Nouvelle rentrée, nouvelle année universitaire pour des milliers d’étudiants… Et pour les quelques 10000 étudiants handicapés, c’est souvent une année difficile à envisager. D’abord accéder aux bâtiments, puis accéder aux salles de TD, aux amphis, puis accéder aux contenus de cours…C’est souvent un parcours du combattant qui se dessine pour les plus courageux qui décident malgré tout de s’engager…Le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche propose pour la deuxième année consécutive différentes mesures visant à améliorer l’accueil des étudiants handicapés. Comment ces nouveautés sont-elles accueillies sur le terrain ? Qu’en pensent les associations étudiantes agissant dans ce champ ? Quelles sont leurs interactions avec les services dédiés aux étudiants handicapés ?


Tout voir

L’AFIJ, Association pour Faciliter l’Insertion professionnelle des Jeunes diplômés, organise une journée emploi pour les étudiants et les jeunes diplômés en situation de handicap, issus de l’enseignement supérieur

Journée Emploi/Stage Handicap
Lundi 20 octobre
de 10h à 17h à la mairie du 6ème
78 rue Bonaparte
PARIS

L’AFIJ propose à ces jeunes de rencontrer de nombreuses entreprises qui recrutent. Cette journée est organisée avec le soutien de l’AGEFIPH, de la mairie du 6ème et du FSE, un point d’accueil et d’information animé par l’AFIJ présentera tous les services de l’association.

Inscription conseillée

PLUS D’INFOS
25 rue Falguière
75015 Paris
01.40.64.32.00

 

Il faut en franchir des portes, en gravir des montagnes pour faire sa place dans l’enseignement supérieur. Ce n’est déjà pas simple pour une personne valide ; se répérer dans les bâtiments, s’adresser au bon bureau, remplir le bon formulaire, avoir les codes d’accès. Alors imaginez ce que peux vivre un étudiant mal voyant, une personne sourde, une personne invalide, pour atteindre tous ces services indispensables et accéder aux enseignements.
Les étudiants n’ont pas attendu pour réagir et ici et là, sur la plupart des campus, des associations d’étudiantes ont vu le jour pour appuyer leurs camarades, leur faciliter la vie dans les dédales universitaires etc.
Les formalités accomplies, finalement inscrits, il faut ensuite se rendre en cours. Pas une mince affaire que de rentrer dans les amphis, d’accéder à l’enseignement dispensé ; bref, pas toujours simple d’étudier pour les étudiants handicapés.


La loi de 2005. Une incontestable avancée, de l’avis de tous. Grâce à elle, les étudiants handicapés peuvent à présent exiger des établissements universitaires un aménagement des bâtiments et des cours pour leur permettre l’accès au savoir.L’intégration des personnes handicapées, définie comme obligation nationale par la loi d’orientation du 30 juin 1975 trouve avec ces nouvelles mesures de 2005 un vrai bond en avant. Il était temps ! La France avait pris du retard en matière d’intégration des personnes handicapées, même si beaucoup reste à faire.
Le droit à compensation des conséquences des handicaps devient l’expression de l’égalité de droit pour l’exercice d’une citoyenneté pleine et entière. Il constitue l’innovation principale de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.
A partir de ces nouveaux acquis, les acteurs sociaux et notamment les associations trouvent de nouveaux outils pour appuyer les personnes handicapées dans leur vie de tous les jours.

L’enseignement supérieur. Longtemps inaccessible pour beaucoup de jeunes handicapés, les portes s’ouvrent pour les lycéens qui désirent poursuivre un cycle supérieur. Avec ce nouveau dispositif législatif, les Présidents d’universités sont donc tenus de leur permettre l’accès aux cours.

Rentrée 2007. Depuis 2005, les gouvernements successifs s’appuient sur cet instrument législatif. Ainsi, la rentrée universitaire 2007-08 a-t-elle vu l’arrivée d’une nouvelle loi (celle du 11 août 2007) qui donne aux Présidents d’universités la responsabilité de veiller personnellement à la mise en accessibilité des locaux mais aussi des enseignements pour toute personne handicapées. Plus que de réelles avancées, la Charte Université / Handicap qui l’accompagne offre de nouvelles attributions financières (4 millions d’euros prévus à la rentrée 2007) pour l’aménagement des universités en faveur des étudiants handicapés.Un comité de pilotage du dispositif a été mis en place pour s’assurer de l’efficience de ces mesures.

