiser-un-evenement-de-sensibilisation-a-l-environnement/

 

Créer votre brigade du tri

 

Vous qui pensiez qu’une bouteille en verre pouvait être jetée dans la benne la plus proche sans autre forme de procès, gare à votre matricule : la « Brigade du tri » vous surveille. Impressionnant ? Juste en apparence, car à y regarder de plus près cette « Brigade » est plutôt bon esprit. Son objectif : organiser des actions ludiques sur des évènements festifs ponctuels pour sensibiliser les participants, mais aussi nettoyer concrètement les lieux. Et oui, tout ça à la fois… Mode d’emploi.

 

http://www.animafac.net/fiche-23-creez-votre-brigade-du-tri/

 

Organiser un événement écologiquement responsable

 

La réussite d’un événement ne se mesure pas forcément au nombre de mégots et de cadavres de bouteilles jonchant le sol au petit matin. Les Vieilles Charrues ou la Technoparade l’ont bien compris en décidant de réduire leur empreinte écologique. Le pari : laisser un site aussi propre qu’un jardin anglais, mais également réduire au maximum les transports, imaginer une communication économe en matières (papier, encres…), diminuer la production de déchets, etc. 

 

http://www.animafac.net/fiche-57-organiser-un-evenement-ecologiquement-responsable/

 

 

Rendre son resto U écologique

 

Alternative à la plâtrée de pâtes quotidienne, le steak-frites à 3€ et quelques du Resto U représente souvent le seul horizon gastronomique de l’étudiant fauché. Avec les produits chimiques utilisés pour la culture des pommes de terres et l’élevage des bœufs, les transports, le stockage, l’emballage, la congélation et le retraitement des déchets, ce délice pour les papilles coûte cher à la planète (l’alimentation serait à l’origine de 30% des émissions de gaz à effet de serre produits) et ne fait pas du bien à notre santé (manger trop gras et trop salé favorise notamment les maladies cardio-vasculaires). Voilà, pour commencer, deux bonnes raisons de repenser ce que nous mettons dans nos assiettes.

 

http://www.animafac.net/fiche-24-rendre-son-resto-u-ecologique/

 

Promouvoir les transports alternatifs

 

Il vous suffira d’un coup d’œil sur les fiches « Grands enjeux environnementaux » de ce guide pour noter la redondance d’un mot : « transports ». Une répétition qui ne doit rien à la pauvreté de la langue française ou au vocabulaire limité du rédacteur, mais bien a une réalité : les transports sont à l’origine de trop nombreux maux environnementaux. Principal émetteur de gaz à effet de serre en France ? Les transports. Plus grand pollueur atmosphérique ? Les transports. Plus gros consommateur énergétique ? Encore et toujours, les transports. Unique moyen pour faire cesser cet étrange refrain : convaincre vos pairs de changer leurs modes de… transports.

 

http://www.animafac.net/fiche-63-promouvoir-les-transports-alternatifs/

 

Guide « Associations durables, comment éco-responsabiliser ses pratiques associatives »

 

Porteur de projet sensible au développement durable, vous trouverez dans ce livret tous les conseils concrets pour mener à bien des actions respectueuses de l’environnement et faire de votre asso un véritable acteur du développement durable et responsable.

 

 

http://www.animafac.net/associations-durables-comment-eco-responsabiliser-ses-pratiques-associatives/

 

 

Et sur le site du REFEDD, retrouvez de nombreux outils (très) pratiques sur des thématiques variées ! Alimentation, énergie, mobilité durable, éducation, sensibilisation et communication… Autant de rubriques renvoyant aux guides, aux fiches et aux vidéos concoctés par l’équipe du réseau.

 

Association de défense de l’environnement, Ar Vuez s’engage dans de nombreux projets à Rennes pour porter une vision transdisciplinaire et locale. Clarisse, service civique au sein de l’asso, nous en dit plus sur sa vision des choses et les axes de travail de sa structure.


