Espérance en béton : sciences pour tous

C’est l’histoire d’une Grande école d’ingénieurs qui rencontre une Cité. Quand Supélec installe son campus à Gif-sur-Yvette, à quelques minutes des Ulis, une Cité aux établissements classés ZEP, de jeunes ingénieurs décident de créer Espérance en béton. En plus d’assurer un soutien scolaire quotidien, cette asso de solidarité locale tente de faire la promotion de la science auprès des petites têtes brunes du quartier. « La plupart des élèves qui participent au soutien sont au collège. La Seconde générale leur semble déjà inaccessible, alors une filière scientifique ou une prépa… La majorité n’en a même jamais entendu parler ! » raconte Yann Lecunff, membre de l’asso. « Personne, dans leur entourage, n’a fait de grandes études. Ils sont dans des shémas de vie préétablis. Pourtant certains ont les capacités. il suffirait de bien les orienter et de les encourager pour qu’ils réussisent. » C’est ce rôle de moteur que tentent de jouer les bénévoles d’Espérance en béton. « En répondant à leur question mais surtout en leur montrant que les jeunes qui étudient et qui intègrent ces écoles ne sont pas des monstres et peuvent même être beaucoup plus proches qu’ils ne pensent. »

Une fois par an, l’asso organise Bouge la Science, 24 heures durant lesquelles tous les collégiens du quartier, mais aussi d’établissements plus « aisés » peuvent se rendre sur le campus de Supélec afin de découvrir les expériences et expositions organisées par les élèves ingénieurs. « On a beaucoup discuté de savoir si cette journée devait être réservée aux élèves de ZEP ou élargie à tous les collégiens. Mais finalement, c’est aussi l’occasion qu’ils se rencontrent. Un peu de mixité sociale, c’est nécessaire. Quand des milieux ne se connaissent pas, ils finissent par se craindre. »

 

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