Lire la Charte Université / Handicap 2007

 

Déclinaisons. A nouvelle rentrée, nouvelle mesure semble-t-il… Ainsi, alors que la Charte de 2007 ne traitait que de l’enseignement supérieur public, la Charte 2008 s’adresse aux Grandes Ecoles. Là aussi, elle prévoit, dans chaque grande école, la création d’un véritable service d’accueil pour les étudiants handicapés, disposant d’un responsable formé et dédié, ainsi que la mise en œuvre de tous les moyens logistiques nécessaires. Elle engage également les grandes écoles à participer à une évaluation des besoins de l’étudiant et à la mise en place d’un plan d’aide et d’adaptation pour assurer l’égalité des chances

Lire la Charte Université / Grandes Ecoles

 

Des outils, toujours des outils. Pour garantir une bonne compréhension des enjeux de la Charte et une meilleure appropriation, un Guide l’accueil de l’étudiant handicapé à l’université a été réalisé, à destination des acteurs universitaires (administration, service dédié…)Un guide pratique pour s’assurer que chacun, sur le terrain, puisse la mettre en pratique. Pour autant, si une loi oblige, une Charte n’est pas un outil législatif contraignant. Et on l’absence de dotation financière, qui peut obliger une institution privée à mettre en place les mesures nécessaires à l’accueil d’étudiants étrangers ?

Lire le Guide de l’accueil de l’étudiant handicapé à l’université

Le Droit au Savoir, c’est un collectif de 33 associations représentatives, tous handicaps confondus. Si la cause des étudiants n’est pas spécifiquement son sujet d’action, le collectif a pris position.


Eric Chenut est le nouveau président du Droit au Savoir. Le 27 août, suite aux nouvelles réformes du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Droit au Savoir publiait un communiqué où il faisait savoir au gouvernement qu’il resterait vigilant quant à l’attribution des bourses aux étudiants handicapés. En effet, la mise en place des nouveaux critères d’attribution des bourses d’enseignement supérieur voulu par Valérie Pécresse supprime le critère handicap qui permettait jusqu’à présent aux étudiants concernés de bénéficier de 2 à 4 points de charges supplémentaires. La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche justifiait sa position par l’élargissement de la prestation de compensation du handicap (PCH) aux étudiants de plus de 18 ans (elle était auparavant réservée aux plus de 21 ans).

Nous regrettons évidemment que les points de charge qui concernaient les handicapés aient été supprimé, mais en prenant position sur ces questions, nous réagissons avant tout sur le fait que le traitement des étudiants handicapés soit spécifique. Nous souhaitons au minimat que les étudiants handicapés aient les mêmes droits que les autres étudiants dans l’instruction de leur dossier de bourse. Or ce n’est pas le cas.
En effet la nouvelle réforme a non seulement supprimer les points de charge mais elle a également supprimer la possibilité pour les étudiants handicapés, de faire un recours ! Ce n’est pas acceptable ! En effet, les autres étudiants boursiers, lorsqu’ils font un recours, peuvent avoir accès à un fonds de compensation.

Sous la pression médiatique, le Ministère a finalement cédé sur cette question en rétablissant ce droit de recours. Maintenant, nous allons resté vigilants sur l’examen des dosssiers. Les dossiers des étudiants handicapés sont renvoyés vers les Maisons départementales du handicap mais les délais d’instruction peuvent aller jusqu’à 6 mois, voire 8 mois. Imaginez pour un dossier étudiant qui court sur une année universitaire !