Membre du réseau GRAPPE, l’association Ar Vuez (« La vie » en Breton) se consacre depuis plus de 16 ans à la sensibilisation aux questions environnementales, socio-culturelles et humaines. Une cause qu’elle ne peut concevoir que d’une manière transversale. Elle multiplie ainsi les projets personnels et n’hésite pas à allier ses compétences à celles d’autres structures de Rennes. Clarisse, volontaire au sein de la structure, assure à ce propos qu’Ar Vuez entend « permettre l’éclosion de nouveaux concepts et d’engagements concrets ».  Une véritable association ressource pour les équipes locales. A ce titre, elle s’investit sur les deux campus de Rennes et met en place des actions en direction des étudiants tout autant que des personnels administratifs.

 

L’union fait la force !

 

Ar Vuez  s’apprête à reprendre l’animation d’un jardin partagé sur le campus de la fac de lettres de Rennes. Mais au-delà de la perspective de proposer des légumes bio et de saison aux étudiants, elle entend faire de ce petit îlot de verdure un espace pédagogique. Pour ce faire, elle organisera des ateliers pour les enfants des quartiers environnants en partenariat avec l’AFEV.  Outre le jardin, l’association a mis en place une AMAP qui rayonne sur l’ensemble des campus Rennais. Mais pour Clarisse, la demande est telle que l’établissement d’une seconde entité serait nécessaire. « Dès nos premières réunions d’informations, nous avons fait le plein d’adhésions. Il y a une réelle demande à Rennes. C’est flagrant », affirme-t-elle. Enfin, le rucher associatif que l’association a installé sur le campus de la fac de sciences remplit un double objectif : la pédagogie, autours du rôle des abeilles dans la nature ; et citoyen, avec un message clair adressé aux responsables de l’université « Les jeunes sont aussi capables de mener des actions concrètes et s’emparer de questions complexes comme la disparition des insectes polinisateurs »

 

Développement durable ou décroissance ?

 

Ar Vuez n’est pas, au sens classique du terme, une association de développement durable. Elle se conçoit avant tout comme une structure de défense de l’environnement et prône la décroissance. Pour Clarisse, le terme de « développement durable » pourrait laisser entrevoir une volonté de croissance et de développement infini ; au contraire de la décroissance et de la sobriété heureuses qui conçoivent la Terre comme un espace fini doté de ressources périssables. Différence sémantiques ou réel désaccord de fond ? Clarisse assure cependant que les projets menés par des associations de développement durable peuvent être concrets et aller dans le bon sens.  «Mais Il s’agit de voir plus loin », conclut-elle.

 

La démarche transversale d’Ar  Vuez vous interpelle ? Vous souhaitez lui proposer un partenariat ou échanger avec ses membres à propos d’un projet en cours ? N’hésitez pas à la contacter via son site web. 

 

Crédits photo : Vue du campus de Beaulieu, Rennes 1 @Wikimedias

Effet de serre (Michel ?), déforestation, mal bouffe, extinctions d’espèces menacées, pollutions diverses et variées… Le monde va mal. Très mal. Et il semblerait que l’Homme n’est pas étranger à ces catastrophes. Mais même si la situation est grave (voir flippante), ce n’est pas une raison de s’enfermer dans sa chambre et regarder les vieux numéros d’Ushuaia Nature en s’envoyant une tonne de glace au chocolat.

 

Conscientes mais pas résignées, les associations étudiantes se mobilisent au quotidien pour tenter d’apporter des réponses et des solutions pratiques à ces divers phénomènes. Sensibilisation, intervention dans l’espace public, partage, conception d’outils, les modes d’action ne manquent pas. Les associatifs le savent et sont bien décidés à en faire usage ; de préférence à la fac, leur habitat naturel. Petits animaux espiègles, ils vivent en groupe, s’affairent au quotidien et mènent ensemble des projets concrets qui impactent réellement sur la vie étudiante. Des projets dont les enjeux sont assez simples.

 

 

 

 

 

 

Etre connu avant d’être reconnu

 

Votre association est hyper engagée et les projets que vous portez pourraient changer la face du monde ? Pas de bol ! Personne à la fac ne vous connaît et ne semble prêter attention à vos élucubrations. Tous vos efforts sont donc réduits à néant. Si seulement vous pouviez attirer l’attention sur votre démarche et la valoriser…

 

 

 

 

Sensibiliser les étudiants…

 

A force d’abnégation et d’imagination, vous vous êtes fait un nom. Les gens vous saluent dans le R.U., vous accostent parfois pour vous poser une question sur votre projet et certains curieux se sont déjà pointés à votre local pour discuter. Lancez l’opération sensibilisation auprès des étudiants et invitez-les à partager un petit dej équitable (lien), à visiter le jardin partagé de votre asso, à visiter votre expo ou passer une heure à en compagnie d’un agriculteur bio et local. Le but, ici, étant d’influer sur leurs comportements, leur consommation et leur vision du campus.

