Cet article fait partie du compte-rendu de la rencontre « Insertion professionnelle », qui s’est déroulée les 8 et 9 décembre 2007 à l’université Paris 5. Un tour de table des associations étudiantes a permis à chaque association de se connaître, d’échanger et de repérer les bonnes pratiques de chacun. Un représentant d’Animafac est ensuite revenu plus précisément sur les points soulevés afin d’apporter quelques conseils en termes de méthodologie de projet, d’animation de l’équipe…

ANIMATEUR : Ismaël Sacko

TOUR DE TABLE DES ASSOCIATIONS PARTICIPANTES

Les associations participantes au chantier sont recensées dans le livret ci-joint. Le questionnaire s’attarde sur les motivations à s’engager dans ce thème, sur les moyens utilisés par leur association et aux collaborations en cours avec les partenaires institutionnels ou associatifs, sur le public visé. Il permet également d’aborder les difficultés rencontrées par les associations. Les réponses sont éclairantes pour tous les participants et permettent de connaître les besoins des associations étudiantes.

ACCOMPAGNEMENT DE PROJET

Le tour de table a permis de mettre en évidence des besoins récurrents exprimés par les associatifs étudiants en termes d’animation du réseau ou de communication et d’apporter des conseils pratiques.

1. Définir son projet

Il est important de discuter en amont des objectifs afin de les clarifier et d’avoir une idée précise de ce vers quoi tend le projet. Quelques pistes d’actions :

Repérer les autres associations qui développent le même type de projet que le vôtre.
Ex : votre association a pour objectif de promouvoir votre master, peut-être existe-t-il déjà une association agissant au niveau de votre UFR ? Dans ce cas, une mutualisation de vos outils peut-être bénéfique.

Définir clairement vos objectifs et les formaliser.
A quel public est-ce que je m’adresse ? Pour offrir une visibilité aux entreprises, il s’avère souvent plus efficace de porter votre action à un niveau assez large. Une association agissant au niveau d’un UFR, s’adressant à l’ensemble des étudiants (du DEUG aux doctorants) sera plus facilement pérenne, et offrira davantage de visibilité aux professionnels.

Impliquer les responsables de votre formation.
Votre association se développera beaucoup plus facilement si vous avez le soutien de votre formation. Impliquer vos professeurs, mais également le personnel administratif, à votre projet. Ils pourront être une aide précieuse pour rechercher des partenaires ou d’intervenants, rechercher des anciens, ou encore pour communiquer sur vos évènements.

Mixer la composition de votre bureau.
Un bureau composé exclusivement d’étudiants aura souvent plus de difficulté à mobiliser ses anciens ; à l’inverse un bureau d’anciens aura souvent tendance à organiser des évènements entre anciens, sans nécessairement inclure les étudiants actuels. Privilégiez alors un bureau mixte, intégrant à la fois des étudiants, idéalement de plusieurs niveaux d’étude (pour le passage de relais), mais aussi des anciens.

2. Gérer son équipe

L’organisation en interne est un point à ne pas négliger. Pour prendre plaisir à développer ses projets, une équipe soudée et structurée est primordiale.

Impliquer les bénévoles
Les membres de l’association, pour être impliqués, devront tout d’abord s’être approprié le projet. Si vous trouvez que les membres de l’association ne sont pas motivés, sachez vous remettre en question : leur avez-vous suffisamment expliqué les objectifs de l’association et les avez-vous intégré à l’équipe en les responsabilisant ? Pour une bonne cohésion de groupe, ne passez pas à côté des moments informels qui sont fédérateurs. Plutôt que de multiplier les réunions d’équipe, qui peuvent vite devenir rébarbatives si les relations ne sont pas au beau fixe, préférez vous rencontrer dans un lieu plus convivial (appartement, bar…).

Constituer des pôles ou des commissions
Il faut clarifier dès le début les responsabilités de chacun. Préférez mettre en place des petites commissions spécifiques (recherche de partenaire, communication…) composées de 3 ou 4 membres, qui permettra de responsabiliser les bénévoles. Vous pourrez retrouver des exemples d’organisation dans l’atelier « Exemple de bonnes pratiques ».

3. Animer son réseau d’anciens

Créer des outils et les faire vivre
Annuaire des anciens, création de site internet… sont souvent les premiers outils que les associations impliquées sur l’insertion professionnelle développeront. Au-delà des difficultés techniques que pourra vous poser la mise en place opérationnelle de ces outils, vous ne devez pas oublier leur finalité. Un site internet que personne ne connait, qui n’a aucune visibilité, ou encore un annuaire des anciens qui n’est pas utilisé, n’apportera que peu d’intérêt à votre association.
Ces outils doivent donc vous servir de base à l’animation de votre réseau. L’annuaire des anciens ne pourra vivre que si vous proposez régulièrement des temps de rencontre (qui n’ont d’ailleurs pas nécessairement besoin d’être hyper-organisé). Organiser une soirée au restaurant entre anciens et étudiants ne nécessite que peu d’organisation et permet aux gens de se retrouver.

– Impliquer les anciens
Mobiliser les anciens constitue souvent une tâche difficile pour vos associations. Si en amont, vous avez intégré certains membres dans le bureau, leur implication en sera facilitée. En outre, il sera plus facile de les mobiliser si vous ne les appelez pas uniquement quand vous en avez besoin (intervention à une conférence, diffusion d’offres d’emploi…). Pensez également à les inviter à des rencontres plus informelles, de façon « gratuite », juste pour créer du lien…

Multiplier les évènements et communiquer
Votre réseau ne pourra être dynamique que si votre association l’est également. Multipliez les rencontres, tenez informés vos adhérents des évènements que vous organisez (même s’ils ne sont pas nécessairement concernés)… Liste de diffusion ou newsletter sont des bons moyens de garder le contact avec vos membres. Si vous avez un site internet, pensez également à le mettre à jour régulièrement.

 

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