Sur ces questions de réforme, nous avions été consulté en janvier dernier et nous avions alors alerté le Ministère sur l’injustice d’une telle mesure. A leur sens, la PCH (Prestation de Compensation du Handicap) prévue par la loi de 2005, devait prendre en charge tous les surcoûts, sauf que…
Le fait de parler de 1300€ / mois n’a pas de sens, cette aide étant graduée suivant le ou les handicap(s) de la personne. De plus, cette PCH ne couvre pas tous les surcoûts. Un reste à charge de 0 à 10% peut intervenir pour l’étudiant handicapé. De plus, les calculs de la PCH ne tiennent pas compte des frais engendrés par le travail personnel de l’étudiant, lié à ses études.

On peut espérer dans la durée que la PCH soit améliorée, même si elle relève moins du Ministère de l’Enseignement supérieur que de celui des Affaires sociales. Quant à cette réforme de l’Université, c’est plus le cheval de bataille des organisations étudiantes.

 

Région pilote depuis des années pour les services dédiés des handicapés, la Haute-Normandie compte également sur l’association Handisup pour accompagner les lycéens et étudiants handicapés. La Déléguée générale, Charlotte Lemoine, expert auprès du Ministère de l’Enseignement supérieur sur les questions du handicap, nous a parlé de leur travail sur le terrain et de ses inquiétudes sur cette nouvelle réforme des bourses…

 

1. Quelles sont les activités que vous menez en faveur des étudiants Handicapés ?

Notre association existe depuis une dizaine d’années maintenant et nous offrons un accompagnement non seulement aux étudiants handicapés qui poursuivent un cursus dans le supérieur, mais également en amont, auprès des lycéens handicapés pour les appuyer dans leurs démarches vers un cycle supérieur. En instaurant un contact avec eux dès le secondaire, on peut ensuite faire le lien vers la Mission handicap de l’université qui prend en charge le suivi de leur dossier. Mais notre mission ne s’arrête pas là. Notre rôle est d’accompagner les étudiants handicapés, toutes filières confondues (université, grandes écoles, formation professionnelle, GRETA) dans tout son parcours étudiant jusqu’à son insertion professionnelle. On les conseille dans leur orientation, leur choix de filière ; on les aide dans leur recherche de stage, de job d’été… Et puis Handisup, c’est aussi des ateliers théâtre, des jeux, un lien social en périphérie des études. Aujourd’hui, nous sommes 3 salariés et une trentaine de bénévoles, mais nous tenons à rester une association étudiante (au moins la moitié du conseil d’administration est étudiant). Notre action s’étend de Rouen au Havre pour environ 150 étudiants accompagnés chaque année.

 

2. Quelles nouveautés avez-vous constaté depuis la mise en place de la Charte Handicap / Université 2007 (et 2008 pour les grandes écoles) ?

A l’échelle nationale, c’est bien sûr un outil de plus, mais c’est la loi de 2005 qui donnait déjà l’obligation aux universités d’accueillir les étudiants handicapés et de mettre en place les infrastructures nécessaires à l’accès aux cours. Cependant la Charte de 2007 a donné les moyens des réalisations, puisque ce sont des milliers d’euros de dotation qui ont découlé de cette mesure.

 

3. Quels liens entretenez-vous avec les services dédiés au handicapés qui existent dans l’institution universitaire ?

En Haute-Normandie, nous étions pilote en matière de services aux étudiants handicapés. Le Président de l’Université de Rouen, Ernest Gibert, s’occupait précisément de ces questions à la CPU, pendant 8 ans. Il a donc impulser une dynamique dans ce sens en Haute-Normandie. La mission handicap à l’université de Rouen ne date pas de l’an dernier ! Elle existe depuis 10 ans (nos locaux sont d’ailleurs très proches et les interactions sont ainsi simplifiées) Mais il nous reste encore plein d’autres combats à mener… Les grandes écoles, par nature sélective, le sont d’autant plus à l’égard des étudiants handicapés. J’accompagne souvent les étudiants pour les tests d’entrée. Il nous faut lutter contre les discriminations à leur encontre.
Je participe au conseil d’expert du Ministère de l’enseignement supérieur concernant les étudiants handicapés. On m’a confié récemment la mission de créer un guide à l’usage des enseignants pour lutter contre les sélections discriminatoires.