 

 

… et les membres de l’administration

 

Mais n’allez pas croire que l’on aborde un administratif comme on le fait avec un étudiant. Au delà de la valeur de votre engagement (auquel le personnel administratif ne manquera pas d’être sensible), votre interlocuteur aura besoin d’informations concrètes, de chiffres, de repères et d’une vision à plus ou moins long terme de l’impact de votre projet. Le but, ici, étant d’influer sur la perception qu’ont les personnels administratifs de leur espace de travail.

 

 

 

Développer des outils pertinents et adaptés aux besoins de la situation

 

Le service culturel de votre université gaspille le papier ? Les couloirs de la fac ne sont que courants d’air et gouffres thermiques ? Le R.U jette dans un même container les épluchures, le plastique et les boîtes métalliques ? Derrière ces cas de figure se cachent des problématiques distinctes. A vous de les analyser et d’en tirer parti pour élaborer des outils qui permettront de corriger ces anomalies de manière simple et efficace.

 

 

Influer durablement sur la gestion du campus

 

Une fois votre public et vos partenaires universitaires convaincus du bienfondé de votre démarche, il est temps de donner la pleine mesure de votre projet. Permettre l’éclosion d’un campus éco-responsable ou tout simplement plus durable est un beau challenge et peut concerner de nombreux domaines. De la gestion des déchets à la mise en place de menus bio et en circuits courts, de l’analyse des consommations énergétiques à la réduction de l’empreinte carbone… la liste est longue et il ne tient qu’à vous de vous engager sur une thématique… ou sur toutes !

 

 

L’annuaire des associations d’Animafac regorge de contacts et de projets dédiés au développement durable. Jetez-y un coup d’oeil

Issue de la fusion d’Euromed Management et Bordeaux Ecole de Management, Kedge Business School place le développement durable au coeur de sa démarche et de ses cursus. Tashina Giraud, responsable d’un pôle qui lui est entièrement dévolu, nous en dit plus sur cette philosophie et l’apport central des associations étudiantes dans ce projet.

 

Quelques mots sur Kedge Business School ?

 

C’est une toute nouvelle école qui rassemble plus de 10000 étudiants sur des campus disséminés dans le monde entier. Marseille, Toulon, Bordeaux, Dakar, la Chine et bientôt Paris. C’est une structure qui défend des valeurs de responsabilité et d’éthique. La RSE (Responsabilité sociale des entreprises) fait partie de l’ADN de l’école comme l’illustre sa signature « Create, Share, Care » (Créer, partager, protéger). Nous ne sommes pas là que pour le business mais également pour former des managers responsables.

 

Quelle est la place du développement durable au sein d’une telle entité ?

 

Elle est absolument centrale. Certains parlent de développement durable et d’autres de RSE. Mais le problème reste le même. C’est transversal et ça touche à tous les pans de notre démarche. Notre approche, à la base, est quasiment systémique. Nous avons des référents « développement durable » dans tous les services. Il y a même 30 heures de cours obligatoires dédiées à ces questions dans nos cursus. C’est un fil rouge dans toute notre action. On ne peut plus, aujourd’hui, former des managers et des dirigeants qui produiront des subprimes. Bien sûr, on ne peut pas garantir que tous les étudiants qui sortiront de chez nous seront 100% éthiques. Mais nous avons une responsabilité de former des gens avertis sur les enjeux du développement durable et qui comprennent les conséquences de leurs actes.

 

Quel regard portez-vous sur l’action des associations ?

 

Leur action est essentielle. C’est grâce aux associations que mon service existe. Elles m’aident à voir ce qu’il faut faire et mettent l’accent sur les problèmes à régler. C’est l’une des parties que je préfère dans mon travail. Tous les gros projets menés jusqu’ici ont été mis en place et avec les étudiants. Nous avons environ 110 projets étudiants dédiés au développement durable sur les campus de Marseille et Toulon et 400 étudiants s’y investissent toute l’année. Je travaille en relation avec UNITERRE ainsi que d’autres associations. C’est très important car l’innovation dépend de l’apport de nouveaux regards. Ce sont ces jeunes qui vont apporter les idées les plus pertinentes et qui auront la capacité de changer les comportements.

