Webzine dédié à la culture Hip Hop et ses passionnés, Hip Open ouvre la voie à de nombreuses formes d’expression artistiques et citoyennes. Entre chroniques et reportages, le média prend un malin plaisir à casser les clichés véhiculés par ces derniers.

 

Tournez-vous vers le véritable esprit du Hip Hop, l’art subtil du graffiti, les chorégraphies breakdance et les battles de beat box entre MC’s. Voilà le message de Hip Open. Mouvement culturel riche né dans le New York des années 1970, il est la cible préférée des critiques et traine derrière lui les poncifs les plus éculés. Violence, haine, bling-bling superficiel… Des clichés que l’association s’amuse à balayer. Angélique, sa présidente, voit justement dans ce projet « la possibilité d’exprimer et partager les vraies valeurs du Hip Hop. La tolérance, la mixité, le partage, le dépassement de soi, le respect et la convivialité sont des mots qui y sont rarement associés dans les grands médias. Pourtant, ils y sont au coeur ». Auteure d’un mémoire sur les représentations du rap à la télévision, Angélique prévient que «  certains artistes bien connus font du rap, un business et ne représentent pas la culture Hip Hop » ; une manière de dire qu’il y a de la place entre Booba et la Fouine.

 

Un webzine riche et curieux

 

Un magazine papier ? Trop cher et surtout trop limité dans sa diffusion ! Face à ce constat, le web est apparu comme le support idéal. L’idée d’un webzine a germé dans l’esprit d’Angélique alors que le web 2.0 explosait. Locale, nationale et internationale, la publication vise en premier lieu à informer et susciter la réflexion auprès des passionnés, des citoyens engagés et tous ceux qui sont en quête de découverte, d’échange et de partage. Au travers de ses chroniques, il aborde des événements à venir, la sortie de nouveaux albums. Mais ce n’est pas tout. Il a également vocation à mettre en lumière des artistes émergents, indépendants ou peu connus du grand public. En plus de ses revues d’actualité, le webzine donne la parole aux acteurs du Hip Hop. Graffeurs, Dj’s, MC’s, breakdanceurs et autres artistes se succèdent pour évoquer l’évolution de leurs disciplines et de leur temps. Qu’ils s’agisse d’une jeune chanteuse ou d’un vieux briscard de la bombe de peinture, tous livrent un témoignage concret sur le monde qui les entoure.

 


 

 

 

« Le Hip Hop n’est pas mort »

 

Bien que certains passionnés de la première heure estiment que leur Hip Hop est mort et enterré, Angélique assure que le mouvement est bien vivant. « Il n’y a qu’à regarder l’évolution des styles et des disciplines. De nouvelles têtes émergent et portent leurs propres idées. Le Hip Hop n’est pas mort mais il doit continuer d’être transmis » Si elle cite volontiers Keny Arkana et Youssoupha, elle n’oublie pas « les piliers » Akhenaton et ses acolytes d’IAM. Pour connaître le mouvement et son histoire, « lisez Can’t Stop Won’t Stop, de Jeff Chang », assure-t-elle. Mais rien ne vous empêche de vous cultiver sur le webzine de l’association en y parcourant vidéos et articles. D’ici juin, Hip Open achèvera la production d’un documentaire et d’un livre complémentaire sur l’universalité de la culture Hip Hop. Un film tourné entre la France, le Brésil, le Sénégal et la Serbie qui sera prochainement diffusé en dans différentes ville de France et les capitales des autres pays concernés.

 

Vous partagez la passion de Hip Open ? Vous aimeriez aller voir au delà des clichés et des idées reçues ? Lisez le webzine de l’association et saluez l’érudition de son équipe de Mc’s rédacteurs.  

 

Lisez le webzine de l’association.

 

Crédits photo : Vue du tournage au Sénégal @Hip Open

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