 

4. Qu’attendez-vous des réformes Pécresse concernant les étudiants handicapés ? êtes-vous inquiets quant aux droits au savoir des étudiants handicapés ?

Les acteurs sur le terrain n’ont pas compris cette décision soudaine, prise sans concertation avec nous, que ce soit les maisons départementales du handicap, les missions handicap des universités ou les associations. La situation est incroyable. Auparavant, les étudiants handicapés pouvaient prétendre aux bourses sur critères sociaux, comme tous les autres étudiants, avec un « bonus » possible, un critère spécifique pouvant compléter leur attribution. Avec la nouvelle réforme ce « bonus » a été supprimé sous le prétexte qu’une nouvelle allocation a été mise en place ; une allocation destinée aux handicaps lourds, à laquelle à peine 20% des étudiants handicapés peuvent prétendre ! On déshabille Paul pour habiller Jacques ! L’autre argument c’est de parler de la dotation du gouvernement en lien avec la Charte Université / Handicap. Mais ça n’a aucun rapport ! Cette dotation est destinée à la mise en place d’infrastructures facilitant l’accès des étudiants handicapés à l’université, et pas des aides financières pour que les étudiants s’assurent un logement, le transport, etc. Nous qui travaillons sur le terrain avec eux, nous demandons au Ministère d’être consulté pour reposer le problème des frais supplémentaires que rencontrent les étudiants handicapés dans leurs études supérieures, notamment prendre en compte les frais de stage, l’accompagnement lors de leurs travaux (prise de notes, traduction en langue des sourds…)

 

Ecouter l’interview de Charlotte sur France Info (25 aout 2008)

 

 

A Nantes, c’est l’association Handisup qui propose des services aux étudiants. Créée en 1989, l’association fut la première à se constituer sous le nom Handisup. Depuis, d’autres structures associatives ont vu le jour dans les villes universitaires, chacune gardant son projet associatif spécifique et sa façon d’agir. Handisup Nantes compte aujourd’hui une vingtaine de salariés dont 14 sont entièrement dédiés à l’accompagnement des étudiants handicapés. Nous avons demandé à Patrice Fondin comment leurs services avaient évolués ces dernières années…


1. Quelles sont les activités que mène Handisup Nantes en faveur des étudiants handicapés ?

On peut compter deux types d’activités au sein d’Handisup Nantes. Une activité militante (actions de sensibilisation aux handicaps, journées d’accueil à l’université, Handivalides avec l’association Starting-Blocks, théâtre d’impro, handidanse…) et des activités professionnelles. On peut distinguer 4 axes de travail. Un axe visant à faciliter l’accueil des étudiants dans les cycles supérieurs. Pour cela, on intervient en amont, dans les lycées notamment et on se propose comme relais auprès des institutions. On a ensuite un service d’accompagnement à la vie sociale (aide à la toilette, aux actes du quotidien…) une mission qui nous a été confiée par le Conseil Général de Loire Atlantique. Un troisième axe est un service d’aide humaine, assez diversifiée, pour laquelle nous avons un agrément de la Direction du Travail. Il peut s’agir d’une aide à la prise de notes pour un étudiant sourd, une assistance pour les actes essentiels de la vie ou encore un service pédagogique, pour lequel nous avons une convention avec l’université. Enfin, un quatrième volet concerne l’insertion professionnelle des étudiants handicapés. A ce niveau, nous accompagnons les dossiers de demande de prise en charge par l’AGEFIPH (Association nationale de GEstion du Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Handicapés)

 

2. Quelles nouveautés / appuis depuis la mise en place des Charte Handicap / Université (2007) et Charte Handicap /Grandes écoles (2008) ?