 

Quelle différence entre une école comme Kedge Business School et une université dans la gestion du développement durable ?

 

C’est une question de taille. Kedge Business School compte 10000 étudiants et constitue une très grande école. Mais à l’image de l’Université d’Aix-Marseille, certaines facultés rassemblent parfois jusqu’à 75000 étudiants. La taille et les capacités de manœuvre ne sont pas les mêmes. Une école aura peut-être plus d’autonomie, plus de liberté pour entamer un projet. Par ailleurs, Kedge est une association à but non lucratif et ne dépend pas de la Chambre de commerce et d’industrie. Cela fait que nous pouvons mieux maîtriser notre démarche. En plus de cela, nous avons la chance de bénéficier de ressources humaines spécifiques allouées par la direction. C’est une vraie chance ainsi qu’une réelle opportunité pour nous lancer dans des projets concrets.

 

L’école prévoit-elle d’organiser quelque chose de spécifique pour la rentrée ?

 

Lors de notre semaine d’intégration, nous organiserons un jeu d’orientation appelé The Quest. Il se déroulera à Marseille et comportera de nombreuses questions et énigmes sur le développement durable et la RSE.

 

Et l’un des grands projets de l’année qui a été lancé cet été. Il s’agit d’un service de location de voitures électriques subventionné par la publicité. Dans le même ordre d’idée, nous nous apprêtons à mettre en place un service de prêt de vélos avec assistance électrique pour les étudiants. Et, plus tard, nous espérons finaliser le lancement d’une grande plateforme de covoiturage au sein du campus.

 

 

 

Pour plus d’informations sur Kedge Business School, connectez-vous sur le site officiel de l’école

Association créée en 2006, Campus Vert se mobilise en faveur d’une alimentation plus saine et durable sur les campus strasbourgeois. Florian Olivrain, son président, nous en dit plus sur le projet phare de sa structure : le Panier Universi’Terre.

 

Si Campus Vert se consacre à de multiples projets, qu’il s’agisse de conférences, de projections-débats ou d’animations pour la Semaine de l’Environnement, elle est avant tout mobilisée dans le champ de l’alimentation. Une alimentation saine, durable et solidaire. A cause d’un budget réduit à sa plus simple expression et, parfois, un manque d’informations, les étudiants font l’impasse dessus. Une erreur que Campus Vert tente de corriger à force de sensibilisation et grâce à son offre de paniers de légumes.

 

Un partenariat entre agriculteurs et associatifs

 

Mis en place avant l’émergence de l’association, les paniers permettent régulièrement aux étudiants strasbourgeois de se procurer des produits bio et de saison à un prix abordable. Mais comment Campus Vert s’est-elle associée au concept ? Florian l’explique simplement : « Dès le début, nous avons fait comprendre à l’agriculteur distributeur que le projet nous intéressait beaucoup. Nous avons discuté finalement assez peu et un partenariat a vite été instauré. » Membre du réseau des Jardins de Cocagnes, ledit agriculteur permet à des gens en situation de précarité de se réinsérer.

 

Une offre complète… et de saison

 

Dans les faits, les étudiants représentent un peu plus de 20% des ventes de panier. En échange d’une petite somme (environ 4,50 euros pour le tarif solidaire), ils repartent avec un panel assez complet de ce que la nature prodigue à l’instant T. Plusieurs offres allant d’un simple panier de légumes à 6,80 euros à la formule découverte à 15 euros (comprenant fruits, légumes, crèmeries, soupes et confitures) sont accessibles. Un système apprécié des bénéficiaires dont l’équilibre et l’existence dépend parfois du maintien de subventions nationales que l’association est parfois amenée à compenser par ses propres recherches de financements.

 

Un réel impact sur l’université

 

Et qu’en dit l’administration de l’université de Strasbourg ? Selon Florian, elle est très intéressée par l’action de Campus Vert. Mieux, l’association est en discussion avec les responsables d’un restaurant universitaire. L’objectif ? Voir comment le rendre plus éco-responsable. Quitte à y introduire quelques produits bio et locaux. « Le sérieux de notre démarche fait que nous sommes sollicités par la direction de ces restaurants pour des conseils sur la manière dont ils pourraient devenir plus durables ». Une chaine entièrement végétarienne a d’ores et déjà été mise en place dans l’établissement. Les choses avancent doucement mais sûrement.

