INTERVENANTS :

– Olivier Borel : trésorier de la fédération Moules-Frites

Chloë Maya Arango Pion et Dienaba Mané : association Avenir-Santé

 

ANIMATRICE :

– Radija Jabbouri : secrétaire nationale à Animafac

 

Ce temps pratique a pour objectif de donner des éléments d’information et de réflexion pour la mise en place d’ateliers de prévention aux associations travaillant sur ces thématiques, mais également aux BDE qui souhaiteraient organiser des soirées.

Un stand de prévention ne se résume pas à distribuer des prospectus et des préservatifs. Afin de réfléchir sur la prévention, Olivier Borel propose un brainstorming autour de plusieurs mots ou dessins.

 

– Le dessin de la fleur : marguerite, fleur, végétal, vie, pétales, passionnément, l’amour, la couleur, tournesol, pâquerette, coquelicot, rose, tulipe, hortensia, orchidée, rhododendron,palmier, soleil, bonheur, fumette…

Sur certains mots (rose, coquelicot) la salle a réagi (elle a ri) : quand on évoque certaines choses, cela provoque des réactions naturelles. Il faut être vigilent car le message est plus difficile à faire passer si une personne rit sur le stand.On a tous un certain nombre de représentations : les rires peuvent traduire une gène, une peur…

 

– Le sexe féminin : string, poilu, vagin, foufoune, minou, gazon, féminin, forêt vierge, tarte aux poils, moumoute, répugnant, touffe, moule, chatte

Les mots en gras ne sont pas positif…

– Le sexe masculin : bâton, fierté masculine, érection, phallus, organe génital, coucougnette, chibre, biroute, trique, petit caporal, petit doigt qui gonfle, démonte pneu, kiki, popol, petite mort, la bête, cerveau du bas/masculin, le monstre, la chose, la fouine, service 3 pièces, le panier, le gros paquet, boules, serrer la bouche à Paul, chauffage central, bijoux de famille…

Les mots en gras sont des termes assez positifs, qui démontrent la force…

La différence entre le nombre de qualificatifs proposées pour les filles et ceux proposés par les garçons traduit un certain sexisme : les termessont beaucoup plus nombreux et plus positifs chez les homme.

Ce brainstorming démontre que l’on doit faire face à des réactions incontrôlées lorsque l’on fait de la prévention : nos représentations interagissent avec nos interlocuteurs. Il faut apprendre à passer au-delà et éviter de juger. Si vous êtes dans le jugement qui intime un ordre, le message ne passera pas.

 

Deux démarches doivent être entreprises pour faire de la prévention :

Première étape de la prévention : chercher de l’information et de la formation auprès des associations expertes en prévention.

Avant de se lancer dans une démarche de prévention, il faut également s’interroger sur soi et ses comportements : est-ce que je mets des capotes ? Est-ce que je bois ?

Ces deux démarches sont nécessaires : la formation et l’information pour pouvoir répondre aux questions des gens sur le stand, l’introspection pour pouvoir expliquer pourquoi on mène cette activité de prévention.

 

Prévention sécurité routière et contre l’alcoolémie : Comment organiser une prévention dans les soirées étudiantes ?

– Matériel : brochures, affiches, introduction d’activités ludiques (éthylo, lunettes de simulation). Ce matériel est disponible auprès des préfectures, des mutuelles étudiantes, des associations de prévention. Pour être sur de les obtenir, il faut s’y prendre au moins un mois à l’avance.

– Bénévoles : Il vous faudra former un mini-staff. Afin que les bénévoles aient un minimum de bagage, recrutez-les dans des associations de prévention existantes ou demandez à ces dernières de les former.

Afin de former les bénévoles, certaines associations envoient ces derniers dans la rue avec trois éthylotests à faire aux passants en expliquant leur action. Le but est de créer une interaction avec eux : le public que devra gérer les bénévoles est jeune, et il lui faudra parvenir à garder du recul. Le but : apprendre à faire de la prévention tout en faisant de la communication…

– Outil possible : « ze safer quizz », la boite noire

Un stand est un bon moyen de faire de la prévention, mais des soirées à thèmes type « capitaine de soirée » peuvent permettre de sensibiliser plus largement et tout au cour de la soirée.

 

La sensibilisation sur le Sida

Olivier Borel propose un jeu ludique pour aborder la discussion sur le thème du Sida. Celui-ci consiste à demander au public de trier plusieurs substances selon qu’elles peuvent ou non être mises sur un préservaatif : Nutella, confiture, miel, chantilly, vaseline, beurre, miel, vache qui rit, moutarde, crème de marron, lait concentré. Les mots en italique sont des corps gras qui rendent le préservatif poreux donc inutile.

Olivier Borel apporte également quelques éléments d’informations que les associations étudiantes pourront utiliser pour répondre aux questions sur leurs stands. Le Sida se transmet par le sang, le sperme, les sécrétions vaginales, le lait maternel, le liquide séminal. 48 heures après le rapport qui est contaminant, il faut aller aux urgences afin de bénéficier d’un traitement. Plus ce traitement est retardé, moins il sera efficace. Il s’agit d’une trithérapie qui dure quatre semaines avec une efficacité assez importantedans les trois à six premiers mois.

 

Des accroches pour sensibiliser le public

Pour la sensibilisation Sida : il est important de miser sur l’érotisationdu préservatif : montrer que mettre une capote peut ajouter à la relation sexuelle au lieu de la gâcher comme certains le pensent. Il est nécessaire de ne pas avoir de tabous : si vous n’en avez pas dans votre discours, la personne que vous sensibilisez se montrera également plus à l’aise.

Pour la sensibilisation à la sécurité routière : les associatifs présents s’interrogent sur l’opportunité de débuter par une accroche mortifère.

 

Trouver du matériel

 

– La nouvelle campagne de la DSR en partenariat avec la Sécurité routière lancée le 23 novembre permet de se procureur plus facilement des éthylotest. www.securite-routiere.fr

– Le matériel pour une soirée peut coûter cher. La solution : chercher des subventions auprès du « Label Vie » (www.label-vie.net) qui s’élève à près de 800 euros.

– Outre le matériel utilisé directement pour la prévention, bous pouvez prévoir des affiches A3 sur la sécurité routière que vous pourrez disposer sur les pares-brise des voitures à la sortie de boite…

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