Thierry Deronne. Journaliste belge cofondateur de la télévision communautaire  » Tele tambores  » au Venezuela.

 

Comment est née Tele tambores ?
T.D. :
La nouvelle Constitution en 2000 au Venezuela a libéralisé les ondes : l’Etat s’est engagé à prendre ses responsabilités pour équilibrer le secteur hertzien entre médias privés, publics, et associatifs. En deux ans, 110 à 120 médias associatifs se sont créés. Tele tambores, née dans ce contexte, est issue d’une rencontre entre une petite école de cinéma populaire, et un mouvement de santé communautaire géré par des femmes. La  » communauté  » est ici à entendre au sens de quartier populaire, où vit 80% de la population du Venezuela.

 

Comment vous financez-vous ?
T.D. :
Nous bénéficions d’une aide de l’Union Européenne sur trois ans, finançant 80% de notre budget, pour notre projet qui relie trois pays européens : la France, l’Espagne, la Belgique, et trois pays latino-américains : la Colombie, le Venezuela, le Brésil. Les 20% restants sont des moyens humains et matériels apportés par chaque collectif des six pays impliqués. Chaque pays se charge à son échelle de la diffusion des émissions dans son réseau.

 

Vous mettez en place le  » Journal International des quartiers  » : de quoi s’agit-il ?
T.D. :
Le principe est de faire un journal du point de vue d’un quartier de chaque pays participant au projet. Un thème est défini tous les deux mois : nous avons déjà traité les fêtes de quartier, les écoles de quartier, les déplacés… Dans chaque pays, les collectifs tournent des images sur ce thème. Ensuite, l’ensemble des images est monté par un seul collectif, pour permettre à la pluralité des regards de s’exprimer : un Brésilien par exemple pourra monter des images de quartiers français, espagnols, belges, colombiens, vénézuéliens, et, bien sûr, brésiliens.

 

En savoir plus : www.nib-jiq.org

 

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