Concernant la dernière Charte Handicap / Grandes Ecoles signée en mai 2008, c’est le grand flou pour le moment. Cette Charte ne vit pas encore sur le terrain. De plus, c’est encore très imprécis sur les attributions de financements. Et concernant des établissements privés, s’il n’y a pas de fonds publics dédiés à ces questions, on peut craindre des discriminations à l’égard des étudiants handicapés ; les établissements privés ne les accueilleront pas. Quant à la Charte Handicap / Université de 2007, nos contacts avec l’université étaient antérieurs, comme pour la plupart des associations étudiantes qui agissent dans ce champ. La nouveauté avec cette Charte, c’est l’aide financière apportée aux établissements pour mettre en place les services adéquats. Ainsi, il existe une grille des prestations avec des barèmes mais le traitement n’est pas toujours juste. Même si cela constitue une avancée, il reste des incohérences. Il faut en effet savoir que pour chaque service, l’établissement supérieur public doit se retourner vers son Ministère de tutelle (l’Agriculture pour un lycée agricole, l’Enseignement Supérieur pour l’Université, la Culture pour Les Beaux Arts..)Invité à tester cette grille avant sa mise en place nous avions déjà fait retour sur des inégalités de traitement à craindre !
Si cette Charte a apporté de la cohérence dans nos actions, de la solvabilité et de la pérennité de nos actions antérieures, tous les services n’agissent pas encore en totale adéquation ; car selon les handicaps, la grille n’est pas toujours juste. De plus, les retards de paiement peuvent parfois mettre en péril la continuité d’un accompagnement. Dans notre cas, nous enregistrons plus de 18 000€ de retard de paiement. En effet, pour ne pas rompre les suivis, l’association prend à sa charge les accompagnements en instance. Sauf que depuis, malgré de multiples tentatives pour obtenir des réponses, le service du Délégué interministériel aux personnes handicapées reste sourd à nos requêtes. Heureusement en ce qui nous concerne, nous pouvons compter sur l’appui des collectivités locales et territoriales, et même celle du Préfet ! Mais pour l’heure, c’est le statu quo…

 

3. Quel lien entretenez-vous avec le Relais Handicap crée à l’Université de Nantes à la rentrée 2007 ? Comment interagissez-vous ?

A ce niveau, tout se passe au mieux. Nous avons créé une équipe de suivi des études supérieures, composée de la Médecine préventive, du SUIO, du Relais Handicap et de notre association. Les référents permanents sont Anne-Claire Ledu, notre responsable d’accompagnement, et le responsable du Relais Handicap, Stéphane Brunat. Cette cellule évalue les différents services proposés (Anne-Claire l’accompagnement des actes de la vie, les démarches vers la Maison départementale du handicap ; et Stéphane Brunat l’aide humaine, l’accompagnement pédagogique et l’adaptation des cours)
Il faut savoir que différentes universités comptaient déjà une Mission Handicap, un service dédié, créé sous l’impulsion de Luc Ferry en 2004. Mais ces missions peinaient à fonctionner en l’absence de véritable budget. Celui-ci a véritablement été affecté en 2007. Le Relais Handicap de l’Université de Nantes est né à ce moment précis. Là ou nous peinions à toucher le bon interlocuteur, nous avons désormais une véritable interface pour les questions qui nous touchent. Le climat est serein, apaisé et il y a une bonne répartition des rôles.

 

4. Qu’attendez-vous des réformes Pécresse concernant les étudiants handicapés ? Etes-vous inquiets quant aux droits au savoir des étudiants handicapés ?

La question de fond de cette actualité qui a fait réagir tout le monde, c’est : « Suite à l’affectation de fonds publics pour les étudiants handicapés, – à travers la PCH, Prestation de Compensation du Handicap -, les étudiants handicapés doivent-ils être traités comme n’importe quel étudiant pour l’attribution de bourses universitaires ? » A notre sens, il est trop tôt ! Dans la réalité, tous les bâtiments universitaires, tous les locaux, tous les cours dispensés ne sont pas accessibles aux étudiants handicapés. Il leur faut toujours avoir recours à une aide compensatoire. A ce titre, la somme de 1300€ avancée par le Ministère ne correspond à aucune réalité ! Et si elle fait référence aux attributions de la PCH, il faut savoir que cette prestation intervient pour une prise en charge des actes du quotidien, en aucun cas pour les travaux liés à une scolarité ! Ceux-ci restent entièrement à la charge de l’étudiant !

 

Soyons sociaux
Réagir c'est agir