 

Très investi dans le projet, Florian insiste sur un point : « Un budget restreint n’empêche pas forcément de manger à sa faim avec des produits de qualité. Il suffit de chercher les bonnes opportunités et ne pas se précipiter au supermarché du coin. » Un message qu’il adresse aux étudiants de sa fac… mais pas que.

 

Retrouvez tous les projets de Campus Vert sur son site Internet.

Association montpelliéraine, le GNUM sensibilise les acteurs de l’Université Montpellier 2 sur les questions de biodiversité. Tuteur et membre du conseil d’administration, Guillaume Bagnolini, nous présente l’action de sa structure et parle d’une thématique délaissée par le monde associatif étudiant.

 

Etre au cœur d’un écosystème riche de dizaines d’espèces végétales et animales sans y prêter attention… Une situation que l’association GNUM n’accepte pas. Le Groupe Naturaliste de l’Université de Montpellier 2 Paul Valery, de son petit nom, s’engage en effet pour sensibiliser les étudiants et personnels administratifs à la nécessité de préserver l’équilibre fragile de l’environnement local. Entre deux campagnes d’information, Guillaume Bagnolini et son équipe emmènent les curieux à la rencontre des animaux et des plantes qui vivent sur le campus. « Notre premier objectif est d’attirer l’attention et de changer le rapport entre l’homme et la nature », affirme Guillaume. Lors de ces escapades, les participants sont également formés aux techniques de recensement scientifique pratiquées par l’association. Des techniques permettant un suivi rigoureux de l’évolution des effectifs et de l’emplacement des espèces.

 

Un accueil contrasté, un soutien crucial

 

Mais que vient faire une association de défense de la biodiversité sur un campus ? L’endroit est certes arboré. Mais la faune et la flore sont-elles si riches ? Guillaume l’assure avec force et rappelle qu’il n’est pas rare de croiser des espèces assez rares près des bâtiments. Mais pour les protéger, l’association compte sur le soutien de tous. Et dans ce cadre, les réactions sont contrastées. « Les étudiants à vocation scientifique nous accueillent très favorablement. Ce qui n’est pas le cas des représentants des autres sections », déplore-t-il. Les personnels administratifs, quant à eux, sont globalement intéressés et il n’est pas rare qu’un chargé de communication ou une secrétaire s’arrête, pose des questions et s’implique dans un projet.

 

Une thématique orpheline ?

 

Malgré l’importance de l’équilibre des écosystèmes, peu d’associations s’impliquent concrètement dans ce type de projets. Une situation que Guillaume explique par le biais de la pédagogie et des modèles de pensée. « Ce genre de projets est tout jeune. C’est un concept hérité du monde anglo-saxon. Leur conception est d’ailleurs plus pédagogue que la nôtre puisqu’ils s’appuient sur une approche collaborative et participative. Les gens sont réellement intégrés dans le processus scientifique et non pas spectatrices » assure-t-il. Et les chiffres parlent d’eux-mêmes. Alors que la Ligue de protection des oiseaux rassemble 100 000 membres, son homologue britannique en compte plus de 3 millions. « La sensibilisation et la pédagogie sont sans doute moins présentes en France qu’en Angleterre », pense Guillaume.

 

Tout le monde peut s’y mettre !

 

Bien que rares, les projets de défense de la biodiversité sont pourtant simples à mettre en place et accessibles à tous. « N’importe qi peut se lancer dans l’aventure. Pas besoin de connaissances spécifiques ou d’un bagage scientifique solide. Le GNUM est avant tout tourné vers le partage des connaissances et le plaisir de la découverte. La question centrale : c’est le temps. Dans une société où tout va très vite, il faut savoir prendre le temps d’aller observer. C’est quelque chose de rare et précieux », conclut Guillaume.

 

Pour découvrir les projets portés par le GNUM, le plus court chemin reste un lien vers son site internet

 

Crédits photo : @GNUM

Soyons sociaux
Réagir c'est agir